‹ Optique physiologiqueChapitre 154 sur 228 · ESTIMATION DES ANGLES · texte numérisé non relu

ESTIMATION DES ANGLES

tables. Si je regarde le même dessin avec l'œil gauche, l'extrémité supé* rieore de cd me parait, au contraire, pencher à droite plus qu'elle ne fait réellement.

L'erreur que l'on commet relativement aux angles droits dépend de rindinaison de leurs côtés par rapport à l'horixon rétinien. Les angles droits sont vus correctement par mon œil droit lorsque l'extrémité supérieure de l'un des côtés penche d'environ 18 degrés à gauche de la verticale ; ils paraissent droits à mon œil gauche pour la même inclinaison à droite. D'un autre côté, la différence parait présenter son maximum lorsque les côtés sont à AÔ"" de cette dernière position ; alors les angles dirigés à droite et à gauche apparaissent comme des angles de 92"*, ceux qui s'ouvrent en haut et en bas parussent mesurer SS"" environ.

Lorsque l'un des côtés est horizontal, mes yeux considèrent respec-«> tivement comme droits des angles de 91'',2 et de 88*,8 ; pour l'œil gauche de Volkmann (1) l'angle est de 91<»,1 et pour son œil droit, de 90*,6; remarquons que cet observateur n'a pas examiné une croix : il essayait de placer une même ligne tantôt horizontalement, tantôt verticalement ; chaque observation était répétée 60 fois.

Je trouve, de même, qu'on commet des erreurs considérables lorsqu'après avoir dessiné un angle de 30"" à hb"" dont un côté soit horizontal, oa cherche à mener, à vue d'œil, par le sommet de cet angle, une trdsième ligne plus rapprochée de la verticale, de manière à former un second angle qui soit égal au premier. On fait régulièrement cet angle bien trop grand. Le premier angle étant de 30^, je faisais le second de SA* au moins, quel que fût l'œil employé et le côté vers lequel s' ouvrit l'angle. Mais dès que je tournais la figure de telle manière que la branche dessinée en dernier lieu devint horizontale, la diiférence de grandeur apparaiss^dt avec exagération.

Dans le même ordi*e de faits, on sait que, dans un triangle équilaléral correctement dessiné, l'angle au sommet parait toujours plus petit que les angles à la base.

Si nous demandons maintenant comment il est possible de comparer des grandeurs appartenant à des parties différentes du champ visuel, les observations personnelles citées plus haut nous fournissent déjà un moyen de comparaison toutes les fois que les grandeurs sont disposées de façon à pouvoir se présenter successivement sur la même partie de la rétine ; le mieux est qu'elles se peignent sur le milieu de cette membrane et que leurs points correspondants se présentent successivement

(1) Pbjsiologîsche Untersuchungen im Gebiete der Optik^ Leipzig, lS6d, Hefl 2, p. 224- S25.

deux lignes dnntes A et ^paraUèles entre dleeu Nous iiiiiiliiMiUim tlfeM^li M à pi«Mmiqpr^

ia«tt te fiMM Mnatioti iite le& d^ tMiait r«ti&iew80Ét «Metett^ iBr k 49lli Ugigb, B M «ridHt q|lf S apte e^ fll lilkttttieiiikteiqrrieiirfefc^^ iti iiitti|iie doM iioiiè |to^^

•tteIkiÉrétt te wnqwii. Jicto |«wrtqtii| 0h eatt^^beer wjllliiiwliltii

deux points rétinienté à iKniilî itMÊêmmémiiimmBmÊÊc^émàtU^ te têt» 4(ii| à ewttedwgraateJdfattiqM^e^^ èM iMtâiii» IliMl ftéjigilihifcilt lA MÉÉ ripiii^ MMiTiteMtff loiiqti'oii lil tftéeutdr <flM te. plu» aevrttitt fiMf iMrt litie tfioâifidatioh essentielle dît point UsaAi de te po^ticm de boM «3 dans Tespace^ et, par suite^ de toute la perspective. Soient ni et a^ ks deux couples de points du champ visuel dont on doit comparer les éewtements ; supposons qtte j'aie commencé par fixer a de manière que M itnage vienne au centre A de la fovea centrùUs et que le pojynt b vtenie alors sur le point rétinien B ; lorsque je dirige l'teil de manière à fixer é pour amener son image au centre A de la rétine, le point rélâûfiB B prend, pour cette nouvelle position de la ligne visuelle,, une posHioD tout à fait déterminée que je ne puis pas modifier arbitrairaoaent aatf mouvoir la tête en totalité : la ligne o^ doit avoir une position louti feit déterminée, dans le champ visuel, si ^ doit pouvoir se peindre e6^«

Siayhfdei^ sont asse£ n^rochés du point de r^pard prindptl pour qu'M puisse considérer comme plane la partie du champ visMl ^ contient ces points^ les lignes ab et a|3 ne peuv^t se présent» soooe^ sîvement sur les mêmes points de la rétine que lorsqu'elles sont ptt^ lèlesi C'est i^éoisément pour cette raison que l'on prat bien coibfKtt avec certitude les longueurs de deux lignes parallèles^ tandis qu'es 6^ exposé à de grossières erreurs dans la comparaison de deux Bgnes oon parallèles, même lorsqu'elles sont voisines l'une de l'autre.

On peut, comme nous l'avons déjà dit plus haut, juger aVec c^'tiid^

Page 1