I. En français, dans l'original
se copient les uns les autres, avec une uniformité fatigante. Mais la Critique va toujours de l'avant, et le critique se développe sans cesse.
Et, d'ailleurs, le critique n'est pas réellement limité à la forme d'expression subjective. La méthode du drame est sienne, aussi bien que la méthode de l'épopée. Il peut employer le dialogue, comme celui qui fit converser Milton et Marvel sur la nature de la comédie et de la tragédie, et discourir Sidney et lord Brooke sur les lettres, à l'ombre des chênes de Penshurst ; il peut adopter le récit, comme aime à le faire M. Pater, dont les Portraits imaginaires, — n'est pas là le titre du livre ? — nous offrent, sous le déguisement fantasque de la fiction, de subtils et exquis morceaux de critique, l'un sur le peintre Watteaiï, un autre sur la philosophie de Spinoza, un troisième sur les éléments païens de la première Renaissance, et le dernier, et le plus suggestif sous quelques rapports, sur l'origine de cet Aitfklàrung *, cette lumière qui se leva sur l'Allemagne au siècle dernier et à laquelle notre propre culture doit une si large dette. Certainement, le dialogue, cette merveilleuse forme littéraire que tous les critiques créateurs du monde ont toujours employée, de