DÉSIGNATION DE L'ŒIL
Rayon de courbure au sommet
Carré de l'excentricité
Demi grand axe '
Demi petit axe
Angle du grand axe avec la ligne visuel îe
Diamètre horiEontal du contour
Distance du sommet à la base
§ 3. DE L'UVÉE. (12) 15
Le milieo de la swfice externe de la cornée correspond presque exactement an sommet de l'ellipse, dans les trois yeux précédents. La ligne visuelle se trouve do oôté nasal de Textrémité antérieure du grand axe de l'ellipsoïde cornéeu.
On trou^ des mensurations de rœil dans :
172^30. Petit, in Mém, de fAcad, des sciences de Paris, 1723, p. 54 ; — 1725, p. 18 ; — 1726, p. 375;— 1728, p. 408;— 1730, p. 4..
1738. Jotm, Essay upon Distinct and Indistinct Vision, p. 141, in Smitk*s Complète . System of Optics,
1739. Helsham, a Course of Lectures onNatural Philosophy. London, 1739.
1740. WnrnuiiGiiAM, Expérimental Inciuiry on some parts of the Animal Structure.
London, 1740.
1801. Th. Ycovg, Philos. Transact.^ 1801, p. 23.
1818. D. W. SoEmiKBBiNG, De oculorum bominis aniuialiuraque sectione borizontali.
Gôttin^e, 1818, p. 79.
1819. Bmewstcr, in Edinburgh Philos. Journal, 1819, No. I, p. 47.
1828. G. R. TBKViRAifUS, Beitrâf^ sur Anat. und Physiol. der Sinneswerkzcuge. Bremen, 1828, Heft 1, S. 20. — ki on trouve rassemblés les résultats des observateurs plus anciens.
1832. C. Krausb, Bemerkungen iiber den Bau und die Dimensionen des menscblichen Auges, in MeckeCs Àrchiv fur Anatomie und Physiol., Bd. VI, S. 86 [Description de la métbode et mensuration de deux yeux]. Extrait de ce travail in PoggendorfTs Annal., t. XXXI, p. 93.
1836. C. Kbause in Poggendorff's Annal., t. XXXIX, p. 529 [Mensurations sur huit yeux bumains].
1839. KoHLBADSCB, Ueber die Messung des Radius der Vorderflachc der Hombaut am lebenden menscblicben Auge, in Oken's Isis, Jahrg. 1840, S. 886.
1846. SEiFf, in R. Wagner's Handwôrterbuch der Physiol., Bd. 111, AbUi. 1, Art.
Sehen, S. 271.
1847. £. BrCole, Bescbreibung des menscbl. Augapfels, S. 4 und 45. 1854. H. Helmholtz, in Graefé's Archiv fur Ophthalmologie, II, S. 3.
1856. Sappet, in Gazette médicale, 1855, N« 20, 27.
1857. Ablt, in Archiv fur Ophthalmologie, 111, 2, S. 87.
1858. NuBifELET, On tbe Organs of Vision. London, p. 129.
1861. Von JXOEB, Ueber die Einstellungen des dioptriscben Apparats im menscblicben Auge. Wien.
Pour les mensurations de la courbure de la cornée, voyez plus particulièrement :
1859. J. H. RiiAPP, Die Kriimmung der Hornbaut des menscblicben Auges. Habilitations-
schrift. Heidelberg. Et dans Archiv fur Ophthalmologie, VI, 2, S. 1-52.
1860. Metebste», Bescbreibung eines Opbtbalmometers nacb Helmholtz in Poggen^
dorffs Annal., CXI, 415-425, et in Henle und Pfeufer Zcilschr., XI, 185-192. 1864. R. ScHELSEE, Ueber das Verbâltniss des intra-oculâren Drucks zur Hombautkriimmung {Archiv fur Ophihalm., X, 2, S. 1-46).
g t. — De Vunée.
Le système de Vuvée ddit son nom à sa ressemblance avec un grain de raisin foncé, séparé de son pédicule. L'ouverture correspondante au pédicule est représentée parla pupille. Toutes les parties de ce systèiue se disûnguent par une couche de cellules pigmentaires qui tapissent teur surface interne et paraissent même réparties dans Tépaisseur des teîsus, de manière à communiquer au tout une coloration foncée. L*uvée
est solidement urne à la sclérotique en deux points : en arrière, à l'entrée du nerf optique d (pi. I, fig. 1), et en avant, le long de la paroi interne du canal de ScUemm a. On appelle iris la partie abba^ qui se trouve en avant et en dedans de ce point d'adhérence, immédiatement en arriére de la cornée ; la partie postérieure, qui revêt la surface interne de la sclérotique, porte le nom de choroïde.
Lai ch^roMe forme, à la partie postérieure de l'œil, une memteane mince et de couleur foncée, composée pour la plus grande partie de vaisseaux sanguins réunis par un tissu particulier. Ce tissu, que Kôlliker désigne comme étant un tissu élastique imparfaitement déve^ loppé, est constitué par des cellules rayonnantes entrelacées, en partie remplies de pigment et dont les ramiGcations sont d'une finesse extrême.
Ce stroma particulier réunit immédiatea ment les artères et les veines de la cho-
»roîde. La couche des capillaires (m^m- / brana chorio^apillaris) lui est attachée
^"^"""^^ d'une manière assez lâche à la partie ^'j interne, et celle-ci est enfin recouverte en
dedans et du côté de la rétine par les Fig. 3. cellules pigmentaires. Ces dernières for-
ment une seule couche sur les parties postérieures de la choroïde ; vers la partie ciliaire, elles en forment plusiem-s superposées. On en reconnaît le plus souvent le noyau par sa transparence au milieu du pigment, qui est noir. La figure S représente : en 6r, la surface ; en é, la vue de profil de ces cellules, d'après Kôlliker ; en c, les noyaux de pigment, petits noyaux ovoïdes et aplatis de 0'"",0016 de longueur, qui se détruisent par l'action du chlore et de la potasse.
A la surface extérieure de la choroïde s'accole le muscle ciliaire {tensor choroideœ, muscle de Brûcké) ; de sa surface intérieure partent des saillies remplies par im réseau capillaire, les procès ciliaires. Dans la figure J,, planche I, on suppose que la coupe représentée passe à gauche par un procès ciliaire c, et à droite entre deux procès; aussi ne voit-on de ce côté, sur la coupe, que le muscle ciliaire h. Les fibres du muscle ciliaire viennent de la paroi interne du canal de Schlemm ; nées du point a (pi. I, fig. 1 et 2), où leurs parties élastiques s'unissent avec leurs parties tendineuses, elles se dirigent en arrièresur la face extérieure de la choroïde et s'insèrent sur cette membrane. Ces fibres ressemblent à celles des muscles de la vie organique telles qu'on les rencontre dans la plupart des muscles non soumis à la volonté ; elles contiennent des noyaux longs ovales, et ne sont pas
1 3. L'LVÉK. 17
Striées en travers. Briicke, qui a découvert ce muscle, admet qu'il tend auitour du corps vitré la choroïde (ainsi que la rétine et la membrane hyaloîde, qui y sont très-adhérentes en g) , tandis que Donders admet que la choroïde est le point d'insertion fixe de ce muscle, et qu'il allonge la partie élastique de la paroi interne du canal de Schlemm, de manière à porter en arrière Finsertion dé Tiris. Peut-être ces deux actions se produiseut-elles concurremment (1).
Mentionnons ici la découverte de H. MûUer et Rouget, d'après laquelle les parties internes de ce muscle, dirigées vers les procès ciliaires, coQtiennent, entrelacés avec les fibres dirigées suivant les méridiens et que nous avons décrites plus haut, un grand nombre de faisceaux aoDulaires parallèles à l'équateur du cristallin. Ces fibres dirigées suivant l'équateur passent du reste souvent à l'état de fibres méridiennes. Pour plus de détails sur leur action, voyez plus loin, § 13.
1856. C. RooGET^ Recherches anatomiques et physiologiques sur les appareils érectiles.
AppareU de Tadaptotioa deTœU {CompU rend,, t. XLH, p. 937-941 ; Institut , 1856, p. 193-194 ; Cosmosy t. VUI, p. 559-560).
— H. MCller, RéclamaUon de priorité {Compt, rend., t. XLII, p. 1218-1219).
— C. Rouget, Réponse à une réclamation de priorité adressée par M. MilLLER {Compt,
rend.,i. XUI, p. 1255-1256 ; Institut, 1856, p. 245 ; Cosmos, t. IX, p. 9).
1857. H. lluLLEB, Ueber einen ringrônnigeh Muskel am Ciliark'irper (il/'cAiv fur Ophthal-'
mologie, lU, 1).
-* Arlt, Zur Anatomie des Auges {ibid,, III, 2).
1858. H. MUlleb, Einige Bemerkungen ilber die Bianeomuskeln des Auges {ibid , Vf, 2,
Les procès ciliaires sont des replis membraneux de la choroïde, au nombre de 70 à 72, qui ont la direction des méridiens de l'œil. Ils s'élèvent près de l'extrémité antérieure de la rétine g (pi. I, fig. 1) , se portent en avant en s' élevant peu à peu, atteignent leur maximum de hauteur près du bord extrême du cristallin, et diminuent ensuite rapidement, tandis que les prolongements antérieurs de la plupart d'entre eux vont encore rejoindre la partie postérieure de l'iris. Leurs bords libres sont tranchants et souvent privés de pigment, de manière qu'ils se présentent sous forme de lignes blanches, lorsque l'on examine la région dliaire par la face postérieme, à travers le corps vitré. Les procès ciliaires contiennent mi grand nombre de capillaires réunis par un stroma analogue à celui qui se trouve dans la choroïde.
L'irfs, la partie la plus antérieure de Vuvée^ est pour l'œil un diaphragme mobile. Il a son origine commune avec le muscle ciliaire,
^) M«> plus loin, § 12.
IH Ih fihS^Jill^lON A-NATiJÎIIOI t DE LftII.. § 3.
fiijr la fjarrii interne du canal de Schlemm, à la limite de la partie tendfn^fu.se fK>*t^rieure de cette paroi; cependant il est uni (A, pi. I, fiis. 2j a la partie «élastique de cette paroi interne par un réseau de fibrrîs élastiques qui parcourent librement l'humeiu- aqueuse. Ces fibres élastique;» p^jrt#.iit le nom de ligament peciiné de l'iris. De là Firis se fKirte sur la far:e antérieure du cristallin, qu'il recouvre jusqu'à son ïyyvA luXfiTïift ou pupillaire, et il est légèrement bombé en avant. I c^iiitient des fibres musculaires de la vie organique qu'on peut réunir en deux muscles :
M* Lu iphincter de la pupille entoure le bord pupiUaire sous forme d'un anneau de 1 millimètre de largeur ; il est situé en avant de la couche pigmentairc et en arrière de la masse des vaisseaux et des nerfs qui se dirigent vers le bord pupillaire. Les fibres de ce muscle formcînt des œrcles concentriques, et par suite leur contraction a pour effet de rétrécir la pupille.
2' Ixj dilatateur de la pupille. L'existence et la position de ce muscle sont des questions encore fort controversées. Les troncs vasculaires de Tins sont assez fortement revêtus de fibres musculaires; outre ces fibres, différents anatomistes décrivent divers systèmes de fibres, qu'ils considèrent comme formant un dilatateur de la pupille, dont d'autres nient l'existence.
J. IIenlb, llandbuch der systematischcn Anatomie der Menschen, 11^ 35. Braunschweig,
Iài Htroma de Tiris est du tissu ligamenteux. Cet organe est recouvert, en arrière par une couche de cellules pignientaires, en avant par un é|)ithéliuin. Son stroma lui-même contient souvent des cellules pigmentaires ; alors l'iris a une couleur brune ; dans le cas contraire, il parait bleu comme on doit l'attendre d'un milieu trouble situé en avant d'un pigment foncé.
I/lilHtoire des vaisseaux de l'uvéc présente beaucoup de particularités. J'ai déjà dit cpie h*s vaisseaux forment la plus grande partie de la masse de ce système. Les trlt'n»8 {artères ciliaires jHk<tmenres coûtées pour la choroïde et les procès ciliaiiVH, ptK^trrieurts longues et (ottèricures pour Tiris) y pénètrent en traversant la srh^rotiqiio et conununiquont avec les veines, non pas, comme dans d'autres IKirties du corps, seulonienl par un fin réseau de capillaires, mais aussi par des vaisseaux do communication assez largos qui naissent dos artères do la choroïde sous forme darcs ('^légannuont dis|M)sés en éventail, et vont se réunir pour former des veint^s (fV'inr wrtùmœ). Ia»s artères ciliairos |)ostérieures courtes, fornumt k pou pK^s vingt |X'tits troncs, i)erccnt la sclérotique à sa partie posté-