‹ Optique physiologiqueChapitre 163 sur 228 · PB · texte numérisé non relu

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Mais d*après les valeurs indiquées plus haut pour l'œil regardant au loin,

U= 45,869 millimètresy o = 40,621 — ;

P peut osciller entre 3 et 6 millimètres environ ; pour la première de ces valeurs on a

a < 8*^,40, et pour la seconde, a < 47*»,33.

Tant que le mouvement de l'œil n*est pas plus grand que ces valeurs de Tangle «, le déplacement qui accompagne le passage de la vision directe à la vision indirecte n*est pas plus grand que le rayon du cercle de diffusion sous lequel on voit le point le plus rapproché.

Si Ton considère, en même temps, l'excessive confusion de la vision indirecte à 8* du point de r^ard, on comprendra pourquoi ce n'est qu'exceptionnellement, lorsque, par exemple, un point très-brillant appardt derrière le bord d'un écran obacor, que nous remarquons la modiGcation de l'image qui accompagne les moiivements de l'œil.

Je Ttis encore citer deux pièces importantes pour Tintelligence des phénomènes visuels : ce sont les observations faites par Gheselden et par Wardrop sur deox aveugles-nés auxquels ces opérateurs rendirent la vne à un âge relativement «vanoé.

Gheselden avait opéré un garçon de treize ans, porteur de cataractes contres-opaques. — Voici ce qu'il rapporte (1) sur la manière dont ce I distinguait les formes '• « Dans les premiers temps, loin d'être en état d'ap- IHécier les distances, il s'imaginait que tous les objets qu'il voyait touchaient ses jeux, de même que les objets sentis sont au contact de la peau. Ce qu*il aimait le inieox, c'étaient les objets lisses et réguliers (soit à cause de leur brillant, soit IMTce que l'analyse de leur impresion visuelle est plus simple et plus facile?) bien f|B'il ne sût pas se laire une idée de leur forme, ni se rendre compte de ce qui ht plaisait dans un objet. Il ne se faisait pas d'idée de la forme des objets et ne ki reconnaissait pas, quelles que fussent leurs différences de forme et de grandeur; nais quand on lui désignait les objets qu'il avait reconnus d'abord à Taide du loucher, il les consid érait très-attentivement, afin de les reconnaître plus tard. A cause du nombre considérable de choses qu'il avait à apprendre à la fois, il en

(1) Phii. Transad,, 1728, XXXV, p. 447-450. — Smith, Oplics, Remarks, p. 27.

730 (588), TROISIÈME PARTIE. — DES PERCEPHONS VISUELLES. Vm. oubliaii beaaooop et, comme il disait, il appiwait à ooniiallre et ovibMtde mmveau mille choses en un jour..... Ainsi, par exemple, après avoir sonvent ooafmdn le chien et le chat, il n'osa pas s'informer de nouveau à ce sujet; mais on le vit attraper le chat, qu'il reconnaissait par lé toucher, puis, après l'aror eummé att^tirement, le relkbaF e« diniK : « Vai MboC, je ta reconnakiai à r«f0nir ». On crut d'abord qu'il n'avait pas tardé à comprendre ce que représentaient des images qu'on lui montrait, màs on s'aperçut par la suite qu'on s'était tronfé : il remarqua subitement que les tableaux représentent des omrps solides; jusquelà, il ne les avait considérés que comme des plans couverts de difiérentes oooleanL Ge qniiôoiyuà sa surprise, c'est qu'il s'attendit alorsàoeque ks labieanx U (urésentassent, au toucher, la même sensation que les objets représentés, et ma étonnement fut extrôme eu .remarquant que les parties que les effets d'ombre et de lumière frisaient paraître rondes et inégales, semblaient unies H la muo, comme le reste. Il demandait quel était le sens qui le trompait, si c'était le loicber ou la vue.

> Lonqu'on tal montra le portrait de Ml pteé dans un médaiftDB de h aiMbe de sa mère, en lui disant ce que c'était, il en reconnut la reaseaililaiioe, nul témoigna une grande surprise; il demanda nomment on avait pu repiéKotefe figure si grande dans un espace si restreint, ajoutant que cela lui aurait piniM aussi impossible que de mettre le contenu d'un boissein dans une pinla

9 Au otHumencement, il supportait dUBdlemeift la tamière et tout es q/t voyait lui paraissait d'une grandeur démesurée : en voyant des objets pins gnai^ il reconnut que ceux qu'il avait vus d'abord étaient plus petits, parce qui» pouvait pas se représenter de lignes en dehors de l'étendue qu'il voyait ; il mk bien, disait-il, que la chambre dans laquelle il se trouvait n'était qu'une partie de la maison, mais il ne pouvait pas concevoir comment la maison entière ponraii paraître plus grande que la chambre

» Une année après qu*il eût recouvré la vue, on le conduiat sur les daaei d*£psom ; Taspect du vaste panorama qu'on en découvre lui fit un plaisir extrême : c'était, disaii-il, une nouvelle vue.

» Lorsqu'on lui opéra le second ceil, il dit qu'avec cet œil les objets hii para*saient très-grands, mais moins, cependant, qu'ils n'avaient fait d'abord pair l'autre œil Quand il regardait le même objet avec les deux yeux, il le troawait deux fois plus grands qu'en employant celui qui avait été opéré d'abord, iiiiii» autant qu'on put en juger, il ne vit jamais double ».

Il faut faire remarquer ici que, quelque opaque que fût le cristallin, l'aveogh n'en avait pas moins été toujours en état d'apprendre comment il devait diriger les yeux pour recevoir du soleil la sensation la plus brillante, c'est-à-dire, pov regarder le soleil On ne pouvait donc pas le considérer comme compiéteoieil | inexpérimenté dans l'appréciation de la position des objets d'après la directioo do \ regaitL II est même invraisemblable que le cristallin diffuse jamais la lumién [ d'une manière assez uniforme dans toutes les directions, pour que les parties de rétine voisines de l'endroit où devrait se former le foyer des rayons ne soient pas ; un peu plus fortement éclairées que le reste de cette membrane. Cda doit pouvoir suffire pour la production d'un certain degré, très-imparfait et inVincxaci.

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