DU SUJET
Quelle est son importance, son rôlevéritable.— Sincérité et absence de calcul qui doivent présider au choix d'un sujet; ce qui résulte de l'indifférence absolue pour les sujets.— Comment et pourquoi un paysagiste choisit, et ce qu'il faut entendre parles hasards heureux.— Comment les plus indifférents à l'idée directrice sont, dans la pratique infidèles à leur programme par un certain côté.— De la hiérarchie dans les œuvres et dans les genres. — Téniers et Raphaël. — Les peintres de nature morte.
Un mot de ce qu'on appelle le sujet. Disons de suite qu'un sujet quel qu'il soit comme l'indique expressément le mot lui-même, n'existe que pour celui qui le conçoit. Ce que le choix le plus heureux d un sujet, peut apporter d'éle'ments propres à la poésie, ne donnera aucun aide ne sera d'aucun bénéfice à celui qui le traite, s'il n'est digne et capable de le traiter. Aussi, contrairement à l'idée qu'on s'en fait communément, le sujet n'a pas beaucoup plus d'importance pour le peintre que les paroles pour le compositeur. Ce n'est nullement en effet un commen-
taire, une explication technique, historique, religieuse, anecdotique, que l'artiste à la mission de nous donner sur un sujet voulu; lors même qu'il appartient nettement à une de ces catégories déterminées, ce n'est là qu'une très petite partie de sa tâche. Au point de vue d'une explication technique, quelques lignes de prose surpassent en exactitude, en clarté toutes les œuvres d'art possibles. C'est bien le cas de rappeler cette fîère appréciation de Schelling(( L'art est indépendant et n'a aucune fin étrangère, il repousse toute alliance avec ce qui n'est que le plaisir ou ce qui n'est que l'utile, il lui répugne de s'allier avec ce qui n'est que la morale. » Son but avant tout, au dessus de tout, n'est donc point de nous endoctriner, mais de manifester le beau, qui, dans sa plus haute, dans sa plus réelle acception, ne peut jamais être contraire à la morale. Le sujet n'est qu'un point de départ pour arriver à ce résultat, et ce point de départ n'implique rien d'absolu ni de probant pour le succès du voyage. Celui-ci se dirige à travers des régions aussi diverses, aussi différemment orientées que la nature des esprits aventureux qui l'entreprennent. Ces esprits peuvent même aller d'un côté tout opposé à celui de leur programme écrit, de leur feuille de route. Quel rapport y a-t-il, pour prendre un exemple moderne, entre l'épisode de Chactas et Atala, épisode romantique s'il en fut, et le tableau du classique le plus vieillot de Girodet. Son Chactas est un Romain de David avec des cheveux plus longs, son Atala une Sabine quelconque: ni l'un ni l'autre de ces personnages en y ajoutant le lamentable père Aubry, n'ont aucun rapport avec les noms qu'ils portent, et ne rappellent absolument rien de Chateaubriand, ni défauts ni qualités. Bélisaire, Hélène et Paris, loin de rappeler les personnages dont David a emprunté le nom, sont sans aucun
rapport avec ces personnages de l'antiquité, ils en sont la négation la plus complète. Les sujets les plus poétiques peuvent donner lieu à des banalités pédantes, a des platitudes, tout en restant très reconnaissables au point de vue du texte, du libretto^ pendant que d'un sujet insignifiant, en apparence, sortira une œuvre d'une grande valeur et d'une grande portée. Les données historiques, patriotiquesy religieuses, ont été et demeurent l'occasion, le point de départ des plus grands chefs-d'œuvre, car elles ouvrent un champ plus vaste, plus haut et plus libre ; mais à cette condition absolue qu'elles soient sincèrement trouvées telles par ceux qui osent les exploiter. Il faut bien le dire clairement, en fait d'art, ce qui nous intéresse avant tout dans le sujet traité, c'est la façon dont se trouve engagée l'âme de celui qui le traite. Au lieu d'obéir à un entraînement, une conviction, une passion, a-t-il délibéré et s'est-il décidé sous la pression de motifs d'un autre ordre, a-t-il fait uniquement un mariage de raison, ce n'est plus à un artiste de race que nous avons affaire, mais à un entrepreneur de succès (i). Si, à un moment qu'il croit opportun pour ses fins, n'ayant ni foi, ni patriotisme, ni poésie dans le cœur, il a choisi habilement le sujet qui en comporterait le plus, il n'y a point de sujet pour lui, il n'a pas et il n'y a pas de m.otif; celui qu'il a, du moins, ne peut mettre en mouvement rien de viable. Oui, on ne le dira et ne le saura jamais assez, le sujet le mieux choisi pour transporter, convaincre, enthousiasmer, n'obtiendra ce résultat suprême de l'art, qu'au degré, au titre
(i) Cette interjection comique, seras-tu Dieu, table ou cuvette ? n'est au fond qu'une mauvaise plaisanterie. Outre qu'un sculpteur ne peut improviser ce qu'il veut avec le premier bloc de marbre venu, car il a dû le choisir d'avance pour les besoins très impérieux d'un sujet parfaitement fixé, en fait d'art les choses ne se passent jamais ainsi, rarement en fait d'autre chose ayant une portée réelle quelconque.
même ou celui qui le traite aura été convaincu, transportéj enthousiasmé le premier pour son propre com.pte, et pas du tout en raison des efforts qu'il fait pour paraître ainsi, pour se mettre au lieu et place de celui qu'il n'est pas et qu'il devrait être. Sans cela, sans cette émotion de intimo pectore^cçXxiï qui sait le mieux sa langue grammaticale, aura beau en remplir les injonctions les plus savantes, son malheureux sujet torturé en tous sens, refuse de prendre corps, d'arriver à la vie, il n'a pas de motif. Invention et sujet, c'est tout un. Intransmissible comme les idées, il faut que le sujet soit inventé une seconde, une troisième, une millième fois s'il y a mille individus qui le traitent. Quand il est entré chez l'un d'eux avec ce caractère de convention, de banalité du domaine commun, nulle habileté ne le métamorphosera. D'une âme banale, d'un cœur froid, il sortira banal et froid comme il est entré. C'est l'écueil inévitable des quêteurs de sujets qui, n'étant pas plus attirés d'un côté que de l'autre, sont impuissants à choisir ; ce sont eux qui forment cette majorité encombrante, base ordinaire des Sociétés de médiocrité et d'encouragements mutuels. Leurs œuvres si habiles qu'elles puissent paraître par certains côtés n'ajouteront pas une page, pas une ligne à l'histoire de l'art.
Maintenant il faut bien le dire, cette neutralité absolue, cette absence d'attraction plutôt d'un côté que de l'autre, ce désintéressement complet vis-à-vis de toute idée et de tout sujet, sont plus rares^ qu'on ne pense et n'existent jamais d'une manière complète, même chez ceux qui aiment à s'en vanter le plus. Dès l'instant qu'ils ont un talent quelconque, ils ont leur préférence, et l'ensemble de leurs œuvres la montre clairement. Un paysagiste luimême, s'il est vraiment de race, bien que le plus désin-
téressé semble-t-il sur le choix et la signification des sujets, se passionne pour le motif qu'il a vu et choisi. Pourquoi l'a-t-il vu ? Tout autre eût passé à côté et n'eût rien remarqué, lui a vu. Son invention est là, ïnpenit^ il a trouvé là où d'autres ne trouvaient pas, il se passionne pour son motif, le soutient comme beau, admirable, et il a raison puisqu'il le voit, le croit ainsi, et va nous en donner la preuve. En écrivant le paysagiste lui-même, loin de moi l'intention de rabaisser un genre qui prime, il est vrai, outre mesure aujourd'hui. Mais là même où tant d'esprits peu primesautiers et peu Imaginatifs se précipitent parce qu'il semble que la table est toute servie et qu'il n'y a qu'à s'asseoir, il n'en va pas ainsi (i). Le vrai paysage, je ne dis pas le paysage, procès-verbal, d'un Monsieur qui cherche des points de vue^ selon l'expression habituelle des profanes ; le vrai paysage est dans l'imagination de celui qui croit le copier aussi bien que devant ses yeux. On a souvent agité la question suivante : un artiste reçoit-il un sujet, un motif, pour mieux dire, des objets extérieurs, ou bien contenait-il en lui virtuellement ce même motif, qu'un contact soudain avec la nature lui a révélé ? discussion oiseuse, car au fond ces deux points de départ reviennent au même. Ce n'est certainement pas la chute d'une pomme qui a révélé à Newton les lois de la pesanteur et de la gravitation, tout le monde avait vu tomber des pommes, et personne n'avait rien trouvé. Rien de plus faux que cette vieille théorie des heureux hasards, bien faite pour diminuer la gloire des inventeurs et pour donner satisfaction à cet instinct bas et secret de jalousie que sent au fond d'ellemême la masse énorme de ceux qui ne trouvent rien et
(i) Les paysagistes le disent souvent, s'asseoir est le plus difficile.
qui, grâce à la théorie des heureux hasards qu'ils n'ont pas eus, se consolent de ceux qu'ils auraient pu avoir, et de toutes les belles inventions qu'ils n'ont pas faites.
J'ai parlé de ceux qui se vantent de leur impersonnalité absolue vis-à-vis de tout sujet, et j'ai affirmé que dès l'instant qu'ils ont quelque talent, ils ont beau afficher leur manque d'imagination et même de poésie, il leur en reste encore plus qu'ils n'en méritent. Par le seul fait de crier sur les toits qu'ils ont horreur de toute théorie autre que celle de copier un modèle tel qu'il est, là, devant leurs yeux sans idée, sans choix préconçus, les voilà déjà illogiques car ils ont un idéal quelconque au moins par voie d'exclusion, puisqu'ils ont celui de n'en point avoir. Ce n'est pas une plaisanterie, leur répulsion ou leur prédilection trahissent un choix, une visée quelconque. Ils ont beau nier leur âme et la vouloir river au réel, elle agit malgré eux et à leur insu, comme ces organes profonds auxquels le concours de notre volonté est inutile. Entre ces âmes opprimées, annihilées, et certains sujets grossiers, peu avouables même, il y a pour le moins affinité élective, pour me servir de l'expression la moins compromettante pour leur esthétique, ou pour ce qui leur en tient lieu. Il ne leur est pas possible, toute racornie que soit leur liberté, tout aplatie que soit leur volonté, de se réduire à l'état de chambre noire, d'objectif photographique, de réflecteur sans atome de responsabilité, car il n'y aurait plus ombre de talent, et je ne m'occupe que de ceux qui en ont : pour les autres peu importent leurs théories, elles ne comptent pas.
Ayons la curiosité de voir à l'œuvre un de ces théoriciens de la non-responsabilité devant un modèle vivant. 11 n'a aucune composition en vue aucune idée, c'est convenu. Le voilà cependant qui fait changer ce
modèle de place, qui Téclaire d'une façon plutôt que d'une autre, qui essaie diverses poses, en un mot qui cherche. Que cherche-t-il ? il a tort vis-à-vis de son principe, il ne faut rien chercher du tout, et rendre la première pose et le premier effet qui se présentent, comme ils se présentent. Voilà pour le peintre de figure; il en peut être ainsi pour le statuaire. Suivons le paysagiste, un de ces très humbles serviteurs de la nature en tout et partout, quels que soient l'aspect, l'heure et l'accident. Ce très humble serviteur, qui ne sait pas qu'on le regarde, ne laisse pas de faire des actes d'indépendance; à mesure qu'il marche il se tourne à droite, à gauche, il s'arrête un instant, se place un peu plus en avant, en arrière. L'infidèle il délibère ! enfin il s'arrête à une certaine place qui a motivé sa préférence. Le motif n'est pas bien haut, ni bien marqué, il est pourtant, et ce qu'il est donnera la mesure de l'œuvre; ainsi de tous. Le peintre de nature morte arrange son bouquet d'une certaine façon, et dans ce champ restreint mais charmant, affirme son choix et ses préférences ; le faiseur d'objets absolument inertes, se passionne à sa manière pour faire luire la nacre de ses coquillages, les écailles de son poisson ou le brillant du chaudron qui ont capté sa tendresse. Il les arrange dans un certain ordre et dans un certain jour. On le voit, ni les uns ni les autres ne se désintéressent de leur motif ou sujet, tout rudimentaire qu'il puisse être, et ils le gouvernent dans la mesure que comporte leur esprit, ne nous dissimulons pas que, pour exceller dans ces genres divers, il faut beaucoup savoir, et connaître de la nature bien des ressources et des secrets, qu'ignorent trop souvent ceux qui ont des visées plus hautes, lesquelles ne dispensent nullement de connaître ces mêmes ressources, ces mêmes secrets, et d'en user. En un mot, il faut savoir
copier la nature, et lorsqu'il semble le plus qu'il n'y a qu'à copier, la tâche est encore difficile, car la nature est un Protée, qui change sans cesse comme tout ce qui a vie, et les objets dits de nature morte participent encore en quelque chose aux changements que donne la vie parles modifications de la lumière, sans cesse en mouvement.
Ceci nous amène tout naturellement à parler des genres divers et de la hiérarchie qui classe les œuvres. Cette question est délicate et soulève les plus âpres contestations. En voici les arguments aux deux pôles opposés. D'abord, l'idée de hiérarchie est antipathique en toute chose aux esprits dénués de sens philosophique, de vues élevées, sinon d'intelligence. Voici leur raisonnement : dès l'instant qu'une œuvre a une valeur réelle, elle est une œuvre individuelle, originale, et, par conséquent, ne peut être faite que par celui qui l'a faite. De quel droit placerait-on à un rang inférieur celui dont la valeur propre ne saurait être égalée par un autre puisque étant autre il ne pourrait remplacer d'une manière identique telle tournure d'esprit, de facture et de style qui est la sienne. Ainsi donc, pour la même raison, pourquoi Téniers serait-il inférieur à Raphaël ? D'aucuns le prisent davantage. Nous vous concédons, diraient-ils, que Téniers n'aurait pu faire des Raphaëls-, mais Raphaël aurait-il pu faire des Téniers ? non; donc, ils sont au moins égaux. Cela est incontestable en se plaçant au point de vue qui rejette toute réalité objective de l'idéal ou même tout idéal. Idée de Dieu, de sainteté, de pureté, d'héroïsme, de sacrifice, tout cela est inventé par le cerveau humain au même titre que l'affirmation contraire, et la négation en pareil cas a la même valeur que l'affirmation. Le type d'un bravo, d'un soudard, d'un ivrogne, d'un bon bourgeois flamand, vivement
rendu, n'exige-t-il pas les mêmes qualités artistiques que pour rendre les héros, le Christ, la Vierge et les saints ? Ne reculant pas devant les conséquences logiques de leur point de vue, ils en étendent le bénéfice jusqu'aux copistes de nature morte : l'idéal d'un choufleur ou d'un melon étant tout aussi peu facile à peindre que celui d'un saint ou d'une madone. N'est-ce pas ce qui se dit chaque jour, s'écrit, s'enseigne^ et se traduit dans les faits de toute nature de l'histoire de l'art? Il va sans dire que nous ne mettons en regard que des œuvres d'un mérite très réel, abstraction faite de leur genre et de leur portée. Tout le premier, je préférerais un buveur de bierre de Téniers ou de Van Ostade à une infinité de tableaux soi-disant religieux ou historiques, qui n'ont aucune valeur par aucun côté, et à qui leur prétentieuse visée de s'attaquer aux sujets les plus hauts et les plus difficiles ne peut donner d'autre mérite que celui du courage et de la bonne volonté. Or, ce mérite, quand il n'aboutit pas à un résultat esthétiquement bon, reste non avenu. Pour apprécier ce qu'il y a de monstrueusement faux dans l'erreur dont nous avons donné la thèse sans l'affaiblir, il suffit de la transporter à un autre ordre d'idées. Un soldat, par exemple, un officier inférieur, en leur supposant toutes les qualités que comporte leur grade hiérarchique, seront-ils les égaux du général, si celui-ci a également les qualités que comporte son grade ? Est-il aussi difficile de commander à quatre hommes qu'à vingt mille? Le maçon sera-t-il l'égal de l'architecte, l'exécutant instrumentiste du compositeur, le compositeur de caractères typographiques de l'écrivain, parce que l'architecte n'aura pas la force d'assembler les moellons, le musicien-compositeur celle de remplacer les exécutants de l'orchestre, et parce que le plus grand des
écrivains ou des poètes ne pourrait imprimer lui-même ses œuvres ? Eh bien ! la méconnaissance de toute hiérarchie dans les divers genres, dans les tendances, dans le moyen et dans le but, toutes choses étant égales, d'ailleurs, au point de vue du talent, est une erreur des plus graves. C'est une maladie de notre époque, et les désastres qu'elle amène ne sont pas limités au monde des arts. S'ils ne le franchissaient pas, ils n'intéresseraient personne, et les plus convaincus de la nécessité du dogme de la hiérarchie dans le monde social, parce que cela les touche, n'ont, la plupart du temps, ni assez de portée d'esprit, ni assez d'amour du beau, pour que les mêmes causes et les mêmes effets transportés dans ce monde des artistes et des poètes qui leur est étranger, puissent leur inspirer le moindre intérêt et leur causer le moindre souci. Ils sont très semblables en cela au paysan qui, tant qu'on ne touche ni à son champ, ni à ses bêtes, ni à sa personne, voit sans s'émouvoir commettre autour de lui les plus criantes iniquités. On se rappelle involontairement le mot si comique et si vrai de Monnier qui, après la révolution de Juillet, prédisait que bientôt un délicieux marchand de peaux de lapins serait l'égal d'un pair de France. Il ne croyait pas dire si juste : les pairs ne sont plus, et les marchands de peaux de lapins, plus nombreux que jamais, font la loi à tout le monde. Grâce à des causes analogues et au milieu ambiant, il se peut donc qu'un peintre de fleurs, de légumes, de nature morte, en arrangeant qui son bouquet, qui ses carottes ou ses choux, qui sa viande saignante, sa batterie de cuisine, sa poire ou son fromage, estime de bonne foi que ce genre de conception et d'exécution est égal à celui d'où sont sortis la Sixtine et les Stances du Vatican. On ne peut nier, en effet, qu'il fasse usage de
facultés de même nature que celles de Michel Ange et de Raphaël; seulement, là où ces derniers sont assez riches pour donner des millions, les premiers donnent des centimes et affectent un grand mépris des richesses... intellectuelles, s'entend. A mesure que l'idée baisse, que la nature du sujet se vulgarise, que le motif est plus insignifiant, l'exécution prend de l'importance , non pas qu'elle devienne meilleure ou plus difficile par cela même (i), mais simplement parce qu'en Tabsence du reste, elle se substitue à tout le reste et absorbe tout l'intérêt. Un simple trait d'une belle figure dit beaucoup. Qu'est-ce que peut dire le trait d'un chaudron ou d'un coquillage ? Il ne dit ce quelque chose qu'il peut dire que par l'exécution. C'est de cette partie de l'art que nous allons nous occuper.
(i) L'habileté réelle, mais très visible, qui simule la contexture des corps les plus divers et les plus tenus est loin, quoique plus cachée, d'être distancée par celle qui est indispensable pour exécuter les parties les plus larges des figures.