N. 265. LE TIBRE
Figure colossale demi-couchée. Le dieu du fleuve s'appuie sur son bras droit, qui est posé sur l'urne auprès de laquelle pose la louve de Mars^ avec ses nourrissons, les fondateurs de Rome. L'aviron que le dieu du fleuve a dans sa main 'gauche , est un symbole des rivières navigables. Les basreliefs qui ornent trois côtés de la plinthe sur la quelle cette figure est placée, représentent l'arrivée d'Énée aux bouches du Tibre j la truie avec ses petits, désignée par l'oracle dont parle Virgile; et la navigation de ce fleuve, qui arrosait et approvisionnait la capitale du monde ancien.
Cette statue, qui est un pendant parfait de la statue précédente, et sculptée dans un grand bloc de marbre de la même qualité, a été découverte dans le même endroit, et a subi les mêmes translations (i).
PORTRAIT dhme Jeune fille jouant aux osselets j que les Grecs nommaient astragaloi, les Latins tali. Cet ouvrage qu'on ne se lasse pas d'admirer, à cause de sa grâce et de sa noble simplicité, a dû être en grande réputation chez les anciens, puisqu'il en existe un grand nombre de copies et d'imitations antiques (2).
(i) r, a Museo Pio-Clem., T. I, tav. XXXFIII. — Gli Editori.
(2) F. in questo volume al n, XLIl^ pag. 169. — Gli 1 Editori. '
N. 367. NYMPHE, dite la Venus a la coquulb. Statue.
La conformité de la pose et de l'attitude de cette figure avec celles de la statue qui a été décrite au numéro précédent, ne laisse point de doute q\i'une joueuse d'osselets n'y soit représentée. Cependant le caractère idéal de la tête et les testacées dont est jonché le sol où pose la figure, lui donnent le caractère d'une Nympiie de la mer. Ces accessoires ont fourni l'idée à Tai liste moderne qui a restauré le bras droit de la statue , de lui faire tenir une coquille à la place des osselets.
Sculptée en marbre pentélique. Tirée de la Fìtta Borghese (i).
(i) « La figura ricoperta di un grazioso panneggiamento , che lascia buona parte del corpo ignudo\ si appoggia con la mano sinistra al terreno , e sostiene nella destra una conchiglia , simbolo aggiuntole da moderno ristauratore. Il suolo antico , su cui ella sta assisa , e che tutto e sparso di testacei , dimostra essere in essa rappresentata una Ninfa del mare. L? azione del braccio , come si vede in un simulacro simile già de' Polignac , ora del Re di Prussia , era quella di gettare un astragalo , ossia aliosso; lo che viene indicato ancora dall'aria malincO' nica del sembiante, con la quale resta espressa assai propriamente V azione del gioco. Le Grazie , l' Eroine e le Ninfe si solevano dagli antichi soventemente rappresentare in atto di giocare ai tali , od astragali^ come nota Pausania , e come si può osservare ancora in alcune pitture deWErcolano. » Così ha descritto il Lamberti questa elegante statua, della quale abbiani anche P intaglio in rame nelle Sculture del palazzo della Villa Borghese , st. JV^
424 NOTIZIA
N. 268. VÉNUS ACCROUPIE. Statue.
Au moment de sortir tlu bain , la Déesse de la beauté semble occupée à se parfumer, et attendre qu'on jette sur elle un voile pour Tessuyer. Elle porte au bras gauclie cette espèce de brasselet que les dames romaines appeloient sphinter. Un vase renversé sert de soutien à la figure.
C'est de nos jours et à Salone, sur la route de Rome à Palestrine, que cette statue de marbre pentélique a été découverte. Pie VI, qui l'avait achetée du peintre La Piccola, l'avait placée au Musée du Vatican (i).
N. 269. VÉNUS ACCROUPIE , un arc à la main. Statue.
La ressemblance de cette figure avec celles qui représentent Diane au bain, telle que la surprit Actéon et telle qu'on la voit représentée dans les bas-reliefs d'un beau sarcophage de cette collection j a suggéré k l'artiste qui a restauré cette statue, l'idée de lui donner le caractère de Diane, en plaçant un arc dans sa main gauche. Il est cependant plus probable que cette jolie figure représente Vénus sortant du bain, telle que nous
n» Il y pag. 9, e ne' Monum. scelti Borghesiani , T. I, tav. 32. — Gli Editori.
(i) y. il Museo Pio-Clemeatino , T. I, lav. 10, t in questo volume al n. XIX , ;;. 72. — Gli Editori.
Tavons vue sous le numero précédenl. L'are de Cupidoii peut bien convenir à sa mère.
Tirée de la f^illa Borghese (i).
Grand VASE ou cratère de marbre pentélique, dont le fond est orné extérieurement de cannelures 5 les lèvres sont bordées d'une couronne de lierre , et le corps est entouré d'un bas-relief de dix figures. Le sujet de ce bas-relief est une bacchanale où l'on remarque la figure noble du Dieu des vendanges , celle de Silèue dans l'ivresse , et celles des Bacchantes et des Faunes en différentes attitudes , toutes élégantes. Des mascarons siléniques sont sculptés à la racine des anses.
Ce vase servait autrefois à l'ornement des célèbres jardins de Salluste , qui appartenaient aux empereurs romains. Il a été tiré du palais de la Pailla Borghese.
Un tronc de colonne de porphyre , d'un mètre (3 pieds) de diamètre, orné d'une base et d'une cymaise de marbre blanc, sert de piédestal à ce magnifique morceau (2).
(i) NeW opera più volte allegata^ delle Scullure del palazzo della Villa Borghese e questa statua alquanto minore del naturale disegnata ed incisa in rame, st. Il, «.4- — Gli Editori.
(2) Vedesi egregiamente disegnato , inciso ed illustrato «e' Monumenti scelti Borghesiani , T. Il, tav. X e XI. — Gli Editori.
426 NOTIZIA