M. USAGE DES BESICLES
En somme, il est convenable, pour des yeux dont la distance visuelle n'est pas appropriée au travail qu'on leur demande, d'avoir recours, en temps utile à l'emploi de lunettes convenablement choisies. — Les presbytes se servent de lunettes convexes pour lire, pour écrire et, en général, pour s'occuper d'objets rapprochés; ces lunettes diminuent (les cercles de diffusion. Le soir, et par un éclairage peu intense , la pupille étant dilatée, les cercles de diffusion sont plus grands, et il faut des lunettes plus fortes que pendant le jour et pour une lumière plus vive. Il suffit, en général, de porter des lunettes qui amènent le punctum prôximum à 10 ou 12 pouces; c'est seulement pour des personnes très-âgées, vers soixante-dix à quatre-vingts ans, lorsque l'acuité de la vision a notablement baissé, qu'il est utile de permettre de rapprocher les objets jusqu'à 8 ou 7 pouces, afin de les voir sous un angle visuel plus grand. — Pour les yeux myopes, il faut éviter particulièrement l'attitude penchée en avant, et la grande convergence des yeux dans les occupations avec des objets rapprochés, car la congestion sanguine et l'augmentation de pression des muscles augmentent rapidement l'amincissement, la distension et le tiraillement des membranes des parties postérieures de l'œil, ce qui mène à une exagération de la myopie, et l'on sait que les degrés élevés de la myopie affaiblissent et compromettent très-notablement la faculté visuelle. Dans les myopies moins ntenses, lorsque le punctum remotum est au delà de h ou 5 pouces, il îst généralement indiqué de se servir de verres concaves qui reculent e punctum remotum à l'infini, et de les porter constamment. Par ce tnoyen l'œil myope est rendu emmétrope. Mais il faut, dans ces cas, (aire bien attention de ne pas rapprocher à moins de 12 pouces de l'œil [es livres, le papier sur lequel on écrit, et, en général, l'ouvrage dont m s'occupe. Si l'œil est bien conformé d'ailleurs, il est possible de lire 3t d'écrire sans difficulté à cette distance. Si l'on est impérieusement "orcé de s'occuper d'objets délicats et qu'il faille rapprocher davantage ile l'œil, il est convenable de se servir de verres concaves plus faibles.
Les myopes qui n'ont pas encore porté de lunettes ne peuvent faire jsage de verres exactement correcteurs qu'après s'être habitués à des ferres plus faibles, auxquels on substitue peu à peu des verres plus brts ; car il faut adapter peu à peu aux nouvelles conditions le rapport
nt paru, en 4 863, chez Williams and Norgate, à Londres; Germer Baillière, à Paris; 'eters, à Berlin; Greven, à L'trecht. La même année, Giraud Teulon mettait en vente chez tachet et fils, opticiens à Paris, des échelles presque identiques avec celles de Snellen. Do nème que celles, plus anciennes, de Stelhvag de Carion, les échelles de Snellen et de Giraud ious présentent une suite de caractères de grandeur décroissante on progression arithméique ; les différents types sont marqués de numéros qui indiquent, en pieds de Paris , la disance à laquelle un œil normal peut encore les lire.
m (98) PREMIÈRE PARTIE. — DIOPTRIQIJE DE L'OEIL. § H.
qui s'établit entre la convergence et l'accommodation. Il est en général prudent, lorsque l'amplitude d'accommodation est faible, ou lorsque l'acuité de la vision a sensiblement souffert, de porter, pour les objets rapprochés, des verres faibles, qui suffisent pour les usages ordinaires, et auxquels on ajoute un lorgnon pour lés objets éloignés.
Dans les forts degrés de myopie, l'œil est en général déjà malade et en danger ; il faut prendre alors diverses autres précautions que nous ne pouvons pas indiquer ici, et*il est nécessaire d'avoir recours aux conseils d'un médecin intelligent. L'indifférence avec laquelle la plupart des myopes envisagent l'état de leurs yeux est souvent la cause de dangereuses maladies, qui se déclarent par la suite, et mènent souvent à la cécité; aussi ne saurait-on trop insister pour condamner cette négligence.
Les hypermétropes se servent de lentilles convexes, et comme ils ne peuvent modifier brusquement l'état de tension continuel où se trouve leur accommodation, ils doivent prendre des verres un peu trop forts et qui leur troublent un peu la vision des objets éloignés. Plus ils se déshabituent des efforts d'accommodation, plus il leur faut des verres forts. Lorsque l'amplitude de l'accommodation est diminuée, il leur faut des verres plus convexes pour voir de près que pour voir de loin. Les plaintes, parfois cruelles, qu'arrache l'insuffisance de l'accommodation sont supprimées tout de suite par l'emploi des verres convenables, et c'est un des principaux triomphes de la nouvelle ophthalmologie, dans le domaine de la pratique, de pouvoir reconnaître et combattre, par un moyen aussi simple, les asthénopies si rebelles qui reconnaissent l'hypermétropie pour cause et qui faisaient le désespoir des malades et des médecins.
Pour pouvoir calculer la grandeur des cercles de diffusion, il faut remarquer d'abord que tous les rayons extérieurs à l'œil qui se dirigent vers la pupille appa rente (la pupille vue à travers la cornée), rencontrent la pupille vraie, après leur réfraction par la cornée, et qu'ils marchent dans le corps vitré comme s'ils venaient de l'image de la pupille que le cristallin forme en arrière de lui-môme. Cela ré suite immédiatement de la signification qu'il faut attacher à l'expression d'image optique. Un certain point de la pupille vraie et le point correspondant de son image par la cornée sont, par rapport à la réfraction sur la cornée, des points de concours conjugués de rayons lumineux. Les rayons qui, partis du point de la pupille réelle, se dirigent en avant, paraissent, en avant de l'œil, provenir de l'image de ce point, et, réciproquement, les rayons qui, dans l'air, paraissent converger vers un point de la pupille apparente, doivent, après leur réfractio sur la cornée, se réunir au point correspondant de la pupille vraie.
Listing place, dans son œil schématique, l'iris à 1/,mm en avant de la surfac