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POINT DE CROISEMENT DES LIGNES DE VISÉE

les yeux à gauche, on voit, avec l'œil droit, une tache située à droite du champ visuel, tache dont le bord droit est très-bien limité, tandis que le bord gauche, celui qui est tourné vers le milieu du champ visuel, est très-vague. C'est bien là que se trouve la lacune du champ visuel ; car, si l'on amène la pointe d'un crayon en avant de ce bord interne de la tache sombre, cette pointe disparait, ce qui n'a pas lieu dans les autres parties de la tache sombre. — Par contre, en portant l'œil gauche à gauche, on voit la tache obscure apparaître entre le point de fixation de cet œil et sa tache aveugle. Ainsi, en tournant les yeux à gauche, on diminue la sensibilité des deux rétines à gauche des nerfs optiques (dans le champ visuel, la tache obscure est à droite) . C'est là le côté où le nerf optique, en se tendant sur la sclérotique, l'enfonce probablement un peu, ce qui a pour effet de tirailler la rétine. On peut donc démontrer que ces taches sombres ne répondent pas précisément à l'entrée du nerf optique, mais à son bord. Les phénomènes lumineux du champ obscur occupent sans doute la même position que ces taches sombres, ainsi que cela a lieu pour les phosphènes ; je crois même, en j faisant spécialement attention, avoir constaté que la pointe de l'une ^es gerbes atteint le point de fixation, comme le fait l'une des taches sombres. — Le lecteur est prié de corriger conformément à ce qui ])récède, ce qui avait été dit page 270, relativement à la position de ces taches.

Lorsqu'on regarde deux points inégalement éloignés dans le champ visuel et pour lesquels, par conséquent, Tœil ne puisse pas être simultanément accommodé, an moins Tun des deux apparaît sous forme d'image de diffusion. Le cône lumiinox qui forme ce cercle de diffusion est limité par l'ouverture de la pupille, et le Jijfoo qui passe par le centre de la pupille coïncide avec l'axe de ce même cône. Si donc les centres des cercles de diffusion de deux points inégalement éloignés, fiennent se placer eu un môme point rétinien a, ou si l'image exacte d'un point coiocide avec le centre du cercle de diffusion de l'autre point, les deux rayons qii, provenant des deux points de l'espace, passent par le centre de la pupille, ^faif ent complètement coïncider, ou le rayon qui passe par les deux pointai de 4b l'espace rencontre nécessairement ensuite le centre de la pupille.

Or le centre de la pupille se trouve à l'intérieur du système optique de l'œil, €Btre h cornée et le cristallin. Par conséquent, les rayons subissent une réfraction jiaat d'arriver à ce point et une nouvelle déviation après l'avoir traversé.

Les rayons qui partent du centre véritable de la pupille sont réfractés par la «ornée de manière à paraître venir de l'image que la cornée donne du centre de Il popOIe. Inversement, les rayons qui, venus de dehors, convergent vers l*ia^^^ 4a centre de la pupille, passent par ce centre lai-même*

Ain» Timage que la réfraction des rayons par la cornée donne du centre ^ %

746 (581) rmimm partie. - ÏÏES PEnCEPTIONS VlSrETJ.KS. I ». papille, est l<? point ifue nous avnns désîjgiié siïiis k* iiotii dt* point df frammui des lignes de innée. Lôrsc|iii' cIlhix poinlH liiniineuï se trouvent, en aTajit(kr«ib sur une ligne droite passant par oe {)oiat, les centres de leurs cercles de difluMi coïncident snr la rétine.

J'ai également calculé en niillimèlres la distance qui sépare de ta cxviièe«li point de croii»ement des lignes de visée, pour rœil schématique qui a été okét page \Bk*

Diitanco du centre de la pupille

Distance de la cornée »u point de croisement

des tîgnes de visée. .,.«... • . . , .

Distance du point de rroisement au centre de

h pupille.

ACCOIMODATIO»

HOCh LOI?i.

l'ÛlR PRlâ.

Pour déterminer le sommet de Tangle visuel, lorsque l'œil s^accommoife di|M fois pour Fobjet ol>servé, il faut procéder anlroment» parce que le» nrillMiÉ raccommodation sont accompagnées de déplaceojenLs des points nodaot. féé h ] moyen le plus simple de trouver ce somtnet dans ces conditions

Supposons que le point A (lig. 185) soit le sommet cherebé; SOieilt liÀiiCÀ | deux lignes droites qui, passant |)ar ce point, furineutdes îDgteK éguix affctTl

cr

Fï€. 185,

optique EA et se trou?eut dans le même plan que cet ite. On ( objeLs, tels cpie les deu\ tlèclics dr}nt les extrémilét se troilTtlII SOT I et (A, donnent tous deux des ituages ré tiaiennes égales FC, lofiqaiMl accommodé exactement pour les extréiiiiiés de ces obj^tn. Soétot nnàiMttc l* riniage de A dans l'œil re^ard^int nu loin et //, rimage di €• palM dia '^'^ M voyant de près. Si nous coiLsidérous las lignes DA et CÀ tmsmmémTÊi19m ^' ^ réfractent de telle manière cpie, dans le C(trps vitré, iU drverfsriit de Bl «*'» ***^ |K>ur aller respectivement en F ei en G. ^^r

Qu'on imagine maintenant en ri. uti tNaiit obkl «t iMfOairiiarililti R>^ - 1

I ». PARALLAXE ENTRE LA VISION DIRECTE ET LA VISION INDIR. (585) 747 » Sq^ et respectivcmeDt en B^, ses images optiques (S^ et p,, d*après Téquation là) de la page 70, on peut écrire, entre ces images et les angles DACy FB^G^ Fi9^ G, la relation

n,a tang -^ = n.p^ Ung —^

If et n 2 étant les indices de réfraction de Tair et du corps vitré. Mais comme

FB^G FB

^^"^ -f" = BB

FBM FB

'''^-T' = Brr

I vient

Po : Pi = BB, :BB,.

Le sommet cherché de !*angle visuel est donc caractérisé par celte propriété |oe s*il s'y trouve un petit objet (virtuel) perpendiculaire à Taxe, les changements [*acconmiodation font augmenter la grandeur de son image proportionnellement i h distance qui sépare cette image de la rétine.

Si Ton calcule la position de ce point en se servant des moyennes des valeurs les constantes optiques indiquées page 154 pour l'œil regardant successivement ie près et de loin, on le trouve situé à 2°*°*, 942 de la cornée, de sorte qu'il coînide presque exactement avec le point de croisement des lignes de visée de l'œil egaidant au loin, point que j'ai trouvé tout à l'heure situé à 3"", 036 de la ornée. Aussi, dans les applications pratiques, pouvons-nous considérer ces deiix oints comme coïncidant, d'autant plus qu'avec le degré d'exactitude avec lequel oos connaissons actuellement les constantes optiques de l'œil, on ne peut pas ^ndre de différences aussi petites que celles dont il est question ici

D'après ce qui précède, il serait donc indifférent, relativement à la grandeur e l'angle visuel de l'œil immobile, que l'accommodation se fasse pour les points observer ou pour l'infini.

La différence entre l'angle formé par les lignes menées de deux points extésors au point nodal de l'œil et celui compris entre les lignes menées des mêmes iota au centre de rotation de l'œil, a été nonunée par Listing (i) parallaxe ire le$ positions apparentes des objets dans la vision directe et dans la vision directe. Je préférerais, dans cette dénomination, prendre pour sommet du emier de ces deux angles le point d'intersection des lignes de visée (2), parce le deux points de l'espace ont la même position, dans la vision indirecte, lors- ■"Bs se trouvent sur la même ligne de visée.

(i) Beitrag zur physiolog^ischen OpUk, Gôtting^en, 1845, p. 14-16.

(2) Listing nomme lignes de visée les lignes menées de Tobjet au centre de rotation de

748 (888). THOISIKMK PAHTIE, — DES PEHCEPTIONS VISUELLES. | 21 Getle ptrallâxo e^C nulle lorsque tes objets sont à rinfiiii ; car, potir de§ ohjet^ .ift&liilieiltléloignéSi tes dcui aiigle<î h coniprcr ottt h tfrs cù\vs paniilcte^ ch^cmi à chacoD. Si un ïm?u1 des objet?) e>l à rmllui, It^ panllâxe en question indiqua é eombieii l'objet le i^iis miprocM paraît se dépiaoer devant nn fond inbûiiNBt éloigiié, loraqaVm dirige te râ||^

Afia de poavoir, dans ee cas qui est relati?enieiit le plos aimple,^ comparer b grandeur de la parallaxe en question avec les îneiactttud^ de racœmtnodalîoft,

soient o (fig. 186) le cenlre de rotation de l'œil, oc^=oe^= ^ h disiancf do point d'inierscetioji des lignes de visée, SupfKisons qu<» rabjei k \A\l^ yM|ié soit situé sur nn, soit ù Pobjet le plus voisin; kmju'on Hxq dtrecimieni Ai er point iKirait être mr hg et il magique les parties du fond inflnitnent éloigna qui i^ trouvent sur celle direction* Mais si Ton fiie suivant la direction oti^ k point d'iiilerscclion des lignes de visée se trouve en e» et h apparaît sur la direction f/. L'angle ^bc^fèg^ i est donc la parallaxe entre la vision directe et la itm indirecte. Désignant par p la distance entre à et c, on a

eh

u sio a

p + a (! — cos a)

Soient P le diamètre de ta pnpille à travers le cristalUa, ff la distance dti iifcr

atitérieur au point d'inteniection des lignes de visée ; d'après réqualion tb)ilcii

page 135, on obtient» pour le diamètre p du cercle de diffusion de ô, dans un œI

accommodé pour loin,

cl sî nous nommons n Tangle sous lequel le rayon du cercle de dil projeté iur le fond situé à rinQui et fk distance du point uodal de ta foyer postérieur, on a

Umn = - = A

datB la valeur de lang t» négligeant q (iC^jS) à câté de f (distince d« fobjrtlt on a

tang I = ,

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