Œil réduit
1°. — D'une manière générale (§ 115), un système optique dont les distances focales sont inégales (milieux extrêmes différents) ne peiit pas être remplacé par un dioptre unique, à moins que ses plans principaux, par conséquent ses points nodaux, ne soient confondus. Dans ce cas, le dioptre équivalent est tangent au plan principal double, son centre de courbure coïncide avec le point nodal double, qui devient centre optique. On détermine l'indice par la condition que les foyers du système et du dioptre équivalent coïncident.
Cette équivalence subsiste approximativement quand les plans principaux sçnt très voisins sans être confondus.
Cherchons le dioptre équivalent à l'œil.
Nous placerons sa surface à (1,75 + 0,32 : 2) = l mm ,91, en arrière de la face antérieure de la cornée, c'est-à-dire à égale distance des plans principaux. Nous prendrons pour rayon la distance d'un plan principal au point nodal correspondant, soit 5 mm ,47. Enfin nous déterminerons l'indice par la condition que le foyer antérieur soit à une distance :
14,78+ 1,91 = 16 mm ,69,
de la face du dioptre. Les ' ^ t
formules du § 100 donnent .V— f mm a " w - 1,328. . ; ^- ^ ^ ^
Calculons la distance du \ 20
foyer postérieur, il vient :
22 mm ,16; il coïncide par conséquent avec le foyer de l'œil schématique.
2°. — A la suite de Donders, les oculistes prennent pour l'œil
Fig. 201.
réduit des caractéristiques plus simples. Ils mettent la surface du dioptre à 2 mm. en arrière de la cornée; ils prennent 5 mm. pour rayon de courbure et 1,33 pour indice. Les distances focales principales deviennent 15 mm. et 20 mm., ce qui est suffisamment exact pour les calculs approchés qu'ils ont à effectuer.
Au reste, les yeux diffèrent assez les uns des autres pour légitimer ces simplifications.