III
1866. F. G. DoNDERS, La vision binoculaire «tla perception de la 3*^ dimension (extrait des
Archives Néerlandaises^ 1866, 1).
1867. SCHWEiGGCR, Beitrâge zur l.ehre vom Scbielen, in Klin, monatshL /. Augcnlteilk.,
— A. V. Graefe, Symptonienlehre der Augenmuskellahmungen. Berlin, p. 60-78.
(Die Identitiitslebre, in Sonderbeit mit Riicksicht auf paralytische Diplopie. )
§ St. — Antaconlsnie des champs visuels.
Nous avons vu, dans les deux paragraphes précédents, que dans la vision binoculaire naturelle, nous projetons devant nous, dans l'espace, des images des objets solides ; mais que, d'un autre côté, lorsque nous portons notre attention sur le champ de vision commun à n: s deux yeux, nous pouvons voir, comme superposées Tune à l'autre à la siuface de ce champ, les deux projections perspectives différentes que k< objets produisent sur nos rétines. C'est le premier de ces deux modes de vision qui se présente de préférence lorsque nous regardons des objets solides, et que, par suite, notre attention est concentrée sur ces objets. Nous dirigeons toujours alors les lignes visuelles des deux yeux sur Tobjet qui attire notre attention, et par conséquent nous le voyoutoujours simple et net, sans nous préoccuper des objets plus rapprcchés et plus éloignés, qui pourraient paraître doubles à la vision plus ou moins indirecte. Pour voir des images doubles, il faut au contraint' considérer nos impressions visuelles en elles-mêmes et chercher à faire abstraction des objets que nous percevons. Le moyen le plus commode pour voiries images doubles et les phénomènes correspondants de coiigruence et d'incongruencc des différents points des deux champs visuels, c'est de regarder, non pas les objets réels, mais deux dessins différents qui présentent des lignes et des champs différemment coloria ou éclairés, et analogues à ceux que nous avons employés pour trouver les parties correspondantes des champs visuels.