‹ Optique physiologiqueChapitre 172 sur 228 · INFLUENCE DE LA PERSPECTIVE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA PERSPECTIVE

mon erreur que je compris que la perspective fait paraître les objets plus petits.

A la conndssance de la grandeur s'ajoute, dans un grand nombre de cas, celle de la forme des objets, surtout dans les cas où ils se recouvrent partieUement Lorsque nous voyons, par exemple, dans le lointain, deux collines dont l'une cache en partie le pied de l'autre, nous en concluons que la première est en avant de la seconde ; car s'il n'en était pas ainsi, il faudrait que la seconde eût une partie surplombante, telle que les collines n'en présentent jamais, et il faudrait de plus, que par une coïncidence bien extraordinaire, ce contour surplombant se trouvât précisément sur la continuation du profil de la seconde colline. Ce serait là une interprétation possible de l'image, mais qui serait contraire à toute expérience. On peut naturellement faire la même remarque pour toutes sortes d'objets qui se masquent en partie. Même lorsque leur forme nous est absolument inconnue, il suffit, le plus souvent, de reoiarquer que le profil de l'objet antérieur se continue sans interruption après avoir rencontré celui de l'objet postérieur, pour les distinguer l'un de l'autre. On peut facilement provoquer, au contraire, une illuâon en tenant une feuille de papier de manière à cacher une partie de l'objet antérieur, le bord de la feuille paraissant faire suite avec le tour de l'objet postérieur.

Parmi les iUusions qui reposent sur ce principe, les plus remarquables sont celles qui se produisent en présence de surfaces réfléchissantes ou réfringentes qui projettent une image optique entre elles-mêmes et Tobservateur. — La plupart des personnes ont de la difficulté à s'assurer que cette image est aérienne et située en avant du miroir ; car on voit des lacunes dans l'image aux points où le miroir a des taches, l'image est limitée par le bord du miroir, et, en général, toutes les petites irrégularités du tain se voient distinctement à travers l'image. L'image parait être l'objet recouvert, ou postérieur, tandis qu'elle est, en réalité, antérieure. Il n'est pas toujours facile d'éviter complètement Tillusion, même lorsqu'à l'aide de la vision binoculah*e, des mouvements de Tœil et des variations de l'accommodation, on met en jeu des éléments sensuels qui définissent, sans aucune équivoque, la position vraie de l'image. Le meilleur moyen est encore de disposer, dans le plan de l'image, un écran avec une fenêtre qui permette de voir l'image sans laisser paraître le bord de la surface réfléchissante ou réfringente qui la produit. L'observateur voit alors facilement que l'image est située dans le plan de l'écran (1).

(1) Voyez, à ce sujet, Doye, in Pogg, .4fiw., LXXXV.

mxm nftoisitiiB ftamk^ on fBKvnom visomun. 9m Il est à pmpu» defttiiiri}iifir fei cpbi Imtn l»|btti swtwwlir les phénomènes visuels subjectifs paraissent toujours projoMi m^ mstm dM «fa|eti vlsOdes daDîIe cluolip visiiiL CkomMëwiniiditaB sidAplâMiiëiifteixim^igtliaillisai^^ «Élil«8lii«vfc

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Follet perftt possède taie fennêffiM êertiiiie mgti^^iêipmmim k vm interprêtadoa eo^pemlle eaéeti de fimiii perspeettve #!§ liM etfre, séH l'objet, soit w iesHo qid U.ieprtseilie tl)i Lels^ Mi fifeas le deesia é'aaiittalsMi; d'ine «dSe ëti tfa«tNi pmdÊlÊÊ M rindnstrle huaihltiei aêiti pettvoàs ë^ëtifi <pie letafi iagii Idli droits et que leurs surfaces sont planes, cytoitil^ miÊfMkfÊk Gela suffit pour qu'un dessin en perspective nous permette de nous former une notion exacte de l'objet. Nous comprenons sans difficulté et nous interprétons correctement le dessin perspectif d'une maisoii oo d'un appareil de physique, alors même qu'il représente des détails très-compliqués. Si les ombres sont exactement reproduites, Yaipa^ en devient encore plus facile. Mais c'est à peine si le dessin le mieot exécuté ou même la photographie d'un aérolithe, d'un bloc de glace, de certaines préparations anatomîques ou d'autres objets d'une confonnar tion irrégulière, nous permettent de nous représenter la forme solide de ces objets. C'est ainsi que les photographies de paysages, de rochers, de glaciers, ne présentent souvent à l'œil qu'une confusion presque inintelligible de taches grises, tandis qu'une combinaison stéréoscopique d'images de ce genre donne la représentation la plus saisissante deU ' nature.

Quand on regarde de ces produits de l'industrie humaine, fûttots principalement de parallélipipèdes rectangulaires, de surfaces cyBndriques et sphériques, en s'en rapprochant suffisanunent pour que les parties antérieures se présentent sur la rétine à une échelle notablement

(1) RECU.UIGHAUSEII, ia Archiv fGr Ophthalmologie^ V, 2, p. 163.

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