‹ Optique physiologiqueChapitre 161 sur 228 · MANIÈRE DONT SE REBfPLIT LA TACHE AVEUGLE. (Ô8i · texte numérisé non relu

MANIÈRE DONT SE REBfPLIT LA TACHE AVEUGLE. (Ô8i

Si nous tenons, devant le second œil, un verre bleu^ il faut évidemment remplacer partout le blanc par le bleu*

6) Regardons un champ blanc, présentant une tache noire qui réponde à la lacune a ; sensations :

en a : rien, en b : blanc

en ce : noir, en ^ : blanc

et nous voyons

en A : noir, en B : blanc.

6) Après avoir maintenu pendant quelque temps la fixation exigée

par l'expérience précédente, regardons un autre point de la surface blanche ; nous voyons alors une image accidentelle claire de la tache noire, qui répond également à la lacune. Ainsi la faible différence qui existe entre le blanc un peu plus clair de l'image accidentelle et celui un peu moins vif du fond suffit déjà pour détermhier la sensation visuelle de la lacune. Il peut résulter de là des contradictions apparentes avec l'expérience 3.

7) Je modifie les conditions de l'expérience précédente en tenant de-

vant l'œil aby un verre vert et devant «p un verre rouge; fixant d'abord de telle manière que la tache noire réponde à la lacune a, je la vois vert-noir, à peu près comme |si je la voyais avec la lacune a, à travers le verre vert. Mais, en réalité, c'est une couleur qui se produit dans l'autre œil, en a, par contraste avec le fond rouge p. Lorsqu' après avoir fixé un peu de temps, je fixe ensuite une autre partie du papier, la partie A du champ visuel me paraît rouge pur, comme si je la voyais avec Tœil ap. Mais, dans ce cas, c'est l'image accidentelle d'un rouge plus clair, résultant de la contemplation préalable du noir, qui distingue a de P et détermine ainsi l'impression.

1 me parait donc résulter de ces expériences que l'impression reçue K détermine l'image, au moins lorsque a se distingue nettement de u* son intensité et sa couleur. Cependant, même alors, a n'est pas leule influence en jeu.

J) Je regarde, d'£d)ord avec ab seulement, un papier gris clair, sur lequel un pain à cacheter blanc répond à la lacune a ; puis j'ouvre l'œil oP après l'avoir muni d'un verre rouge. La sensation est alors

en a : rien, en b : gris,

en a : rouge.

enp: rouge faible;

je crois voir

en A : blanc-rouge.

en /? : rougo gria^

7M (M) TMBBKB lAKIB. -

I^ nioge qui «inpantl ea «, kcBqne r cBil a6 1 testaUemeDl fdossitaiéqa'flnerea^en A» locaqM «i ^ ouvert, el oda Ueo qoe «iie lecmeaaoïDeae^^ aoDl analogues loraqnron se aorl de vomà aoInBamt edoite. ta dBflfoence defenûl enooœj^ nette Ifira^ dnpûn à cacheter Uup, un pain rooge qui, yaàtnmnle Yorre ronge, préaenlaiilemèoieafliiect que le pain blanp» Ihûa, an» longtemps que rœil est fermé derrière le Terre, le pain à cacheter ronge d«t être caché par nn écran de même cooleor qne le fond, afin qn'O ne s'en predin8epasd*ifla|ige aeddenttile qui annot pour eflBst dTenaffinbfirleimigeetd^le ittdregris an moment de la comparaiBon* Dans œ dernier cas, c'est incontestaUeomt Finfloenee dn&nd gris en 6 qui nons &it paratire dr blanchâtre. Tons ces phénomènes peirmit être ramenés à la loi sm^ante : Dam la vision MÊoeuhA^^ ia partie k gideorre^Mmdâ h heuM dans kekan^ visuel nmi^ d'auianiplus enchdrau en sombre sar h fimdB^ que nosiskivej/em réellemeni plus claire au phts obscure dans foutre ont (« «r p). la ooloiation comnrane dn chmnp visnd «p ne se tranaonel pM & b^ iB l'antre aSL ; mi considère la diffl^nmoe qm «idste a^tre « et p comme applicable aosû à a et 6. Nous retrouverons des drccmstances analogues en parlant du contraste binoculaire.

On a pu se trouver embarrassé par les phénomènes subjectifs qui se présentent précisément à l'entrée du nerf optique, tels que les gerbes lumineuses qui accompagnent les mouvements rapides de Tœil et les cercles clairs ou sombres que produit l'excitation électrique. On ne peut les expliquer qu'en admettant une excitation des parties qui entourent immédiatement le nerf optique. Pour l'excitation électrique, l'explication est sans doute simplement que la partie tendineuse du nerf optique située derrière la sclérotique, conduisant mal l'électricité, rend difficile l'excitation des parties rétiniennes qui sont situées devant elle, ce qui les fait contraster avec le reste du champ visuel. Un courant ascendant, qui éclaire le champ visuel, fait paraître obscure l'entrée da nerf optique, qui conduit mal Télectricité ; un courant descendant, an contraire, qui obscurcit le champ et le rend jaune rougeâtre, donne à l'entrée du nerf un aspect lumineux et bleu.

En ce qui concerne les gerbes lumineuses qui accompagnent les mouvements rapides de l'œil, on ne peut pas démontrer l'exactitude de cette explication, mais cela est possible pour les taches sombres correspondantes, qui apparaissent lorsqu'on tourne fortement les yeux de côté en les portant sur un champ uniformément éclairé. — Si Ton dirige

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