LOIS DE LA RÉFLEXION
Un rayon AB rencontre un miroir, c'est-à-dire une substance
quelconque travailla, 1 l® e de manière que
sa surface ne présente aucune aspérité sensible et se confonde pratiquement avec une surface géométrique continue
' Milieu Z
Au point B d'incidence, menons le plan tangent et la normale à ce plan (normale à la surface). Le plan d'incidence est par définition le plan ABN formé par le rayon et la normale. Hypothèse. — Le rayon réfléchi BC est dans le plan d'incidence; les angles d'incidence ABN et de réflexion NBC sont égaux.
Nous posons que les courbures de la surface n'interviennent pas; qu'elle soit courbe ou plane, le rayon réfléchi BC conjugué du rayon incident AB est le même, pourvu que le plan tangent de l'intersurface au point B d'incidence reste le même.
Il ne saurait être question de démontrer une loi inexistante prise au pied de la lettre x mais on peut se rendre compte des phénomènes au moyen de l'appareil suivant (fig. 6). Sur le pourtour d'une planche formant un demi-cercle horizontal, on cloue deux règles de bois
Fig. 6.
mince, divisées en millimètres AP, BQ, telles qu'on les trouve chez les* papetiers. Elles forment un cylindre vertical dont la surface intérieure est divisée : elles laissent entre elles une fente mince verticale A.
En M est un miroir plan monté sur un axe vertical qui coïncide avec Taxe du cylindre ; une tige ON est fixée au miroir et détermine son azimut.
On éclaire la fente A avec un arc placé assez loin derrière un écran E; par suite de la réflexion, une mince bande verticale de Tune des règles est éclairée.
On déplace l'extrémité N de la tige ON d'un arc quelconque : on vérifie que la bande éclairée se déplace d'un arc double. ,
La figure suppose que la tige ON est dirigée suivant la normale au miroir. On réalise facilement cette condition : on amène N audessous de A; on fixe le miroir sur la tige ON de manière que le rayon réfléchi coïncide avec le rayon incident.
Les angles sont ici mesurés par les arcs.