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CALCUI.ÂE.
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(1) Pogg. ilfiJi., 1863, CXX, 118-158.
7M (575) TROISIÈME PARTiK. — DES PERCEPTIONS VIS! ELLES.
Je dnis ajouter que, pour des figurrs hier» plus petites, les i persistent égalemeot et cela jusqu'à ce que les objets se rap des liuiitea de la vîsioa distincte ; or, pour des objets aus^ petite t difTérence entre l'arc et la corde est certaîiieinent insensible, kmi lui-mêuie a trouvé que sa figure 4^ par exemple, présentait jusqu'à une distance de 9 pieds, distance où la diflferenee enl et Tare considérés ne porte niôine pas sur la cinquième déctiiiali«l
Je crois donc pouvoir dire que le principe appliqué par He par iiundt ne donne même pas une expression exacte des faits. Si V voulait aller jusqu'à le considérer comme donnant la cause vérittUi i phénomènes, il faudrait étendre les hypothèses de la théorie natifisiiq jusqu à admettre que nous avons une connaissance innée, nmi-siri ment de la disposition des points sensibles de notre rétine, maïs en de la courhurt! de sa surface. ■
Il faut encore mentionner que, dans un grand nomlife ée CW vision binoculaire est un obstacle à la comparaiscui des dtaiiiCÉI di le champ de vision. Cela tient à ce que notre vi^on nattjnslle ilq plique aux corps et que l'exercice de tous les instants a peor d de nous mettre à même de juger exactement des dimensions j|^ position des corps. Je puis reconnaître avec une grande MH^f mon index est plus gros ou plus mince qu'uti tuyau à gaa sitoéàrai mité de la chatubre, bien qull y ait une dilTérence énonaa i grandeurs apparentes de ces deux corps. Au contraire, lo mon doigt à une certaine distance de rœil, je suis trës-îi reconnaître s'il présente la môme grandeur apparente qu'un à l'extréinité de la chambre, ou, par exemple» que la bine, ne rapproche pas Yun de Fautre, dans le champ de vision, comparer. Je trouve, au contraire, que j*ai une grande regarder F angle visuel sous lequel se présente le dmgt plus petit que ceux relatifs au livre ou à la lune, tant que ^ pas ces objets au contact dans le champ de vision^ ou qi amène pas à s'y superposer.
Je croîs devoir également rapporter à la même cauâc que nous avons, d'après le-s expériences de kuiidt^ laraqm chons à partager une ligne horizontale en deux pai'ties r^galeat ^Él trop grande la moitié droite, en faisant usage de Tœil droit, el llM gauche, pour Tu il gauche. Pour une Hgne de lOO*"* de loiigiieorJ| à une distance de 226'"", d'après la moyenne de 40 ob«rvalidO*t W gauche plaçait le milieu à 50"'°*, 33 de rextrémilé gauche, €ir«il< à A9'"'%8Ââ âculetut^nt de cette exu^émité. Ces différeiiott da ( de 0""%i55 enti*e le mibeu apparent et le milita ré^l
s IS. MANIÈRE DONT SE REMPLIT LA TACHE AVEUGLE. 788
ïÂen jluB faibles qae œlles qui existent entre les différâtes observations et la moyenne, erreurs dont la moyenne était de 0'"",50 et de 0"",66, de aorte qœ cette différence ne devient sensible qu'en faisant un grand nombre d'expériences«
Cette aberration peut provenir, ce me semble, de ce qu'en regardant binooulabreroent nne ligne divisée en deux parties ^les, nous avons rhatntude de la tenir en face de nous, symétriquement par rapp(Ht à la tète, d'où résulte l'habitude de voir la moitié droite plus grande avec l'œil droit et la moitié gauche plus grande avec l'œil gauche.
PlRir finir la description du champ visuel, nous avons encore à parler de ses limites et de ses lacunes. — Son étendue comprend tous ceux des points de l'espace qui nous entoure dont la lumière peut encore pteétrer par la pupille et atteindre des parties sensibles de la rétine. 11 faut excepter du champ visuel les parties de l'espace, telles que cdies situées derrière nous, dont la lumière ne peut jamais arriver à notre rttine par la voie ncxinale. La surface de notre champ visuel répond dmc à l'image de la rétine projetée en dehors, et ses limites, à celles de la rétine. Nous avons conscience de cette délimitation, nous savons (pé la vue ne nous fait rien percevoir des objets situés derrière nous, et, avec un peu d'attention, nous pouvons indiquer sur le champ de la liaim indirecte quels sont les objets qui sont encore visibles sur le bord du champ visuel, et quels sont ceux qu'on n'y voit plus, autant que le permet la grande confusion des impressions perçues par les parties extrêmes de la rétine. 11 faut remarquer ici qu'il y a, dans la aeDeation, une différence essentielle entre la partie du champ visuel (supposé prolongé) qui est toujours invisible* el la partie visible de ce chaiDp qui nous échappe à un certain moment, par défaut de lumi^. La sopjvession de toute lumière extérieure laisse devant nos yeux un diamp obscur d^imité : nous savons parfaitement que l'espace situé iorrière nous ne nous parait pas sombre, mais que nous ne le voyons ibscriument pas. La sensation de l'obscurité est celle du repos ou, si Ton veut, elle est l'absence de sensation dans les parties de qotre a{^rail nerveux visuel qui seraient susceptibles d'excitation. A cette senrépond, dans la perception, l'idée départies de l'espace situées nous et qui n'envoient pas de lumière à notre œil ; c'est donc là nn renseignement déterminé, quoicpie négatif, sur l'état objectif de ces parties de l'espace. Mais aux parties non visibles de l'espace ne corres* piHid aucun organe sensible qui puisse remarquer et distinguer en lui- Mièiiie un état de repos. Dana la perception, tout ce qu'on peut en dire, cfest qu'on n'est pas renseigné sur elles, qu'on ignore si elles sont
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claii^es ou obscures, — C'est là une disUnctiuu qu'il ne faut (mpenlre
de vue.
A riutérieur môme de notre champ visuel il existe, répondant à h papille tki nerf optique, qui est insensible à la lumière, une lacuJï€ en nous ne voyons rien. La position et retendue de celle partit* oot M déterminées au commencement du paragraphe 18 ; on y a égiloHi démontré qu elle est réellement insensible à la lumière. Nous «mil examiner maintenant comment nous apparaît la partie cormpooàMt du champ visuel.
Le cas ordinaire, c'est que l'existence de la lacune du champ râoei nous échappe absolument et qu il nous est impossible de fixer Mit attention sur ce qui devrait apparaître dans cette lacune. Cestœqai n'a pas seulement lieu lorsque la notion des objets qui répondenlili lacune de Tun des yeux est complétée par les perceptions de aofl nère ou lorsque, un seul œil étant ouvert, les mouvements qu'il déplacent constamment la lacune dans le champ de vision» de à faire appai*aître successivement les parties qui ont pu n*èti9 ptt vues. Alors même que nous maintenons le regard immobile, nouait pouvons non plus remarquer la lacune, lorsque la partie qui TetiUKire, dans le champ visuel, forme un fond d*nn éclairage et d'une uniformes ; tonte celte partie du champ nous parait alors sans interruption, par la couleur du fond. La nature des objets qû trouvent alor^ réellement dans la lacune du champ visuel est ment indilïérente : ils disparaissent, comme nous l'avons déjà U plus haut, il faut remarquer, à ce sujet, que nous ne faisons meut pas usage de la vision indirecte pour nous renseigner sur la fi la grandeur et la disposition des objets qu'elle nous fait voir, nous ne remployons guère que pour obtenir une sorte d'esqi sière des objets qui environnent le point fixé, sur lequel nous notre attention, et pour nous permettre de porter immédiateineot attention sur les phénomènes nouveaux ou insoliU's qui peuvent raîlre dans les parties latérales du champ visuel. On compraÉ qu'une partie du champ visuel qui, comme la tache avengtet ne p*i jamais présenter aucun phénomène et, par conséquent, axictm mène remarquable, ne peut jamais, dans les conditions devenir l'objet de notre attention. J'ai même vu des geiis wpM r éducation et de rinstrnction , des médecins pai' exemple, ne pes à constater la disparition de j^etits objets sur la tache aveiq^ nous nous exerçons, par des expériences d'optique pbysDlflBifii^ reconniiître des objets à la vision indirecte, ce n*est d'abord ijie^f* grands objets, qui contrastent avec l'entourage par teur clirté, ^Xt