‹ Opere varie, italiane e francesiChapitre 94 sur 122 · N. 37 1. LA MORT DE ME LÉ AGRE · texte numérisé non relu

N. 37 1. LA MORT DE ME LÉ AGRE

Sarcophage.

Le bas-relief qui orne la face de ce sarcophage ofTre une des plus belles compositions qui nous soient restées de l'antiquité. Le sujet distribué en trois actions , ou , comme on pourrait dire , en trois actes, représente la catastrophe et la mort de Méléagre. Adroite on voit le jeune héros , poussé par une Furie^ combattre contre ses oncles , les Thesdades ^ qui prétendaient s'approprier la hure du terrible sanglier de Calj^don , monstre que Méléagre venait d'abattre: Tun des frères d'Altee est blessé à mort. A l'extrémité opposée on voit cette héroïne, tendre sœur et mère dénaturée, qui pour venger le meurtre de ses frères , jette sur le feu le fatal tison h. la durée duquel les Parques avaient attaché la vie de son fils. La Déesse de la destinée écrit sur le livre des morts le nom de Méléagre, tandis qu'une des Furies allume de sa torche infernale les fureurs de la mère. La scène du milieu représente Méléagre sur son lit de mort, assisté par ses sœurs éplorées ; sa maîtresse, Atalante, en habit de chasseresse, et versant des larmes, est assise au pied du lit, au bas duquel on voit le chien de chasse et les armes de Méléagre. Son père chancelant et sa vieille nourrice s'approchent du mourant avec une tendre émotion.

Ce sarcophage , sculpté en marbre du mont Hymette, et parfaitemeat conservé, est tiré de la Pailla Borghese. Deus sphinx ailés ornent les deux côtés (i).

(1) zanche q uc s t^ insigne e conservali ss imo basso-rilievo

N. 273. LYGURGUE. Hermes.

Des médailles des Lacédémoniens , sur lesquelles la tête de Lycurgue est gravée, font reconnaître dans cet hermès le législateur de Sparte.

Cette antique est due aux conquêtes d'Allemagne en 1807.

N. 273. THUCYDIDE. Hermès.

Une certaine ressemblance de la tête de cet hermès avec le portrait certain de Thucydide, publié dans ï Iconographie Grecque, et cet air pensif qui le caractérise , le font regarder comme un autre portrait de cet historien célèbre.

N. 274. SOCRATE. Hermès.

Le portrait de Socrate est facile h reconnaître dans cet hermès , qui cependant n'égale pas , par la beauté de l'art, un autre portrait du même philosophe, marqué du N. 241.

JV. 275. EURU^IDE. Hermès.

Cette tête a quelque ressemblance avec le beau portrait d'Euripide, qui est dans cette même salle, marqué du N. 243.

è disegnato , inciso e illustrato ne' MoDum. scelti Borghe* siani, r. //, tav, 4. — Gli Editori.

428 KOTIZIA

N. 276. ACHILLE. Hermès.

La statue d'Achille qu'on peut voir dans cette collection j et qu'on a attribuée à ce héros, sur des conjectures probables , le fait reconnaître dans cet hernies (i).

K. 277. HERCULE , dit Xenophon. Hermès.

Le fils d'Alcmène est couronné d'ohvier comme vainqueur aux jeux olympiques. Les larges bandelettes qui descendent de cette couronne étaient un ornement propre de ces vainqueurs. Malgré le grand caractère d'un beau idéal qui distingue cette t(Jte , Winckelmann avait cru y voir un portrait de Xénophon , athénien , historien et guerrier.

Cet hei'raès est tiré de la Filla Alhani (2).

(i) Son casque, dice il conte de Clarac , est orne de griffons, et sur la partie du devant, la Stéphane, i! y a deux loups : Lycophron appelle Achille le loup fauve. Quanto alla statua (/tuvi allegala di confronto vcdremla ««^//'Appendice. — Gli Editori. ©

(3) Il Morctlli indicando quest'erma gli appose bensì il nome di Senofonte ^ ma dopo aggiugne che può esser anche un Ercole vecchio avendo la corona d' ulivo colle tenie lunghe che cadongli dalle spalle ( Indie, antiq. p. ri). Il TPmckelniann sostenne ch'era il guerriero ateniese ne' Monum. inediti ( n. 171 , p. 227 ) , ma le sue congetture furono dal Visconti trovate così deboli che affermò potrebbe ommetterne di parlarne per non far onta alla sagacità di COSI chiaro archeologo. Ognun vede , die' egli , che quesi^ erma rappresenta un-* immagine d'Ercole. P". Les Mon. aniiq. du Musée par Piroli , T, 11^ pi. 33 , e la Iconogr. greca, T. I ^ p. 202 , ediz. di Milano. — Gli Editori.

N. 278. EPICURE. Hermès.

Cette belle tête du philosophe Epicuro a été tirée Je la Filla Borghese (i).

N. 279. ZENON LE STOÏCIEN. Hermès.

Cette tête est un portrait de Ze'non de Chypre, fondateur de la secte des philosophes stoïciens. • Tiré de la F^illa Borghese.

N. 280. PITTACUS. Hermès.

Une médaille unique qui existe au cabinet de la Bibliothèque impériale , fait reconnaître dans cet hermès Pittacus de Mytilène , un des sept sages de la Grèce, et qui gouverna sa patrie dans les troubles d'une guerre civile.

Tiré de la F'illa Borghese (2).

N. 281. ALCÉE. Hermès.

Ce poëte de Mytilène était le rival de Pittacus, dans les troubles de sa patrie. Cette tête a beaucoup de ressemblance au portrait d'Alcée, qui est gravé sur la même médaille dont on a fait mention au numéro précédent.

Tiré de la Filla Borghese.

(i) V. i Monumenti scelti Borghesiani, T. II, ta\>. 18.

— Gli Editori.

(a) V. i Monumenti scelti Borghesiani, T. Iljtav. ig.

— Gli Editori.

43o NOTIZIA

N. 282. DIOGENE. Hermès.

La ressemblance qu'on découvre entre ce portrait et celui de Diogene, constaté dans l'ouvrage de V Iconographie grecque, autorise h reconnaître dans cet hernies le Cynique de Sinope.

N. 283. BACCHUS poGON ou barbw.

Hermès.

Cette tête de Bacchus Pogon, ou Bassarée, est remarquable par son beau caractère idéal et par l'ornement de la coiffure, connu par les Grecs sous le nom de Stlengide.

N. 284. Autre BACCHUS barbu. Hermès.

Cette tête, d'un style de sculpture plus ancien, diffère aussi de la précédente par la disposition de la coiffure.

AUTEL TRUNGULAIRE qui a pu aussi être employé comme base d'un candélabre. Il est remarquable par ses ornements et par les bas-reliefs qui en décorent les trois faces. L'un représente le Dieu Pan avec ses chalumeaux 5 des Faunes sont sculptés sur les deux autres.

Tiré de la Pailla Borghese.

AUTEL TRIANGULAIRE presque semblable h

celui du numéro précédent. Les bas-reliefs représentent des Bacchantes lacédémoniennes en action de danse: deux ont leurs tuniques relevées au-dessus du genou^ Toutes les trois sont couronnées de feuilles de palmiers.

Tiré de la Filla Borghese,

N. 287. DÉMÉTRIUS POLIORCÈTE, Tête.

Cette tête, d'un grand caractère, a paru présenter quelque ressemblance aux portraits de l'empereur Othon , successeur de Galba , mais elle représente plus probablement Démétrius Poliorcète. On distingue sur la chevelure la trace du diadème royal qu'on y avait rapporté en bronze.

Cette tête, venue de la Grèce, appartenait à M. Pajou, statuaire.

N. 288. LUCILLA. Tête.

Ce portrait de Lucilla, fille de Marc-Aurèle et de Faustine la jeune, épouse en premières noces de l'empereur Lucius Vérus, a été trouvé dans les fouilles de Gabies, et tiré de la filila Borghese (i).

N. 289. PLAUTILLÂ. Tête.

Les mêmes fouilles ont rendu au jour ce portrait de l'impératrice Plautilla, fille de Plautius,

(i) Vedi i Monumenti Gabini , p. 85, tav> a6. — Gli Editori.

432 NOTIZIA

préfet du prétoire, et femme d'Antonin Garacalla (i).

N. 290. LÈPIDE, triumvir. JP

Cette tête, d'une conservation parfaite, paraît être un portrait de Lèpide , l'un des triumvirs de la république romaine, et grand pontife.

Ce monumeut provient des couquêtes d'Allemagne , en 1807.

N. 291. CORBULON. Tête.

Cette tête de Domitius Corbulon , général romain sous Claude et sous Néron, célèbre par ses exploits et par son caractère, a été découverte à Gabies, dans une cbapelle consacrée aux ancêtres de sa fille, l'impératrice Domitia.

Tirée de la Filla Borghese.

N. 292. CORBULON. Tête.

La ressemblance de cette tête avec celle qu'on a indiquée sous le numéro précédent, l'a fait reconnaître pour un autre portrait de Corbulon.

Trouvée à Gabies. Tirée de la Filla Borghese (2).

(i) Vedtsi questa pure ne' Monumenti Gabini ^ p. &i , tav. 11. — Gli Editori.

(2) y. i Monum. Gabini, p. 36 e 4©, tav- Fie FUI, il Museo Pio-Cleraentino , T. FI, tav. 61 e ^'Iconografia romana, cap. 111., S 2, tav. IX , n. i e 2, edizione di Milano. — Gli Editori.

N. 295. MARCUS AGRIPPA. Téle.

C'est encore aux fouilles de Gabies qu'on doit ce portrait admirable de Marcus Agrippa, gendre d'Auguste , et homme de guerre très-distingué , célèbre surtout par sa victoire navale d'Actium, par la protection qu'il accorda aux arts, et par les superbes monuments qu'il fit élever à Rome.

Tirée de la F^illa Borghese (i).

N. 294. PERSEE, dernier roi de Macédoine.

Cette tête, d'un très-beau travail, a beaucoup de ressemblance avec le portrait de Persée, dernier roi de Macédoine , tel que nous le présentent ses médaillons.

Tirée de la F^illa Borghese {2).

JV. 295. LION de basalte.

Ce lion sculpté dans cette pierre égyptienne très-dure, tantôt couleur de fer et tantôt verdâtre, que les anciens connaissaient sous le nom de

(i) V. i Monumeuli Gabini , p. 3i, tav. 1 e II y e la Iconografia romana, e. Ili, % i , ta\'. Vili , n. i e 2, cdiz. di Milano. — Gli Editori.

(2) Nelle Sculture della Villa Borghese, Par. II, p. 68, questo busto è descritto come di rara integrità e di egregio lavoro. Belle sono oltremodo le sembianze del viso^ e grande e V artificio nella barba, e nel crine sciolto e ricciuto , che si attribuisce a Perseo ultimo re di Macedonia. — Gli Editori.

Visc. Op. var. T. IV, 28

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basalte , est dans la même attitude que le célèbre lion antique de INIédicis. Il a une boule de jaune antique sous l'une des pattes.

Tiré de la Villa Albani.

LA LOUVE DE MARS, qui allaite les deux jumeaux Romulus et Réraus , fondateurs de Rome.

L'animal est exécuté dans un bloc de rouge antique. Les enfants sont de marbre blanc statuaire.

Ce morceau, ouvrage du seizième siècle, est tiré de la Filla Borghese.

URNE DE PORPHYRE, de forme ovale, qui a servi de labrum ou de baignoire dans les thermes des anciens romains.

Quatre crocodiles de bronze, de travail moderne , supportent Turne et posent sur un grand soubassement de la même pierre.

Ce morceau est tiré de la Villa Borghese.

GRAND TRÉPIED orné de feuilles de vigne, de têtes de lions et de monstres marins. Il était destiné pour servir de fontaine. La coupe d'oii l'eau jaillissoit, est soutenue sur un balustre cannelé en spirale.

Trouvé a h. Villa Adriana, près de Tivoli. Tiré du Musée du Capitole.

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