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Eclairage d'une échelle transparente

Soit à éclairer une échelle transparente E dont l'image doit être

réfléchie par un très petit miroir M : le problème se présente dans l'application de la méthode de Poggendorff.

Si Ton place derHère l'échelle une source S, seuls les points de l'échelle situés entre la source et le miroir sont éclairés. Il faut, ou bien remplacer la source S par une rampe lumineuse étendue dans le sens de l'échelle, ou bien placer derrière l'échelle une substance diffusante (papier à calquer", porcelaine,...), ou enfin, ce qui est préférable, associer les deux solutions.

* Fig. 233.

On peut encore placer derrière l'échelle une lentille de grandes dimensions, mais qui peut être optiquement assez imparfaite. On dispose la source, qui peut être ponctuelle, au foyer conjugué du miroir par rapport à la lentille. Tous les point de l'échelle sont éclairés et d'une manière très sensiblement uniforme.

210. Eclairage d'un objet à travers l'instrument qui sert à l'observer.

i°. — Pour que l'objet paraisse lumineux, il faut que les images, sur cet objet, de la rétine de l'œil de l 'observateur et de la source lumineuse coïncident au moins en partie. L'image de la rétine doit évidemment être nette sur l'objet; il n'est pas nécessaire au contraire que l'image de la source le soit. Quand cette dernière condition est remplie, on dit que l'objet est observé dans la source.

L'objet diffusant par hypothèse, la condition précédente est suffisante. La proposition précédente explique une série de phénomènes vulgaires.

L'objectif d'une chambre photographique paraît noir (fig. 234, en haut) lorsqu'il n'existe qu'une source lumineuse S dans la pièce dans laquelle il se trouve; et qu'il en donne une image nette S', l'image S' de la source se feraiNelle sur du papier blanc. En effet, cette image émet bien de la lumière par diffusion; mais, en vertu du principe du retour des rayons, elle vient précisément passer par la source S qui Ta émise. Pour que l'œil en reçoive une partie, par conséquent pour que l'objectif paraisse éclairé, .il faudrait placer l'œil entre l'objectif et la source; ce qui est impossible sans intercepter la lumière, si l'on n'emploie pas de procédés spéciaux.

Pour voir l'objectif éclairé, il faut que l'image surle papier ne soit pas nette (fig. 234, en bas); autrement dit, que l'écran sur lequel se forme l'image ne soit pas au point. Cet écran joue encore le rôle

PHOTOMETRIE

d'objet lumineux, mais les rayons émis ne viennent plus nécessairement passer par la source.

Naturellement, il est d'autant moins nécessaire fle s'écarter de la mise au point parfaite, que l'œil de l'observateur et la source sont plus près d'être dans la même direction par rapport à l'objectif; autrement dit, quelles rayons incidents sont plus près de raser la tête de l'observateur.

Fig. 234.

2°. — Lueur oculaire.

A la question précédente se rattache le problème de la lueur oculaire. On sait que les chats, les chiens, les tigres,... paraissent avoir des yeux lumineux dans l'obscurité. L'expérience montre que le phénomène ne se produit jamais dans une obscurité complète; il est toujours dû à la réflexion d'une lumière extérieure sur le fond très réfléchissant de l'œil de ces animaux. Il faut, d'après le paragraphe précédent, que les rayons émis par la source lumineuse rasent la tête de l'observateur. La lueur apparaît même dans les yeux d'animaux morts.

La pupille est éclairée si les enveloppes latérales laissent passer la lumière; c'est le cas des albinos, chez qui la pupille est rouge vif.

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