‹ Optique physiologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 112 sur 124 · DISQUES ROTATIFS PAPILLOTANTS · texte numérisé non relu

DISQUES ROTATIFS PAPILLOTANTS

comme moi avec son œil gauche dont la vision était faible. Il décrit comme figures secondaires, qui apparaissent particulièrement lorsqu il dirige les veux fermés vers le soleil, des étoiles à huit branches et des spirales brisées d'un aspect remarquable, qui se développent par déplacement des cariés clairs et obscurs des images primaires; elles sont, du reste, très-variables. Dans l'œil gauche, les figures secondaires lui présentaient le même aspect que dans l'œil droit, à cela près que la disposition était symétrique de celle de l'autre œil.

Quand on observe ces phénomènes sur les disques rotatifs, on les voit s'effacer de plus en plus à mesure que la vitesse augmente, et il ne reste plus, comme dernières traces, que les taches ondoyées que nous avons décrites plus haut. Si l'on regarde bien fixement la figure au moment où le papillotage est le plus intense, elle disparaît parfois tout à fait, et l'on voit plus en arrière un fond rouge foncé dans lequel il semble se présenter un grand nombre de courants enlacés les uns dans les autres, phénomène où Vierordt (1) croit reconnaître la circulation du sang dans les vaisseaux rétiniens. Dans mes yeux, ce mouvement présente plutôt l'aspect de courants sans bords qui se déplacent et changent continuellement de lit. On peut fort bien concevoir que l'éclairage intermittent rende visible le mouvement des globules sanguins, de même qu'on rend visible par ce moyen le mouvement et la forme des gouttes d'un filet liquide (voy. p. 221 et p. m) .

Si l'on produit sur les disques papillotants des alternatives de lumière chromatique et de noir, soit en faisant usage de secteurs colorés, soit en regardant les disques noir et blanc à travers des verres de couleur, les couleurs homogènes même présentent aussi des traces de phases colorées. Si l'on regarde par exemple à travers un verre rouge qui ne transmette aucune autre couleur que le rouge, le bord antérieur des champs clairs paraît orangé, et le postérieur, rose, ce qui répond au jaune et au bleu qu'offrait la lumière blanche. Le fond noir se recouvre en même temps du vert complémentaire. La couleur complémentaire (2) devient encore plus nette si l'on emploie une spirale colorée et une spirale grise, et qu'on arrête brusquement le disque, après l'avoir fait tourner pendant un certain temps. On peut procéder de même avec un disque à secteurs alternativement colorés et blancs (ou gris) . Sinsteden (3) employait, à cet effet, un disque rouge orangé à secteurs découpés, qui tournait en avant d'un disque blanc ombragé. Lorsqu'on arrêtait le disque antérieur, l'autre présentait une vive coloration bleue.

f 1) Arehiv fur physiolog . Heilkunde, 1856, Heft 2. (2) Dove, in Pogg. Ann., IXXV, 526.

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