‹ Optique physiologique [electronic resource]Chapitre 57 sur 105 · FRACTIONS DU DIAMÈTRE · texte numérisé non relu

FRACTIONS DU DIAMÈTRE

L'illusion dont nous venons de nous occuper s'explique par le fait indiqué plus haut et d'après lequel, lorsque nous ne jugeons la distance que d'après la convergence des lignes visuelles, nous nous trompons ordinairement en moins dans l'évaluation de sa grandeur, et nous l'apprécions, en général, avec incertitude.

Si nous regardons maintenant un plan vertical couvert de hgnes verticales équidistantes, les bandes situées à droite se présentent sous un angle visuel plus grand à l'œil droit qu'à l'œil gauche, d'abord parce qu elles sont plus rapprochées de cet œil, et, en second lieu, parce que sa ligne visuelle rencontre les lignes sous un angle plus obtus que celle de l'œil gauche. Inversement, les bandes situées à gauche paraissent plus larges à l'œil gauche qu'à l'œil droit. Plus les yeux se rapprochent de ce plan, plus les angles visuels sont différents pour une même bande. Par conséquent, pour reconnaître si les différences de ce genre appartiennent à la projection d'une surface plane ou à celle d'une surface courbe, il faudrait pouvoir évaluer très-exactement la distance de l'objet, d'après la convergence des lignes visuelles. En effet, un objet éloigné et convexe, ou un objet plus voisin, mais concave, pourraient présenter les mêmes différences dans les deux images. Si, dans ces expériences, nous interprétons l'image binoculaire comme appartenant à un objet plus éloigné, je crois que cela ne tient pas uniquement à ce que, dans des conditions analogues, nous attribuons le plus souvent à l'objet

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