‹ Optique physiologique [electronic resource]Chapitre 70 sur 105 · II. 0«,A67 5. 00,460 G · texte numérisé non relu

II. 0«,A67 5. 00,460 G

Moyenne . . . 0o,464

Le sens de cette aberration est tel que la partie externe de chaque horizon rétinien se trouve un peu plus bas que la partie interne.

Septième série cV expériences. — Enfin, Volkmann a encore fait des expériences dans lesquelles il ne regardait qu'un seul disque, avec l'œil gauche, et cherchait à en placer le diamètre horizontalement ; en moyenne de trente expériences, il plaçait l'extrémité gauche de 0'',203 trop bas.

Huitième série d'expériences. — Même disposition, mais pour l'œil droit. L'extrémité droite du diamètre se plaçait de C'jSSS trop bas.

La somme de ces deux déviations, 0*^,203 + 0^,233 = 0^,436, répond, avec une exactitude suffisante, à l'angle trouvé plus haut pour l'intersection des horizons rétiniens.

En suivant les méthodes des quatre premières séries d'expériences, Volkmann a trouvé, chez quelques autres observateurs, pour l'angle d'intersection des horizons rétiniens, les valeurs suivantes :

Professeur H. Welcker 0^,72

Étudiant en médecine KXherl 0o,26

D"" Schweigger-Seidel 0°,43

J'ai fait, sur mes yeux, des expériences d'après la méthode suivie par Volkmann dans la cinquième et la sixième série, et je ne trouve pas de déviation sensible des horizons rétiniens lorsque je n'ai regardé préalablement que des objets éloignés ou lorsque, pendant une longue série d'expériences, j'ai maintenu les lignes visuelles en parallélisme. Mais lorsque je viens de lire ou d'écrire, ce qui exigeait une position convergente, je trouve une petite déviation dans le même sens que Volkmann, mais dont la grandeur varie et qui disparaît lorsque je prolonge les expériences.

M. le docteur Dastich, dont l'œil gauche est normal et l'autre myope, a trouvé une déviation de 0",31.

Pour ce qui concerne le mode de production probable de cette relation d'identité des méridiens horizontaux, il faut remarquer qu'en fixant un

point objectif déterminé, nous trouvons toujours une série d'images des i mêmes points, dans ces deux méridiens des champs visuels et des rétines I qui coïncident avec le plan de visée, quelle que soit, du reste, la ligne \ d'intersection du plan de visée avec la surface de l'objet. Pour tous les [ autres méridiens, ce rapport varie beaucoup, au contraire, avecla position I et la forme de l'objet. Ainsi, lorsqu'une ligne droite verticale passe par le ! point de fixation, les images de cette ligne se forment sur les méridiens verticaux des champs visuels et sur les points rétiniens correspondants. ! Si la ligne se rapproche de l'observateur par en haut, ses images tom- ! bent sur deux méridiens des champs visuels qui convergent en haut ; j si, au contraire, la hgne s'éloigne de l'observateur par en haut, elle apparaît sur deux méridiens qui divergent en haut. Ainsi, à l'exception des méridiens situés dans le plan de visée, la forme et la position de l'objet déterminent le méridien du second œil sur lequel se représentent 1 les images des points qui se peignent sur un méridien donné du 1 premier œil. Les méridiens situés dans le plan de visée sont les seuls qui reçoivent des images correspondantes indépendamment de la forme et de la position des objets.

Il est certain que les différentes positions des yeux peuvent amener I différents méridiens rétiniens dans le plan de visée. Mais nous pouvons admettre que, dans la vie ordinaire, lorsque le corps et les yeux ne sont pasmaintenus d'une manière trop constante dans une position déterminée î commandée par une occupation toujours la même, les yeux affectent, I la plupart du temps, une position plus ou moins voisine de la position I primaire et que, par conséquent, les méridiens rétiniens qui coïncident j avec le plan de visée, dans la position primaire des yeux, — et ce sont les horizons rétiniens, — reçoivent plus souvent que tous les autres des images correspondantes ; et c'est pour cette raison, sans doute, que c'est pour ces méridiens que se produit l'habitude de projeter au même endroit de l'espace, j La contemplation habituelle d'objets voisins, pour l'observation desquels les regards s'abaissent et convergent, pourrait entraîner, au contraire, la production d'un écart semblable à celui que Volkmann a observé sur lui-même et sur d'autres ; car lorsque le regard est ainsi j dirigé, les horizons rétiniens de l'observateur chez lequel existe cette I aberration viennent effectivement se placer dans le plan de visée.

3. — Les ynéridiens apparemment perpendiculaires à l'horizon rétinien coïncident entre eux. — On a déjà vu plus haut (p. 700) que les méridiens des champs visuels, qui paraissent former exactement un angle i droit avec les horizons rétiniens, s'inclinent, en réalité, un peu en dehors

890 (704) TROISIÈME PARTIE. — DES PERCEPTIONS VISUELLES. § 31. par leur extrémité supérieure. Lors donc que les horizons rétiniens sont dans le plan de visée, les méridiens verticaux apparents sont un peu divergents en haut et convergents en bas. Ces mêmes méridiens verticaux apparents, qui paraissent donc avoir, dans les deux champs visuels, la même position par rapport au point de fixation et à l'horizon rétinien, se trouvent être correspondants dans le champ visuel binoculaire.

Pour déterminer l'angle d'intersection des lignes verticales apparentes qui se correspondent, on peut employer les mêmes méthodes que pour déterminer celui des horizons rétiniens, à l'exception de celle qui fait usage de la superposition des lignes. En effet, dans le cas actuel, deux hgnes de même couleur se confondent trop facilement en une seule image stéréoscopique, alors même qu'elles ont des directions assez disparates. Mais on peut éviter cette fusion en donnant aux deux lignes des colorations tout à fait différentes, en combinant, par exemple, un fil blanc sur fond noir avec un fil noir sur fond blanc. C'est par la méthode suivante que j'ai fini par obtenir les appréciations les plus certaines et les plus concordantes, pour des comparaisons de ce genre.

Sur un tableau vertical de bois, on tend une feuille de papier noir sur laquelle on fixe, l'un à côté de l'autre, d'abord une bande de papier rouge, de 3 millimètres de largeur, dont les bords rectilignes soient bien parallèles, et, en second lieu, un fil bleu^ On donne à ces deux objets une position à peu près verticale, de manière à les faire diverger un peu vers le haut, et une distance qui, à la hauteur des yeux de l'observateur, soit égale à l'intervalle de ces yeux. La bande de papier est fixée par ses deux extrémités, et le fil par son extrémité supérieure ; l'extrémité inférieure du fil est tendue par un léger poids. On déplace cette extrémité inférieure, autant qu'il est nécessaire, à l'aide d'une épingle qu'on finit par planter dans le tableau lorsque le fil est dans la position convenable. On regarde le fil et la bande avec des lignes visuelles parallèles ; le fil bleu apparaît alors au milieu de la bande rouge et l'on déplace le fil jusqu'à ce qu'il paraisse situé au milieu de cette bande suivant toute sa longueur; c'est alors qu'on fixe fépingle. Mesurant la distance du fil à la bande, à leurs deux extrémités, ainsi que la distance verticale des points mesurés, il est facile d'obtenir l'angle compris entre la bande et le fil.

La manière la plus directe de vérifier la proposition qui nous occupe consiste à déterminer, de la manière indiquée , l'écart des hgnes correspondantes, horizontales et verticales et, en outre, les angles que forment, avec une ligne horizontale, les lignes qui lui paraissent perpen-

diculaires. M. Dastich a fait de semblables déterminations dans mon laboratoire ; il a trouvé les valeurs suivantes :

Angle des lignes verticales apparentes qui concordent. ... 2° 40' Angles compris entre les horizons rétiniens 0" 18'

Différence 2° 22'

L'aberration par rapport à l'angle droit était, chez le même observateur :

La différence entre les deux premiers angles, qui est de est l'angle que formeraient entre eux les méridiens verticaux apparents si les yeux étaient dirigés de manière que les horizons rétiniens fussent dans le plan de visée. Elle diffère aussi peu de la somme 2°33' qu'on peut s'y attendre pour le degré d'exactitude de semblables expériences. Par conséquent, les lignes verticales apparentes qui se correspondent ne diffèrent pas sensiblement des lignes qui, à vue d'œil, paraissent perpendiculaires aux horizons rétiniens.

Ce même fait peut se déduire aussi, d'une manière indirecte, des expériences de Volkmann. — En effet, outre les expériences déjà mentionnées (7*" et 8^ séries), 011 il cherchait à placer horizontalement un diamètre de ses disques, vu monocuiairement, cet observateur a également cherché à placer un diamètre verticalement, (;n s'attachant à obtenir la verticalité absolue, et non pas la direction perpendiculaire à une droite horizontale visible. Comme il a déjà été dit plus haut que, dans les conditions de l'expérience, les horizons rétiniens lui paraissaient absolument horizontaux, il en résulte que les directions verticales apparentes, déterminées dans les expériences qui nous occupent actuellement, devaient lui paraître également perpendiculaires aux horizons rétiniens.

Neuvième série d'expériences. — Le disque étant regardé de l'œil gauche, on amène le diamètre dans une position verdcale apparente. D'après la moyenne de 30 expériences, l'aberration est de 1°,307.

Dixième série d'expériences. — Même recherche pour l'œil droit ; aberration moyenne: 0°,82.

Il a déterminé l'angle des Ugnes verticales apparentes qui se correspondent d'après la même méthode que pour les hgnes horizontales, et il a trouvé les nombres suivants :

Pour son œil droit. .

Pour son œil gauche

Somme

Page 1