‹ Optique physiologiqueChapitre 157 sur 228 · S8. ILLUSIONS DE L'ESTIMATION OCULAIRE · texte numérisé non relu

S8. ILLUSIONS DE L'ESTIMATION OCULAIRE

jusqu'elle l'est moins. Ce qu'on perçoit le plus distinctement à la vision sdirecte, c^est la concordance des directions des dimensions de même spèce. On perçoit plus distinctement la différence de direction que «résentent, à leur intersection, les deux côtés d'un angle aigu ou obtus, ue Técartement qui existe entre l'un des côtés et la perpendiculaire u'on suppose menée sur l'autre, et qui n'est pas figurée. Par suite, la uantité dont un angle diffère de 0"" ou de 180^ paraît exagérée par stpport à celle dont il diffère de OO' : un angle aigu parait donc plus rand, et un angle obtus plus petit qu'ils ne sont en réalité. C'est a se distribuant sur les deux côtés que l'agrandissement apparent des Qgles donne lieu aux déplacements et changements de direction des )tés. On corrige difficilement les déplacements apparents des lignes irsqu'elles restent parallèles à leur direction véritable ; c'est pour îtte raison que l'illusion de la figure 176 est relativement la plus luace. Les changements de direction se reconnaissent, au contrsdre, fec plus de facilité si l'on examine la figure avec attention, lorsque » changements ont pour effet de faire disparaître la concordance de ;nes qui concordent en réalité; ce n'est guère, sans doute, qu'à cause 3 la différence d'aspect que les nombreuses obliques communiquent IX lignes concordantes des figures 178 et 179, que la concordance de s lignes peut échapper à l'observateur.

n nous reste à rechercher quelle est l'influence exercée par le mouve- €nt sur la direction apparente des lignes. On voit, par des expériences mples, que cette influence s'excerce même pour des lignes droites olées, lorsque la direction du mouvement fait un angle aigu avec celle ) la ligne. Comme nous avons une disposition particulière à suivre, aidant les mouvements de notre œil, la direction des lignes les plus niantes du champ visuel, il est nécessaire, dans ces expériences, pour tmiener le point de regard de la manière désirée, de se servir d'une Hnte que l'on fixe d'une manière constante et que l'on fait glisser sur

Traçons sur un papier une longue ligne droite i4, et déplaçons la )inte que nous fixons, suivant la direction d'une seconde ligne droite qui coupe la première sous un angle très-aigu. Il est inutile de desœr la seconde ligne ; cependant il n'y a pas d'inconvénient à le faire. Ton suit du regaid le mouvement de la pointe, la ligne droite A parait [éditer, sur le papier, un mouvement qui la i*approche ou l'éloigné de pmnte, suivant que la pointe se rapproche ou s'éloigne de cette [pM. L'image de la ligne A se déplace sur la rétine, tant parallèlement elle-même que transversalement. Le premier de ces mouvements iiappe plus ou moins complètement lorsque la ligne est longue et ne

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Si rpn promène une pointe d*é|tegl#tesias«|pliaà8a^ gaufihe aa-fdassos du dessin de ZëUner et qn^on la suire de îngÊrA, la figure affecte un n^ouvement étrange : la première, la troisième etU einquième bande noire paraissent monter ; la deuxième, la qpatriëpset la sixième paraissent descendre, — ou inversement, ei la ppinte marde (de gauche à droite. Les bandes qui montent ne semblent pas paraUëkB à celles qui descendent; elles paraissent présenter des obfiquités sodtraires les unes psur rapp(»t aux autres et aussi par rapport ao {dan ds desân ; les extrémités supérieures des bandes oM^ntantes s'incliiiaiiimis le côté d'où vient la pointe, et les extrémités supérieures des binte descendantes s'inclinent dans le sens de cette direction : on vmtqae ce mouveinent apparent exagère d'une façon tout à fiiit remar^qoaUe riUuâon qui est particulière au dessin de Z oUner .

Pour voir bien distinctement le mouvement appaveqt^ il Quit doBOor à la pointe une certaine vitesse moyenne qui ne soit ni trop grands si trop petite, et y attacher très-fixement le regard. Lèraqi^on n'y parneat pas immédiatement, pn peut aussi tenir la pointe ia^obite et dépiaaa le dessin sans casser de fixer la pointe. La cause du mouvamaat a^pa^ rent est évidemment la même que dans l'expérience, dijgà viiat ik ia ligne droite unique. Nous nops rapprochons des traits obliques siiivso^ une dir^^tion inclinée« ce qui leur communique un mouvment appuifs^

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