‹ Optique géométrique élémentaire: focométrie, optométrieChapitre 147 sur 199 · Achromatisme chimique · texte numérisé non relu

Achromatisme chimique

i°. — Foyer chimique.

Les plaques photographiques étant particulièrement sensibles dans l'indigo, le minimum de la courbe 192 doit correspondre pour les objectifs photographiques à la radiation X=450;j.jjl.

On Remploie souvent pour la photographie des objectifs achromatisés pour les rayons visibles. C'est le plus souvent sans inconvénient; |les plaques ordinaires ont un champ d'action restreint : conséquemment la lumière blanche se trouve automatiquement sélectionnée, pratiquement réduite à un faisceau sensiblement monochromatique.

Mais, par des tâtonnements systématiques, il faut déterminer la position du foyer chimique d'un appareil (tel qu'une lunette astronomique) achromatisé pour les rayons visibles et qu'on veut utiliser pour la photographie. Pour faciliter le réglage, rappelons que le foyer correct des rayons indigo d'un objectif achromatisé pour les rayons visibles, est ordinairement un peu plus éloigné des lentilles que le foyer correct des radiations moyennes du spectre; disposition inverse de celle qui correspond à une lentille unique et dont la figure 192 montre la raison d'être.

2°. — La méthode de Cornu consiste à écarter l'un de l'autre les verres de l'objectif supposé achromatique pour les rayons visibles; la distance d reste toujours petite.

Nous venons de trouver pour distance q du foyer du système à la seconde lentille :

q-fjf-d-fj f\\ fj-

Conservant aux lettres k i et k % leur sens ci-dessus défini, posons :

A la vérité K, contient l'indice, mais dans le terme correctif petit d : / n nous pouvons remplacer / â par sa valeur moyenne. On a donc en définitive :

i=K-l)K, + (/i,-l)Av

C'est la formule du § 157, où k t est remplacé par une quantité K, plus grande et telle que K â — k t soit proportionnelle à la distance des verres.

Écarter les verres revient donc à faire tourner la droite OS représentative des courbures dans le sens de la flèche F (fig. 191).

Le* système, achromatisé pour des rayons visibles, lé devient pour, des radiations plus proches de l'extrémité violette.

Cette méthode me paraît peu recommandable.

Après écartement, la distance focale est :

ff* /y. (* , à \- f (i , d \

f l +f-d-f l +r % \' t r l +rJ~ r \ + f i +fJ'

Elle est diminuée puisque /j + f t est négatif. Faisons, par exemple, f t — — 3/j : 2.

La distance focale était : f=3f r Sa variation relative est d : (f\ + fj — — 2d : f t . Éloignons les lentilles de 1,5 p. 100 de la distance focale initiale f {ce que l'expérience montre nécessaire), nous aurons :

rf=0 l 015./ , =0,045/ 4 , — 2d:f t = — 0,9./;.

La diminution de la distance focale est de 9 p. 100 de sa valeur initiale, ce qui ne laisse pas d'être fort incommode, le tube de la lunette ne pouvant plus servir.

Quand on ne possède pas d'objectif apochromatique, il semble plus rationnel d'étudier les plaques qu'on veut utiliser et de chercher la position du foyer chimique, en ajoutant au besoin un écran coloré qui supprime les radiations éloignées de celles pour lesquelles la couche est particulièrement sensible. La méthode de Cornu est de ces méthodes trop ingénieuses autour desquelles on s'exclame d'admiration sotte, mais que personne n'utilise.

Page 1