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LOI DES ROTATIONS DE L'OEIL. idôi

Tantales les sections verticales menées perpendiculairement au plan lédian. Les sections frontales et les sections horizontales se coupent iiivant les ligms transversales. Les lignes d'intersection du plan lédian et des plans sagittaux, qui lui sont parallèles, avec les sectibns (nrizontales, s'appellent lignes sagittales (lignes dirigées exactement 'arrière en avant) et celles suivant lesquelles se coupent les plans lédian et sagittaux et les plans frontaux s'appellent lignes verticales, €8 lignes transversales vont donc de droite à gauche, les sagittales 'avant en arrière, et les verticales de haut en bas.

On obtient ainsi un système rectangulaire de coordonnées considéré omme lié invariablement à la tète, dont il accompagne les mouvedents. On appelle droit et gauche les deux côtés du plan médian, ntmfie et externe ceux d'un plan sagittal ; comme cette dénomination «ut donner lieu à une confusion avec la partie intérieure ou exté^ ieure d'un organe creux, le mieux est d'employer ici les désignations le cOté nasal et de c6té temporal. Les deux côtés des sections transrersales peuvent être appelés supérieur et inférieur^ ou lorsque, pour une position inclinée de la tète, ces expressions pourraient être équivoques, on peut employer les mots de frontal et de jugal^ proposés pir Serre (d'Uxès). Les deux côtés des sections frontales peuvent être nommés antérieur et postérieur, sans équivoque.

Relativement aux mouvements de l'œil, le centre de rotation forme le pmnt fixe, et, dans la vision normale, les deux yeux sont toujours placés de telle façon qu'ils fixent un seul et même point; comme ce pdnt définit ce qu'on appelle usuellement la position du regard, nous fqipellerons point de regard (on le nomme aussi point de fixation) . NooB nommerons ligne de regard, une ligne droite allant du point de tgard au centre de rotation de F œil ; cette ligne diffère un peu de la ifne visuelle, qui correspond au rayon non réfracté : elle occupe sans bute une position un peu plus interne (nasale) , puisque le centre de otation est probablement sur Taxe oculaire, et, par suite, dans une osition interne par rapport à la ligne visuelle. Cependant, dans la lapait des cas, on pourra négliger cette différence entre les deux gnes. Un rayon lumineux qui se dirige suivant la ligne de regard oH, comme tous les rayons partis du point de regard, passer fmaleient par le centre de la tache jaune ; il ne peut donc pas rester dans \ pnÂongement de la ligne de regard.

Noos nommerons plan de regard le plan mené par les deux lignes 0 ivgard (réservant le nom de plan de visée, qu'on a parfois employé un ce sens, pour le plan qui contient les lignes de visée ; du reste, n peut n^Uger, en général, la différence qui existe entre le plan de

visée et le plan de regard) . La ligne qui joint les centres de rotation et qui forme un triangle avec les deux lignes de regard, est conffldérée comme la base de ce triangle et nommée, pour cette raison, ligne de base. Le plan médian de la tète coupe la ligne de base en son milieu; il coupe le plan de regard suivant la ligne médiane du plan de regard.

Le point de regard peut être élevé ou abaissé. Nommons champ de regard le champ qu'il peut parcourir ; ce champ est moins étendn que le champ visuel. Nous considérons le champ de regard comme étant une partie d'xme surface sphérique dont le centre serait au centre de rotation. Considérons comme position initiale du plan de regard une certaine position, arbitraire d'abord, et que nous définirons plus tard exactement; tonte nouvelle position de ce plan est complétemeDt déterminée si l'on connaît l'angle qu'elle forme avec la position primitive, angle que nous appellerons angle ascetuiotmel du regard. Cet angle sera compté positivement lorsque le plan de regard se sera déplacé vers le front et négativement lorsqu'il se sera rapproché do menton.

La ligne de regard de chaque œil peut se déplacer, dans le plan de regard, dans le sens temporal ou nasal ; ces mouvements se noauneront déplacements latéraux du regard et nous les mesurerons par r angle de déplacement latéral^ c'est-à-dire par l'angle que la dirotion de la ligne de regard forme avec la ligne médiane du plan de regard. Cet angle sera positif pour les déplacements à droite et négatif pour les déplacements à gauche.

V angle ascensionnel et \ angle latéral suffisent pour définir la position de la ligne de regard . Fick, Meissner et Wundt se sont servis de deux autres angles. — On a vu qu'avec mes définitions la ligne de regard est d'abord élevée avec le plan de regard, puis déplacée latéralement dans ce plan. Fick suppose d'abord que le plan de regard est horizontal; puis il déplace horizontalement la ligne de regard suivant un anglf qu il appelle longitude^ en comparant Taxe vertical de Vœil avec l'axe polaire d'un globe terrestre ; alors seulement il fait monter la ligne de regard d'un angle qu'il appelle latitude. Mais dans cette manière de mesurer, les valeurs de la longitude aussi bien que de la latitude, dépendent de la position initiale qu'on a attribuée au plan de regard, position qu'on est hors d'état de détermmer suffisamment dès l'abord, et dont chaque changement nécessite des calculs trigonométriques pour les deux autres angles. V angle latéral que j'ai déjà choisi est, au contraire, tout à fait indépendant du choix de la position initiale du plan de regard, et lorsqu'on choisit une autre origine pour les angles ascen-

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