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POSITION DU CENTRE DE ROTATION

âts très-exacts, ne parait pas susceptible d'une fréquente appliation.

Pùnr ce motif, Donders et Doijer (1) ont employé un procédé plus impie qui se trouva être suffisamment exact. Au moyen de l'ophthaliMMnètre, on mesura d'abord le diamètre horizontal de la cornée, et !on détermina la position de la ligne visuelle par rapport à Taxe de la ornée. Puis on tendit verticalement un fil mince, immédiatement en nrant de Tcoil, et Ton nota les déplacements qu'il fallait faire exécuter k rœil, à droite et à gauche, pour amener successivement derrière le il les deux bords de la cornée. Cet angle et l'étendue connue des trtatioos suffirent pour calculer la position du centre de rotation. On RHivera plus loin les détails de l'opération.

Ces expériences ont donné les résultats suivants : pour 10 yeux norwqx le centre de rotation était de 10"", &2 à 11", 77, en moyenne à lff**,057, en arrière du plan mené par le bord de la cornée, ou bien à lt**,667 en arrière du sommet de la cornée, et à environ 10"" en inmt de la face postérieure de la sclérotique, par conséquent un peu [dos près de cette membrane que de la base de la cornée. La position du centre de rotation dépend, en effet, principalement de la forme de la OKRtié postérieure de l'œil, car cette partie seule est en contact avec le cooann mou et résistant qui remplit le fond de l'orbite. Dans les yeux nennaux, cette moitié postérieure de l'œil parait appartenir à un ellipnide phis aplati que la moitié antérieure; le centre de rotation doit se troQvnr à peu près au centre de cet ellipsoïde.

Les yeux myopes sont allongés en arrière; aussi leur centre de rota- 6m se tnmve-lrîl plus en arrière que dans les yeux normaux. Donders le ta)uva, au maximum, à 13"",26 en arrière de la base de la cornée ou àl6"»,86 en arrière de son sommet. Les yeux hypermétropes sont, au contraire, aplatis en arrière ; leur centre de rotation se trouve, par tite, un peu plus en avant : le minimum de sa distance à la base de il cornée était de 9"", 71, soit 12"", 32 en arrière du sommet de la ornée.

Donders n'a pas encore examiné si la position du centre de rotation Me absolument constante pour toutes les positions de l'œil. •U résulta, de plus, de ces expériences, que, sauf une seule exception, 8 yeex normaux purent exécuter, sans difficulté, les mouvements Dgés par la disposition de Texpérience, et qui étaient de 28 degrés de Ut et d'autre, tandis que les yeux myopes présentaient souvent une

ft) Derde JaarHjksch Verslag hetr, Nederlandsch Gasihuis voor Oogfijders, Utrecht,

598 {460) TROISIÈME PARTIE. — DES PERCEPTIONS VISUELLES. % Î7: mobilité plus restreinte ; parmi les yeux hypermétropes, il ne se trouvi également qu'un seul cas de mobilité insuffisante. Cependant, la plupart des yeux peuvent même exécuter des mouvements plus étendus. Avec tout l'efTort dont je suis capable, j'arrive à attemdre 50 degrés de part et d'autre, dans le plan horizontal, et A6 degrés environ dans te plan vertical, de sorte que, de haut en bas, mon œil peut décrire à peu près un angle droit et un peu davantage dans le plan horizontal. Ibis les rotations extrêmes sont déjà très-forcées et impossibles à snpportir longtemps.

Nous allons examiner maintenant quelles sont les rotations que ToBil exécute. — La manière dont Toeil est fixé ne présente aucun obstade à des rotations quelconques d'une amplitude modérée ; les muscles existants suffiraient également pour déterminer la rotation autour d'un axe donné quelconque ; cependant l'étude exacte des mouvements de l'œil humain a montré que, dans les circonstances ordinaires de la vision normale, l'œil est loin d'exécuter tous les mouvements dont la possibilité mécanique est reconnue. Nous avons donc à examiner d'abord quels sont les mouvements que l'œil exécute réellement.

Dans la détermination de la position de l'œil et des objets que mm voyons, il s'agit, en général, de procéder par rapport à la tête, dont la position et la direction dans l'espace doivent être considérées conuoe connues. Pour ces déterminations, il nous sera commode d'employer la nomenclature suivante, peu différente de celle proposée par Henle pour les descriptions anatomiques.

La tête de l'homme se compose de deux moitiés symétriques ; nous nommons plan médian son plan de symétrie. Sous le nom de lignn transversales^ nous désignons celles qui joignent des points correspondants des moitiés droite et gauche de la tête. Les lignes transversales sont perpendiculaires au plan médian. Les plans parallèles au plan médian s'appellent sectio?is sagittales.

On peut considérer comme position naturelle de la tête celle qu'on prend lorsque le corps est droit et que les regards sont dirigés vers Thorizon. C4hez moi, dans cette position, la glabelle de l'os frontal (1» partie située immédiatement au-dessus de la racine du nez) se trouve suj^ la même verticale que les dents de la mâchoire supérieure. Cependant cette indication ne détermine la position que d'une manière approximative ; on verra plus loin comment on peut obtenir une déte^ mination plus exacte, relativement aux mouvements de l'œil. On appelle sections horizontales ou transversales les plans horixontaox menés à travers la tête, lorsqu'elle est dans cette position, et sections

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