C.q.ti
i 46. THÉORIE DE LA LUEUR OCULAIRE. (175) 936
3) Jjonque ^ coïncide avec t image de «.
Admettoag d'abord que ^ coïncide exactementt en grandeur et en pontioa, avec lifflage de «» alon « coïncide aussi exactement avec l'image de |S, et toute la lumière émise par «, qui traverse les surfaces rébîogentes, arrive en |3, et réciproquement toute la lumière qui traverse les surfaces réfringentes en venant de (3» teacoolre m
Gooserfoos tas noCttiooa de la figure 01| mais figuront-noui l'élément fi plaaieBy,
Pour ta qiuntité de lumière JTt Quit v^nue de « dont l'intensité est fi|* H, mawtre les aurbces réfringentes, et atteint par conséquent p, on a
^=- V^jfï) «•)•
et pour la quantité F qui, venant de ^ dont Tlntensité est n^^H, rencontre les soÂces réfringentes, et par suite Télément a, on a
Gomme ^ doit t»n l'image de «, on a, d'après l'éqaadon 8b) da § 9 (p. 7&), oi se nppelant que a et p sont des surfaces semldables, et par conséquent proportion- Bdid aux canes de leurs dinwosioiiB linéaires,
p (GC-F,)»' t( tomme, de plus, d'après l'équation 8a) dn § 9, on a
ai-sasoit iFi-'^-GC^'
Homme F^ : F^sszn^ i ii,t0na
an
En combinant 3a), 3b) et 3c), on obtient enfin
X=Y. Cq. f.d.
S l'un des deux éléments, a par exemple, était plus grand que l'image de p, les parties de a qui n'appartiendraient pas à l'image de (3 n'enverraient pas de lamière vers |3 et n'en recevraient pas de (3; il n*y aurait donc rien de changé ni à JT ni à F, et notre proposition resterait exacte.
Obêervùtionu — 1) Toute la démonstration peut aussi bien s'appliquer à des systèmes Mrét eompoaéf à la Ibis de turfiices sphériques réfringentes et réflécîiissantes.
2) Pour que la proposition 8oit applicable, il n*est pas nécessaire que la surflkce éelaimili et la suifaco éclairée soient în Animent petites, pourvu qu'elles le soient astei pour que les cosinus des angles d'incidence des rayons sur les surfaces réfringentes ne différent pat seoai* blement de l'unité : en effet, si la proposition est vraie pour deux éléments quelconque 4^ deux surfaces, elle l'est aussi pour les surfaces entières.
Si, pour appliquer à Téclairagc de Tceil la proposition que nous Tenons de démontrer, nous plaçons Tun des éléments de surface sur la rétine de l'œil observé, et si nous remplaçons Tautre par la pupille de l'observateur, négligent d^ailleurs la différence entre la réfraction de l*bumeur aqueuse et celle de l'bameBr vitrée, et supposant qu'on ait placé entre les deux yeux un système qadcoBfie de surfaces sphériques centrées, réfringentes ou réfléchissantes, la propositioolll peut s'exprimer de la manière suivante :
Proposition m bit.
La giumtité de lumière qui, venant d'un élément de la rétine de FosU observé, pénètre dans Vœil de robservatcur, est égale au produit de rintendU avec laquelle l'élément de la rétine est éclairé par la source lumineuse, multi- : piiée par la quantité de lumih^e qui viendrait de la pupille de l'observateur à cet élément rétinien, si la pupille de Vobsei*vateur possédait une intensité égale à 1.
Soient H l'intensité avec laquelle l'élément de la rétine est éclairé par la source lumineuse, k la quantité de lumière qui arrive à l'élément rétinien en venant de la pupille de l'observateur, cette pupille possédant une intensité égale à 1 ; d'aprèi • la proposition qu'on vient de voir, k serait aussi la quantité de lumière qui, de l'élément rétinien, s'il avait l'intensité lumineuse 1, arriverait à la pupille de l'observateur. Mais comme l'intensité de cet élément est II, la quantité de lumière qu'il envoie réellement à la pupille de l'observateur est Hk, conformément ï notre énoncé.
Cette proposition III est, pour ainsi dire, le développement de la précédente, puisqu'elle donne les déterminations quantitatives qui manquent dans la proposition IL La démonstration ne paraît s'appliquer, au prentier abord, qu'à dcf ophthalmoscopes sur les surfaces réfringentes et réfléchissantes desquels les rayons tombent presque perpendiculairement, et n'éprouvent pas d'affaiblissement coniddérable ; mais il est facile de voir qu'elle s'applique aussi à l'éclairage de l'œil aa moyen de lames de verre réfléchissantes placées obliquement ; car la lumière non polarisée qui traverse une lame de ce genre en allant de l'œil obsenatearà l'œil observé, éprouve un affaiblissement aussi fort que celui qu'elle éprouverait en suivant la direction opposée.
Proposition IV.
Lorsqu'un observateur voit, à travers un système centré de surfaces sphériquet réfringentes et réfléchissantes, une image nette d'un objet lumineux, si laperte de lumière sur les surfaces est négligeable, choque port ion de l'image lui parmi aussi éclairée que lui paraîtrait la partie correspondante de l'objet^ vu sansk
^^ *^- THÉORIE DE L'OPHTHALMOSCOPE. (i/i) 237
«ww* (tmitrumenis d'optique^ à condition que la pupille entière de robset'tsimar toU rencontrée par les rayons qui partent de chaque point de la partie considérée de C objet. Si cette condition n'est pas remplie, V intensité de V image est à celle de (objet vu à l'œil nu, comme la partie de la pupille de l'observa^ fettrqui reçoit les rayons de chaque point lumineux est à la pupille entière.
i^jraqœ l'œil reçoit, soit directement, soit à travers un système optique centré, ooeim^e neue d'un objet, nous pouvons considérer l'œil avec le système situé •«MievMil de cet organe, comme un nouveau système optique qui donne sur la rttine une image de Tobjet. Soient a un élément superficiel de Tobjct. b Timage de cet élément sur la rétine. D'après la proposition III de ce paragraphe, il vien- *ail autant de lumière de 6 en a qu'il en vient de a en é, si l'élément rétinien b
wcevaii l'iotensité ^ £f. Dans cette expression, ^est Tintensité de l'élément a.
«, rmdice de réfractioo du milieu qui contient a, et n, celui du corps vitré. On peut cakoler facilement la quantité de lumière qui vient, dans ces conditions, de * en a. Soit q la section, par le plan de la pupille, d'un faisceau lumineux allant con point de 6 à on point de a, la quantité de lumière M, qui va de ^ à a, est <plc à ceUe qui va de 6 à g; elle est donc
^désjgaant ta distance de la papille à h rétine. Â le prendre rigoureusement, on devrait entendre id par q la section dn Cûsceau lumineux dans Timage de la ^fiUe formée par le crisuliin, et par /? la distance de cette image à la rétine. l>iDs cette expression de la quantité de lumière qui, partie de Télément dont Fintensicé est /^, pénètre dans Tcril, se trouvent deux quantités qui dépendent de Il constitution dn système optique mis devant Tceil; ce sont la section q du bisceau lumineux par la pQ|Mlle et h grandeur b de limage rétinienne.
Mais Tintensité de cette image rétinienne 'dépend non-seulement de la quantité ie lumière incidente, mais enoore de la surface b sur laquelle cette lumière se rtpand, et elle est înTersement proportionnelle à I étendue de cette surface. Si ■oos prenons pour noîté d'inicnsité lominense la quantité de lumière qui atteint ronité de sur&ce, nous aroos poor Imtensité J de I élément b de la rétine
expression dans laquelle 9 seul dépend de b cxpœtitutkMi du syslÂroie op^
Rgaide l'objet sans întstmoeat, le fâsoan lumioeox remplit loat^ U r^^pille,
dont nous désignerons Faôre pv ^. et Fintensité dtclairag^r e4
Or 9 ne peut jamais tkn' ■■ |A» i.i mé qne V; '-^'^ d^TXAkr*; eipr*:«Mr>ri t^\ ^j^ k maximum d'imeaKâiê i «Ae omma^^ÊC a ia cjtr^ uAsu^ùh ô^ riuttz& L .:.'.r1l^!Lt de surfaces possédani 4e» tfiii' mi mai açfrtfjiÛM^ iit prat {i^ ^^jt Â.uçxutXi.^ -t^
les instraments d*optiqae ; ils ne peuvent qae la diminuer, lorsque g est plus petit que Ç, et alors le rapport de [^intensité à l'intensité naturelle est égal k celai
ObservatioM. — - i) Les ifutruraenU â'optiqfue ne peavent augmenter llnlenllé (féelaH rage que dans le cai où nous examinons, avec leur secours, des pointa lumineux nAnuBUiiMit petits pour qu'avec les plus forts grossissements, leur image soit tout au plus aussi grande que les plus petits cercles de diffusion Tur la rétine, et conserve par conséquent une étenAii constante. C'est ce qui a lieu pour les étoiles fixes, et c'est pour cette raison qu'on peë rendre ces étoiles visibles ea plein jour au moyen de lunettes très-grossissantes et de ImI diamètre. La elarté apparente de Tétoile augmente proportionnellement à la quantité M lumière que rinstrameut concentre dans son foyer, tandis que l'intensité du del environoail n'est pas augmentée.
2) De môme, lorsqu'il se produit dans l'œil des images de diffusion de surikccs hunineuses d'une clarté uniforme, avec l'aide d'un instrument, l'intensité de rimage rétiueni peut tout au plus égaler, mais non surpasser celle qui répond à l'objet vu à l'œil nu. là démonstration se fait absolument de même que pour les images vues nettement, puisfoe 11 proposition 111 s'applique aussi bien aux images de diffusion qu'aux images nettes. Ideooofo, l'intensité est proportionnelle à l'aire de }a section, par la pupille, du faisceau lamineil qui peut aller depuis le point considéré de la rétine jusqu'à la surihce lumineos».
Je me permettrai de foire remarquer qu'on commet aases souvent encore dea liéréiifli à l'égard des principes que nous venons de développer relativement à l'intensité dani Im appareils dioptriques et catoptriques. Bien des personnes s'imaginent qu'en envojsotli lumière dans l'œil, dans les microscopes, etc., au moyen de lentilles collectrices ou de miroirs concaves, on peut augmenter non- seulement la grandeur apparente de la surfitce lumineuse, mais encore sa clarté apparente. À toute augmentation de la quantité de lumière obtenue par ces moyens répond toujours un agrandissement correspondant de l'image, ea sorte que l'image gagne en grandeur, mais non pas en éclat. Aucun instrument d'eptiqM m permet d'augmenter, pour l'œil, l'éclat d'une surface lumineuse de dimensions apprédiblei. De même une surfiuïe éclairée ne peut Jamais recevoir une intensité supérieure à oeBi k la surface éclairante.
Proposition V.
Méthode générale pour déterminer l'intensité que pi^sente à PolmrvatewryM élément de la rétine de Vœil observé^ vu à travers un oj^halmoseope^
A) Lor$qu on peut négliger l'affaiblissement qu'éprouve chaque rayon sur let surfaces réfringentes et réfléchissantes. Soit x un point de la partie de la rétine dont il s'agit; nous avons à rechercher quelle est la marche du faisceau lumineoi qui va de x* à la pupille du môme œil. D*après les propositions I et II, une partio de ce faiiiceau va au corps éclairant, une autre, à la pupille de Tobservateur. SoitP la section de la pupille de Toeil observé, p la section, dans cette même pupille, de la partie du faisceau qui revient au corps éclairant, soit enfin H Fintcnsité qui appartiendrait à Télément de rétine considéré, si l'œil observé, regardant sans obstacle le corps éclairant, recevait sur sa rétine une image de ce corpsi Nous pouiOM donner à celte intensité le nom d'intensité normale. Il est clair qu'elle dépend essentiellement de la structure de la rétine même, puis de l'intensité du corps lumineux et de la largeur de la pupille P. Dans l'application de l'opluhalmoscope, l'intensité véritable de l'élément rétinien est nécessairement moindre : elle est
Si l'on détermine, de plus, la section q que possède, dans le plan de la pupille de l'observateur, la partie du faisceau qui va de x à cette pupille, nommant QU
9 16. THÉORIE DE L'OPBTHALMOSœPE. (f 70) 239
nrâee totale de la popOIe de l'œU obsenrateur, oo a, pour rintensité qae présente k roheenratear râémeiit rétinien considéré,
B) Longue U$ rayons éprouvent une perte sensible par la réflexion et la réfraction. Parmi les ophlhalmoacopes construits jusqu*^ ce jour» ce cas ne se piésente que daas mon opbtbalmoscope à lames réfléchissantes non étamécs. Dans ce cas» et dans tous les cas analogues, le faisceau de rayous qui va de l'œil au corps éclairant, perd autant que les rayons qui vont réellement de la lumière à Toeil. Il soflSt donc dç calculer la perte du premier faisceau. Supposons que d*un rayon iDant de la lumière à l'oeil observé, et dont l'intensité est i, Il pénètre dans l'œil U quantité «, et que d'un rayon semblable qui sort de l'œil obsenré. Il pénètre {) dans Tceil observateur ; il faut multiplier Texpression précédente de l'intensité par a et ^ : il vient donc
Ea renversant, dans les proposiiioni précédentes, le problème de l'éclairage de l'œil, nous avons rèdmt, pour tous les cas, la recherche de l'intensité des images à la détermination de la marche d'nn seul faisceau lumineux, tandis que l'ordre naturel des idées eût exigé, pour détermiaer l'intensité d'un élément rétinien, qu'on fit la somme des intensités de tous les cercles de difliision superposés, qui correspondent aux différents points de la source lumineuse, ie crois aussi que de cette manière on s'en fait une idée plus claire. Il est facile, en effet, de lelfBrar.la narehe des rayoM, partk d'un point de ht rétine, à travers les systèmes opti- VMS relathemenft simples des ophthalmosoopes, dont l'un sert à Téclairage, Tautre à l'obserîition ; ce qui rend difficile, au contraire, la représentation de la marche des rayons depuis U source lumineuse, jusqu'à l'œil de l'observateur , c'est principalement le nombre infini de wdes de diinsioo, empiétant les uns sur les autres, qui sont produits sur la rétine par les points de la source lumineuse et la pupille de l'obsenrateur.
Propositioii VI.
Moyens Jt obtenir une image nette du fond de VœiL Soient A (6§. 93) Pceil obeo^vé, a un point de ta rétine, dont l'image, formée par les milieiix de cet œî), se trouve en Â, è la distance pour laquelle cet œil est
Fie. 92.
Moomroodé. Les flèches flgorées en a et en fr représentent la grandeur des images CMijoguécs. L'image de la partie de rétine est agrandie et renversée. Un obserutenr qui voudrait voir, sans instruments, l'image de la portion de rétine
2/iO (HT) PREMIÈRE PARTIE. — DIOPTRIQUE DE L'OEIL. § 16.
qui se forme en i, devrait donc se trouver encore plus loin de l'ceil i4, en C par exemple, de manière que la distance Cb soit égale à la distance de vision distincte de l'observateur. Mais, dans ces conditions, le champ visuel de Tobservateor, limité par la pupille de l'œil observé, serait tellement petit, qu'il serait impossible de rien distinguer.
On a, jusqu'à présent, suivi deux méthodes pour rendre la position de Timage i plus commode à l'observateur. Dans l'une, on forme une image virtaeUe et droite de la rétine; dans l'autre, une image réelle et renversée.
A. — Production d'une image virtuelle et droite de U rétine.
A cet effet, on emploie une lentille concave B (Gg. 93) dont la distance focale Bp est plus petite que la distance du point b à cette lentille. Une semblable lentille rend divergents les rayons lumineux venant de A et qui convergent ven 6, de
telle sorte qu'ils paraissent venir d'un point d qui serait situé en arrière de l'œil observé. Ici encore, les flèches représentent la position et la grandeur de la portion de rétine et de ses images.
Désignant par p la distance focale négative de la lentille concave, par a la distance Bb, par y la distance dB, nous avons
y doit être égal à la distance visuelle de l'observateur, s'il doit voir distinctement l'image de la rétine formée en d, tandis que a dépend de la distance d'accommodation Ab de l'œil observé et de la distance de A à B, Si l'on a déterminé U valeur de ces deux dimensions, on peut déduire, de l'équation indiquée, la valeur qu'il faut donner à p pour obtenir des images distinctes.
Si les deux yeux étaient accommodés pour une distance iuGnie, ce qui implique a^=y = oo^ on aurait nécessairement aussi p = oo, c'est-à-dire qu'on n'aurait pas besoin de lentille.
Il en est de même si les deux yeux ont des degrés de myopie et d'hypermétropie qui se compensent.
Ordinairement, même pour examiner un œil myope, l'œil emmétrope n'exige pas de lentille pour les parties excentriques de la rétine, parce que celles-ci paraissent, même dans la myopie forte, être situées à une distance convenable pour recevoir des images assez nettes des points lumineux éloignés, et qu'invorsomeut,
l î. THÉORIE, DE LWHTHALMOSCOPE. (i78) 2Ui
poor cette raison, les milieux de l^œil donnent, h l'observateur, une image assez boane de ces parties périphériques de la rétine.
Dans ce mode d'observation, l'image de la rétine, vue en d, est droite.
Quant au grossissement^ figurons-nous en b un objet lumineux dont Timagc se ferme en a sur la rétine. Les rayons émergents forment, de l'image rétinienne, une image qui coïncide en b avec l'objet lumineux, ainsi que cela résulte des principes, dé^ Yus, de la lueur oculaire. Désignons par p la grandeur commune de l'objet iaminenx et de son image en b, par è celle de l'image vue eu d par l'observateur, on a
On pent prendre pour mesure de la grandeur apparente de l'image, le quotient de sa grandeur vraie par sa distance à l'œil de l'observateur. Si cet œil est placé tout contre la lentille, la grandeur apparente de l'image est
Désignons, d'autre part, par q la distance yl^ ; la grandeur apparente de l'objet b poor l'œil A est — r—» ^'^^ ^' ^^"^ "" P®" moindre que celle de l'image ^
poar l'observateur. Si la distance visuelle de l'œil A est beaucoup plus grande que q, 00 pent négliger q pir rapport à a, et la grandeur apparente de l'objet lumi-
œm est ^alemeut ~ [)our l'œil observé.
Dans la disposition décrite, les images rétiniennes de l'œil sont donc vues par l'observateur sous un angle é^al à celui sous lequel les objets correspondants sont vus par l'œil observé, ou sous un angle un peu plus grand. De là il est facile de déduire le grossissement des portions de rétine de l'œil observé. Soient x la grandeur de l'image de |3 formée sur la rétine en a, et y la distance du second point nodal de l'œil à la rétine, on a
nmMpliant membre à membre, -^
Dans l'œil schématique de Listing, on a y = 15"°, 0072 (ou 6,69^ lignes de Paris); pour y, nous prendrons 8 pouces, dislance visuelle généralement adoptée pour les calculs de grossissement II en résulte pour le grossissement
^^{179) PUKMIÈHE PAJlTIi:. — DIOPTUlUlib: m \:Œ\L. § 16.
Comme q est ordiiiairomcnt trùs-petit par rappprl à à, nous pouvons admeUrc, pour le grossissemeni, le chiflVe ik '/g.
Dans celle méthode, le champ visuel n'est pas neltemcnt circonscrit, étant limité par le burd de la pupille de l'œil observé, bord qui est vu diffusément. Pour choisir une limite déterminée, ou peut prendre les lignes de visée de l'observateur, menées suivant le bord de la pupille de Pœil observé, et dont le poiot d'intei-section (1) se trouve au centre de la pupille de Tobservaieur. Si Pou trailc ces lignes do visée comme des rayons lumineux émis par le centre de la pupille de Pobservaleur, on trouve que le champ visuel de Pobservateur, sur la rétine de l'œil observé, correspond à l'iniage de diffusion que donnerait, sur cette rétine, le centre de la pupille de l'observateur. Si ce centre, ou plutôt son image vue ? travers la lentille concave^ se trouve au premier foyer de l'œil observé, le cerde de diffusion, comme nous Pavons vu dans le paragraphe précédent, au sujet des images entoptiques, possède précisément la môme grandeur que la pupille de Tceâ observé. Mais, le plus souvent, Pœil de l'observateur ne peut pas se rapprocher autant de l'œil observé, et alors le cercle de diffusion qui donne la mesare do champ visuel devient plus petit que la pupille de Pœil observé, et diminue d'autaDl plus que Pol)6ervateur s'éloigne davanlage.
B. — Production d'une image rceUe et renversée de la rétine.
La seconde manière de faire voir aisément à Pobservateur l'image de la rétine, consiste à tenir près de Pœil observé une lentille convexe d'une faible distance focale : de 1 à 3 ponces, par exemple. — Soient, comme précédemment (fig. 94), a on point éclairé de la rétine,* son image en avant de Pœil observé Aj soit JJ une lentille convexe que les rayons renconircnt avant de se réunir [wur former l'image. Cette lentille produil en d une image plus pt-tilo et plus rapprochée que />, et qui csl ivnvers^'c comme l'élail riinage située en fj. L'œil de Pobsiîrvateur est en C, à une dislance qui lui pcnnolle de s'accommoder à l'image d.
Soit /; la distance focale |)08ilive de la lentille /J ; continuons à désigner la distance Bb par « et la distance /Jd par y, nous avons
FiG. 94.
Comme a est ordinairement bien plus grand qnc /?, on voit qne y dévier»* presque égal à p, niais reste toujours un jieu moindre.
(1) Voy. § 11, p. 423.
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-iou xû9i sa[ jns ajjBj inad uo.nb snopBAjasqo sap sioui sanbpnb snosiQ
'uuBuiÂdH dp iniaa i^ anâof -niB adoosouqBqiqdoiQB nn joainB aïo^ui m jiop no •('oiaiïB iip^j ap fgO 'd) m\ sD|d jiJO^p )sa uojnaj-pnvuiQ dp duw/noouiq adoosoutpi/jydoji {q\
'snoipajip saioaj^ip suBp ^aBfd aj)^ mad inaSmjjaj pjoq a| mop aiqBUBA aajoj ap anbiiBuisud ajjaA un '^Ajasqo fi^J lUBAap 'ojoona au^uiB naetn^H ^anp^j bi ap sapjBd saïuajçjjip luauiaAissaoons janiwBxa JiOAnod ap ui|V 'iiDjim np ajnuaAno.i anod japomujoaaB^p xna;( \nap s^af sdmai aiuaui na aqoad -ma aiiaonianao i iiojp np annaïuii^j aScuiij iioa aqonBS ]ia)j a]|anbci s.iaABj) ^ 3d^uq anauni ap ayos aon luawjoj 'aqaneS |ia)j uiBAap o«pi;(d auiofsioj] aun )a 'iianm a| ia anisud ai aJiua a^Bjd axaAUOo ayniuai apuœas auQ 'çajad j;ojiui 9] sjdA sno.(Bj sai aSuip inb a|e)0) uoixau^j ^ aj;B|nSaBiaaj aui9ijd un ^od -!np )sa aSsuii anao ap s<7J j 'auii^J bj ap aasjdAnoj aâBiui otin jaXoj uos b sduiai duiaiu uo auuop aupuai aiiao *|ia) )aa ap anidnd e| aAnoj} as a(ianb6| ap aaAoj DB *d|Booj aauBisip ap 17/p saonoil z ap axaAUOD a||i]ua| aun ^ajan^ op adoasoui IHpqdoj suBp aaiai09 *aDB|d uo iiojp |ia>j îUBAag -jiojp ]ia)j ap aiqoagoj aSeuii ^n *aop3aj)p aiiao susp 'iioàjadB ia aanijaAnoj sjaA apjBâaj aqonsS af S uBfd ^ojnu un ^jad isa )uop ajnudAnoj sjaABj) ^ )iojp ];a)j suBp ajinuad ajaium] B7 ijojp jia)^| ap aajiBp.> aup^j bi jioa inad aqanB^ ]ia)j pnbnp apiBj b odoasooi iwpqdojHB ojjnB un lua^p b uuBuiAaH \i — "axainoo jiojiui un jo.(o|duia^p v^ \ndm a| îaScsn lao b ji.uas inad anbuooianb aojad jtojiui ufi 'lia) ajdoid
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nos ap puoj 9\ jioa mad jnaieAjasqo jnoî *sn!3DO0 s^ade.p '\dvbd\ jwi ^p^ooid 91 (•(l'î lip^j ap ;/g -d) uiof snjd saoïuD^p sno}^ — 'sodoosoiuivifji/doinY (6
-sanbi{[B)9ai siionm saj anb jneqauej] issnB )a ^au issne pjoq an •aanuaAnoj la aiuBssiqo^g^ aoBjjns e| ajiua 'jijjno sed au ap aSeineAes^p a| 'aiiojp aSeuiij ap aSejjep^j jnod moi -ans 'luo s|i ^ajiaoo aed 'sicw •sajiBnipjo sanbiHCiçui sjiojiui sa[ anb 'i^j^u^S oa *sjiep snfd luos la aiqej^iie snioui aiuEssiqa^y^j aacjans aun inap^ssod auaA ap sjiojioi sao -naqiui ne s^aaad '^oiei^ ajjaA ap jnos s|i îqiubj 'aj^iuini b] SBd joas •^iip^^^j an inb 'siaBqauBJ) spjoq i^ *anaa snfd aaniJOAno aun^p aâsiUBABj aiaas -9Jd inb ao 'ibi^ui ap îuos sjiojiui sai jqjubx -ajinuiEip ap aonod \ ap la saanod 9 ^ ç ap a|Baoj aaaB)sip aun^p *a||puai subs aABuuoa jiojiui un JBd siuauinjisoi saa ap aiuBjiBp^ axdAnoa aminai bi )a axaAUoo no U6[d jiojiui a[ aaB^duiaj no inaniainas MuBq snid ^fJBd suoab snon inop '.lapuaqaz ap jnioa ap no snioooo ap infaa ap snfd a| aqaojddBj as 'saisqnao sa| {uiJBd ^siicj^nçâ snfd a{ isa.s aSBsnj îuop 'adoasoui|Bqiqdo,p auuojBi — y/ïojdtuo luauiapuaudO odoosouijvy:ydo (8
-aj^iuiD] ann luauiaiBJ^iBi auod inb 'jpBiJod oqm un sucp sanuaiuoa luos aianyï ap ado3 -souiieqïqdoj ap sonoiiuassa sajUBd sai — 'H^h^lIlJP ^doosomji^yjydo (L
•xnoi sd| snoi anod iniod ub anbpdo aiuflsÂs a] ajipni inad uo 'aijann] aijiad ^ ap ojiBfnao.i ja{nadj no jaauBAB )ub8ib) n^ 'ajion ajqmsqo ann^p niosaq jjoab socs ];ajcddc lao ap aujas as ap aiqissod îsa ]f^nb iip uo *9j|jnosqoj suep siui îuaiuoio(diuoo ^so çAjasqo \i3)^\ auiuioQ
*dSejiBp9.i ç ]jas inb aiSnoq a^pad aun ayod oinapjB sioj xnap SBjq un i çAjasqo iia),( ap aajejiqjo pjoq a[ ajiuoa janbi]ddB inad uo.nb aan^noui aun 1^ ^xij %so )no) a^j 'anbuoapnb aâsiuBAB un.nb siudiu^Auoaui sap io)n]d :}igjj[)o auisud np lofduioj anb sjnaniB.p sioja af i ^jad jjojjuj un JBd auisud a] ^OBidujaj e |i 'i(iouinj)sui,i op xpd ai januiuiip jnod 'uijua )a *auisrjd a] 10 jnaïuAjasqoj ap ]ia)j ajiua aqaojddB.p anaun| aipad aun riinorB B |i *aSBJiGp9,p aiii)ua| aun luiof b u|aisjaXai\[ '90Jad auisud ub *pjB) snid
"auisud aj suBp a^nbpBjd ajnyaAuo aun sjaABJi ^ apjB^oj juaiBAjasqo.i *a)UB8Siqa -9D^j aaBjjns auiiuoa )iSc asnuaq^odÂqj îuop 'ajiB|nSucpaj auisud nn^p uas os uo * anbi|(6]<^uj jjojjui ap naq ny — 'upjsudfiajç dp onbmnj^sud dioM^\[ (9
•snpooQ ap ajjaA ap jiojiui ai aaAB^nb jopuaqaz ap anbqiBi^ui jiojjuj af aaAs aqduiaj xna;ui ua;q isa uop;puoa auoo îajaiuin[ ^ ap Jiqa^yaj iicjjuod inb aa \\\q\ ^uoq aa JUS JaijA^^p xnaSBiuBAB auop isa [i '[looj lueAap pjoq aa ap ajUBd aun jioab ia noj] np pjoq a| ajçujap anjdnd gs ap apjBd aun jaqaBa 'iBJ^uaS ua 'auop BJAap jnaiB.uasqo/| Mna^BAjasqoj ap a|po ap ofqnop anb snid aocjjus aun svd aiuas^jd au OxUasqo |ia)j ap anjdnd b[ anb iub) *oui)9j gi ap luiod anbBqa JBd sim^ xnauiuini UBaasiBj np ^pioni b] anb aAioJ>0J au anaïuAJOsqoj ap iia)j anb iubj |i
f?55 s'JdODSOW'iviiiihio.a KOiidai'jSHd -91 §
'^ad jiojiin Dp udiCoui ne aiiojp aSeuii^i op uopeAJdscfoj saep diqissod ^iisudjui dpuuS 6n|d t[ Jiudiqo jnod *dnb incq snid ^j^uotu^p ig j 'imidea aSeiucAe un J9)ii9S9Jd ijejvd aoi 'ai^^joini ei op Jiq39D?*i massind inb S9iu9dse.p nAJnod^p la dobedo udiq 'aouiui pjoq un luauiaipanieu auuop snou inb *|e)9UJ ap Jiaiini d'i
*)uejiep9 aui^lsAs np d\noj 93nc)sip Bj 9iuo|OA ij j8uba oJiBj jnad uo 'aïDAuco jnopooçj nn axoAuoo di|i)Ud| e| ap aoneisip cf jouba iucsicj ug; *d[e3qj aoueisip op saonod 9 ap ^oxaA -U03 anbineiçui jiojiui un aed 9De[duiaj isa 'ajjaA ap 'UBid jiojiuj a| onb isa.a 'laap^D^jd a[ la juauiansui jaD aajua a[qe)ou aauaj^yjp ajnas eq — -sniDoo^ ap inouiaiisinj amuioa ^sodsip ino) ai *dauioo||oa anpuai aun^p çudeduioaac 'oajad *3xaAao3 *anbi||B)9ui jîojiui aaAB ^uapuayd^ ap Jifvjuod îtdoasotujoyfydQ (ç
•sua^idg^p iniaa aiuuiba 'aîioip oSbuiij ij uauicxoj ja 'aîan\[ ap ddo390io|Bq)qdoj aoioioa ^^sjaAuaj aâeoiij 1; uauiexaj ]uauiai{3ej )ouuad p i xnno -jp^n saSesn xne ^udoidde-s^Ji isa ailoasouqeiiiqdo laa *9ii|iqoui es ap asnca y
xneauue sap suep ]a sçiosi no *ajpea ii)ad un siiep sdAeoQOD saudA sjnaisnid 'jioiiui np ajauje ua 'pjei snfd ç^nofe b uo 'saïqa^gaj sdâecui sap asneo 1^ 'saABauoo saxiaA saf jnod asnaSB)neAB$9p isa uopisodsip anaa aaraio3 *?AJa8qo |ia)j ia jiojiui a| aJiua saxaAuoa sajjaA saf anb aui^ui ap saAsa HKO sdJjaA sa] *a)anH auiuioa *]aui snia303
*ini9 Ml"^ ^^ ^^P iuauja|ia6j iiia;i loaainjiSQi ^aa '^iuoui^q nnaA uo^nb uopisod t\ saep *J a||i)ua| 6| 'aiins jed *)d asjaABj) b] Jdxy inad uo 'a aqauBui o\ )uauiaiJOj iucssia ug 'pa^iA^ asjaABja'Bi %9Ô aSi) b| JBd ^ijod ^sa inbia 'uossaj lUBuuoj ia ajnuiej i^ y neauuB un suBp 9003)003 isa ana 'saj)nB,p jBd jaae|duiaj b| assind QO.Db jnod Ssaanod g ap a|Baoj aauBisip aun dp^ssod aSsjiBp^.p ani)ua| bi '^ aâii Bf i^ ^xij iudaid3uo;ojd un *ajnaiJ9jui a{Mcd es i^ ^aiuas -^jd inb uoiiBf ap aujcf aDuiui aun suep ossyqaua )sa JIOJIUI ai -puiuiB nad un isa '^.uasqo {idoj WA 9ujnoi isa inb in^aa ^jnauçiuB pjoq nos ]a '»D9f| g ap aJi^uiBjp un b ajnyaAno^i '919a ap ^^!I VI ^P ''^ 'ajjBO 'uBid JIOJIUI iiiad un ua 9)S{suoa luauinjisuij '86 '^0 9luas9jdaH — 'dSej;ep9,p a|niua| aun.p 9u3edui03ae *f)jad '9U1B19 'UBid jiojioi un ooab ^snpooj op Jt;ojdod ddoosoiupyp/dQ (17
•86 -oiJ
•uuBUiœs ap adoDsoui[Bqiqdo,i t noj ia 'sdJjaA sinaJ9j}Tp sa| luaraaAissaaans jiOAaooj ossind inb anâeq aun itd saupaai me anbsip af aae]duiaj uo.nb ia pajd a| aiuuddns uo^nb 'anbiqna ))^ q ap aSeinfB aiduiis nn i> imp9J sua^td^^p jiojiiu np aqm a| ojnSg as Qo^n5 "anSoiBue uoipnjisuoa aun.p isa nueuiœs ap jiieijod adoosouj|eqii)do.i
•apoujiuoa ia aipej luaiuaiucui on^p 'sD|d ap 'isa if i iiaaj ap puoj np S|iei9p sajpuioui saf ia sauuaiuii9J saSeuiç
•91 § "u:*);! 3(1 a.iOnudoia - miwwd :iH<iiraiid (lsj) ôqs
^\ opnijpexa )9 ^iaj\is ods^e jajnsaui dp )d .lOAjasqo.p pnuod || '9)iaip d9rati.| saep aup^j q ap uauiexo j i^ luauidjoiinoiued ^iiiisop iso ado3soui|eq)qdo )d3
*npn9i9 snfd duiBqo nn {laDj saep jojrcp9.p uijB */» 3nb opiicjS snjd 9.]ii).i3Ano aun îiicXe afliiuoi aun^p dninui *8noo ua dk^sBA^ opjcd aun 'f/ aqm np ^iim^j^xa^i c '^mofc c ]i Siuopenacf q .led a||idnd cf ap iioiicie|ip sojde uaïuBxoj jnod 'su\é aa 'ff aqni a| siiep jaonojiia ^nad no.nb aj)ouiojaiui piiooos un 'sadoAui-s^Ji xnaA sai jnod '^inofc b sjapuoQ 'puBi «njj
*auejquiaai ana3 ans )io5jade no^nb siafqo s)uaJ9j[|ip sap jnapnuS atejA ^ jaujuuaiap mad no 'aap^J ef ap "aia ^xneassiCA saf anb sduiai am^oi ua saquiod sap aaueisip e[ nissap af jns aanSg uo.nb la *aiqdejâojaiui ua a|0|duid saf uo.nb |ai 'jauis'sap i^ ]iajedde un q aaniJaAnoj ap ineAap-ne aidepe uoj [S
)sa amiappai aSeuj; j sucp saunod sap aauB)sip ef 'anpaj q i^ anau^isod lepon )uiod np aanei -sfp B| jnod oiuiçp siionajd î^AJasqo |ia)j ap |e|)on luiod jaiujajd ne aauuisip jna| X îios 'saïUTod sap aDUBisrp b| m iios 'sa^uiod sop aouBisjp c] ojnsoui noj la jaucA 1IBJ uo ajianbei ap iiaÂoui ne anbiJi^uiojaiui sia G| /[ ua itoa uq *ff aqm o\ jns aaeiclop as ;nb q aqn) np uaAoïu ne anqoui npuaj inj ajjauiojaiui a| 'uoiiepoui -uioaae aiiao ajqjssod ajpuaj jnoj '^pouiuioaoe inauiaiaexa isa p-|n|aa anbsjo{ *9AJosqo ]idoj ap aup^j «( .ins ^uanissap as saïuiod sa| luop ajiauiojaîui un e^depe uo [) aqn) np 9iiuiaj]xa,| y ')uauinj)suij ap a^jed^s inj adnje| rj 'j ia 9 sia sa] jed «^uiujjai^p axe uu^p anoine d]iqoui npuaj inj ^^ aqno a| *q anSeq ann suep jaujno) )nd aqni of : |iajeddej ap oii||qoui e| luaj^iuauiâne i9ux ue^ ia sjapuoQ *$9Ji8^ siuomoAuoui saj sopc|eui xnc joino^xa ajfirj ap ajpigip iiei^ ]i auiuioD
•oAJosqoj ap la .inoîBAJasqoj ap saSesiA saj ajed^s '77 auiuioS seiajjBi ap neaajoui un '^ a2p ^ v. npuadsns la 'luauiuj^smj ap ajnauçjui ai^aed b| ç ^nijua iaiptun aja;uin( e[ ja^^jje ç ^upsap 'ajiou aj[|0)9 aun^p uaAnoaaj ajieinojio ueJ99 un o.inSy e uo 'jf tia -jjoddns ap ^.las m\ mb y anbupuifiCa auuo|03 b| ap âuo| a] ajpuaasap no jaiuoui inad jai)ua moi {lajeddB^i '|ij) i<x) ap aupçj cj ap apaed apuGjâ snjd atlti jajiB{oa,p pjja jnod b inb aa '^Ajasqo |ia)j ç asnauiuini assiBJVd a[]pu<)| ^ ainoi anb ajaiuBUi ap *auiiuB[| ef ap lueisrp nad 110s jaAoj a| )uop aApisod aiipuoj aun jainofe 'aJiessaa^u iiujed B[aD is ')nad uo aqni np 9)nu -ajixoj V aJuSij c| jns iioa uo,nb [ç ajjaujojoiui np naii nç 'adiuBj aun iiBsodsip Il lanbnp çijujpjixaj ^ anbiuoD aqm un anb;qno aiioq b] ^ luiof )ibab sua^dg
'saji^ujpuaa g ia oi *9i *>P sjpuSou sajJOA sioji la 'ainooj aouBjsîp ap saJiQuipuaa V 1^ 9 *0g ^P ap sjpisod sa.uaA siojî lîsioqo sjopuoQ "ziioquiion ap adoDsouqBqiqdo^i 15 a^noCe B sso?[avi ^"^ m^^ ^ anâo[BUB *sai]pua[ saïuajnjjip aaAB anbsjp un )ioa uo *\ud lao ap s,>j^i 'Q ua 'jnajBAjasqoj ap ïn|ao *aiioq Bf ap ajnjjaAnoj iç^ ua 9nbi[dde Isa jaAjasqo e |ia)/i -[BDpjaA ,^xb un,p jnoinB 'j uoiiiocj np uojidbj jed *janjnoi JiOAuod ç ajojUBtu ap 9XIJ isa '77 anbiqna oiioq aun suep nuaiuoa 'jiojuu dr[ •juoîBAJasqo^l op ]ia),| suep aajjua nos îucap ojoiumi c| e jkjus i:cs|bj uoixau-u cj anb ino(nassifq|Bi|B,| ja)i\9 Jnod 'sniDoo:) ap oiduioxoj n 'jïojjui a] joajad iiej b
Î5Ô i08l' •SadODSOiTlVlllHdO.d NiOIldlUDSlKI '91 §
uspuoQ ^fit\ sn]d i aincind ei ap d\po ^ died^ s^jd ï\9i\ i* aonjjns oûn jns tue) d{ 9Ad|ud c uo aQdtibei ap aiinao ne ^o^um^ dUds dp aiuei aun )Sd *(c *Sij) iudni^|osi issne ^Qds^jddJ *(/ jiojjui 07 '(i; -âij) uoiibahi^ ua 10 (ç Sij *ni id) oieauozuoq ddncK) ua ^laas^daj isa jai^ua luauinj^siii^i — 'J^Hl ^^A ^^ ^^^P^oq urxi 9j/jpom )3 *poid un jns ^luofu *îpjad ueid j|ojiiu oaAK ^m^^d^^p ddoDsoutpyjydQ (g
*S9undniii9J soSeuii sa] janiuieia^p sed lanijdd an ad(K>sou]ieqiqdo 1^^ — *9pnej8-s<7Ji isa )uauinj)suîj ap asnannuni 9)isuaini,7 •luauiassissoiS poj sn|d un jiuajqo la aqaoïdde.p aiiaun| aipad ap aijos ann jauuoj *jiaiiai a| ai^ixiap isa aaefd aieJA e| )unp 'axaAuoa ajjaA puooas un inemofe na 'snfd ap 'inad 00 txnauinni[ suoÂej sap jaAoj ne jaae|d as aunaiA d||idnd es anbaj^iueui ap isfns np ai^i e{ apie un jed jaSuip iiej uo^nbsjof luamaj^ijnDpjed *apouiujo3-saJi liued luauinjisuij 'sanbiuip sai suep aSesn pueaS iiej uo luop *ajicJiuoa ne 'd^sjdAuaJ aâeuii.] ap uopeAjasqoj jnoj -npuai^ nad jsa pnsiA duieqo a| 'aiins jed 'anb )d *)uauiuiesij}ns jaqaojddej as sed inoAuad au \ndi xnap sa] anb isa ud ji)oui ai *a^aAuaj aSeiuij ap iniaa anb luaAnos suioui luauiaansse iuanbi)ejd soisi]nDo sai anb 'aiiojp aSeuiij ap uauiexaj ç {eui ai^jd as juauinaisui ia^
'disdJ ai luauiaipej aapuajdiuoa ejaj uissap a^ *jnaieAJdsqo,| ff '^Ajasqo lafns d| )sd y -f Ajasqo |ia>j ap s^ueui^ xnauiuini suOi(ej sa] 'anaieAjasqo.i jnod apup -sip aâeuii aun ua )uassiun^ inb saxaAuoa no saAeauoa saxiaA sap 'sea sa( lueAins 'a)depe uo sa2i) saa ans inoA uo.nb anaineq e] ^ jaxij sa] ap luaiiauijad sijossaa
•iL6 î)ij
^ }o 'sjSîj sao ajpuaosap no jajuoui o-iicj inod 110 ; ajnaur>ju| oinu^jixa uos ij uossaj un.p ainnui 'ui la / *uo]Ibj ap aSi] aun îîo5aj s.i]io.|) ounaeqa tîucAC ua aj^ixie^p sd[|qoui *.y ja ? so]eon.io\ sauuo|OD xnap auoddns 'soonod ua uojSjAip ann 3Uod inb ja *pafd nn^p Siioj *y sciq aq iicjo^,] jed jtojiiu np oiund aun luejAnooaj Odasijeaj uo.nb oa *9AJ0sqo iiaoj sucp aiOAiia .iioanu oj anb ojaiuinj bj *uiosoq ne '''!n!*!U^ ^ !^^^ l*' adujc] e] ap ajauun] e] aJiuoo jnaieAJasqoj jaS^ojd ç laas
"9ï ^ 1130/1 aa a.iOiiiidoia — -aiiuvd a}!:jiivaiid oçs
inb Jioa mjo^ an auoddns d sejq d[ti/%9 ô 'leinozijoq sejq nn aonoeqo lii9Uod sanâeq $93 *aanoi(K> ei ap jnoinc jananoi luaAndd inb 7 ia d *sioq ap sanSeq nisp luaAnoj) 9s z> auuoioo ef ap jnaineq 91110U1 y -feiaozijoq axe nos ap jncnne luam -ajqii stnoui no snid aaujnoi inad Jiojim 93 'inannaiinieui 9\ inb sia sai saiom no sn[d djuas uo.nb nieAms 'saonod op aojiAua.p a|eaoj aoneisip aun.p la saonod ^ aojiAua.p aj)^uieip un^p *p ^^ojad aAeouoa jiojiui un aijod anSeq-imap aua^ •sioq ap ajpui]Aa aj oaAB iuauiaiBJ9îBi jaoBid^p no aopuaosap 'jainoui inad oo.nb 'uoifBi ap j neauue-iujap un a^jod ajpnifÂaao uossaj un.p uaXoui nB anbao3|aQb jnajnBq ann ^ jdxi| inad no.nb 'q 'sioq ap afiqoui ajpniiAa an ^Sof isa a|ianbe| saep 'oasna.iaauuo|QaaanaAai9,s*9aJno)sioq apvoddns un jng — 'paidun jns (^6 "%) Sr)jdB-p 9)aas9Jdaj '^jad aAsauoa jiojiui ç ^dfany^ dp adoosouijoyfydQ (g
*|ia)j jns lagaj aa jaiiauiBj 1^ )a ')afns np ajnâg b] jus ajJdA ap sauRj 6ap lOBiiuq lagaj ne jayodaj as i^.nb b,u uo 'a^jjBp^ aJi?,p assaa aap^ b| \s
*a|qBaaAaoa 9AB3ao3 ajjaA a] çAnoj^ i;b i[,nb ao ç^nbsnf ^sainiuai-auod sanbsip sap un ^jnaninjqsoi.i )ua!) inb uibui Bf ap xapuij aaAe 'jaojnoi iibj |i 'aup^J b| ap saag sn[d saiyed xnB {laa nos japoimuoaaB iQ)issnB sed inad au \is 'aSnoj ua a^jBp^ anp^j b| %m \i 'luauinjisuij suBp lOBpJsSaj 'sjO]v -jaAjasqo ç fiaoj jaJiBp^ auuau ajJ9A ap saaiB| sap lagaj aj anb aj^iuBUi ap aujnoi a| ia 'lafns np ajnSg b| )aBA9p jadnaoo )iop ]i.nb uopisod bj suBp s^jd nad 1^ jaaB|d af jed aauaoïiuoa jnaiBAJas -qoj 'luaoïnjqsuij suBp japjsSaj suBg '^Ajasqoj ap ajnSg b| ajqujoj suBp ajuam 1^ ajaiuBui ap 9Sodsip )sa ueja^ uq 'adiuB| auoj aiin inf ap 919a i> a3B|d ^a 'lafns np s^jd inoi p aoBj ua paissB^s jnaiBAjasqoj *)uaujnj]8uij ap jiAjas as jno^
*saxaAUoa sa||iina| sap p sçajad s^aiB)^ sjiojmi sap 'luaAUOs snjd a] *qi-]aaioidaia issdb MuauiassissojS ai lUBguaBs ua '9JIBP9 luauiauoj ia npuaia-s^j) lansu duiBqa af jioAB.p xnaSB)UBAB sn|d ]so |i 'ajiBJiuoa ub ^saisijnao saj jnoj *sanbiSo]oisAqd saauau^dxa sap viBdn|d b( jnod sdJiuB xuB jiojiui aa aj^^j^d af issny 'inofq^ laaaiayoj aji^ subs s^idbi^ sjjOJiui sap ua^Coui nB aSBJiBp^.i *sainniai bup )UBpuad 'jaijoddns ajçnâ inad au iia)j anb sipuBi *9iipouiuj03Ui,p jaAnojd^ ua subs 'siuBjpm^ )âniA 1^ aup^j biu *]uauinj)su; ^ao aaAB ^luauiaAissaaans jaj!)Uoui ap ^aujb ^uaAnos isa.ui {i.nb isuie )sa.o 'jiojuu aa anaop anb a^BJiBp^j 'fnofq^ aji^ ua subs 'sajnaq sap lOBpaad jauoddns inad uibs |ia) uq -afqBjaj^jd isa aSssnj luop in|ao isa 'jua^p laaai -auuapuB snid ai 'uibui i^ adoasouj]6qiqdo laa anb jaAnoJi 1^ aisisjad af 'sa^niBi^ uou ajjaA ap sauiBi ap uaAoui ub aScjiBp^j ap auo^qi B| suBp inBq sn|d s^nbipai lej anb sjpoui saf jed ^aji^iuinf Bf v. aiqmias-saJi )sa uaaj luop siafns saj aaAB )no)jns 'aiifdnd b| luauiaippijpjB o)6|ip sBd b,u uo luop sauuosjad sap ans sa)iB| ')uauiass;ssojâ uoj un aaAB ajip-ç-)sa,a *aiiojp aSsmij i; suopBAJasqo sa| jnod
*Y siJossaj xnap ap s^^iuj^Jixa sa| jamq luauuaiA i}0 saqaoaua sap )uaiJod spjoq sjuai *jna)BAjasqoj ap ^luofOA Bf sues sBd luaaBid^p as an sanbsip SOI anb jnoj *xnap 1* xnap suosjBuiquioa sjnaf ap no sanpuai iinq sap anbaoa|dnb aunj fiao nos lUBAap jauauiB inad jnaiBAjasqoj anb iioa uq 'oo anbsip np sanpaaf sap aunj la qq anbsip np ajqq ajniJaAuoj axBj jus ououib b uo ^^ ajnSg B| suBQ 'VD SdiuB| sai ia ajie|naoj sjaABJ) 1; iioa 'ff anauuoq b| 1^ |ia) uos anbi|ddc
o«75 lç8f) •sadODsowiviiiiido.a KoiidiuDsaa -9» 8
lob 'jnaieuMqoj anb ai^ nieai op *)ii3UinJisoi.| ap anbinlo axej Kaep sajnyaAno 893 i(i9ai9Aiss9K>iis JdQaoïe indd uq *9pi4 1S9 aui^mbnp e| S dieooj aoneisip ap smiûd £1 içgapsaAeonoD sd||iiaa| sdp saijjas )U08 saanuaAno sdo dp anenb sueg *sajn]jaAno bap ap ^ad isa sanbsip sod ap nnoeqo *;7^ p 99 sanbsip xnap laaii -jno] lanbop Jiioine fp axe an aijod )uaainj)saij ap 66 anbifici^ui ijodcins ai
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ap anbpdo axe,] 39Ae «99 op 9|8ae un inauijoj ajjaA ap sauie| sa^ -amsud
np sajie|n2oeLn saseq xne *a9 sia xnap ap aaAoïn ne '^xg isa aui^ui-inf ajpeo
aj t aii»|iiSae]c>aj ajpeo nn.p uaXoui ne anbrieuisijd aiioq ej e sdai|aj luos auaA ap
omei saq -axe )d3 laeAins ajnuaAno aun auod ai|a m *iuauinjisuij ap anbndo
aiej ap jnojne aaujno) jiOAnod 1^ ajçiueui ap 'adoosouiiequidoj ap uoddns ne
a^xg isa amsud np sajieinSneiaaj saaej sap aqpad snfd ei miou sjnoiOA ap sa^
-fidei 1008 sana 'aj^iinni e| ajqissod sn|d a[ jaqjosqe jnod ia *sanbi||e)9ui sauiei
ap sa^uuoi 100s xnajo aoisijd aa ap saae| saj)ne saq '(p -Sg) adiioa ^ ans )io\ af
QO.nb isuie *a|Sae)3ai a|Saeui un isa aseq cf luop anbpeuisijd aiioq aun.p asnu^qi
-odÂqj luaouoj 8aiiiei saa ')ueAe na sa^âuiQ 'oo sa^nbjeui luos saïucssiqa^y^J
samei sian 837 "sajiessaa^u saAeauoa saniiuai sa[ laaijod inb 8a|iqoui sanbsip
xnap ua aisisaoo inb ia *8S03[aH uapiae9^ui ne anp 'aApiuiud aujjoj es ap iioi)
-ogipoiQ aan aaAe 'jnapaejS ^n!^™ '^^i ^P "^ (Z '^u) l^ *a|iajnien jnapueaâ ua
P9doo9ad(( -Sij 'ux id) ^luas^adaj isa adoasoiuieqiqdo ]a^ — -saAeano? soffi)
-Q9| p sajoessiqo^Bfj ajuaA ap sauie| aaAe ^zf/oipup// ap ddoosomjDyfydQ (^
'fodoMOwivinqdo rop souuoj
'samei ajienb — '«99 •
'«auiei «ojî — 'oQ9
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)sa aiqeuaAuoo aauappai^p 3|8ot,T '^^'^ÏR^ sno.îej sap aouopiaui^p aiSuej 'aonanbasuco na Jisioqa iiiej ]i Bno 'sa^sodiadns saoïef sjnaisnid ap no ajjaA ap auiej a|nas aun^p jauuoj a| inad 90 ^aiaappai ai^ioini ef ap çiiiora c| aiOAoaj ^uiei^ uon jiojiui a[ anb anoj
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•91 § 'liât)/! aa aaOïuidoiu — aiiHYd augmand (m) 9vz
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-saaujei^ uou ajJOA ap sauiei sap jiojiui auiuioa lueAofduia ua urjua ijDs 'djnuaAUo aun^p ^jad la anbedo jioj;ui un.p uaXoui ne ijos 'luauiapajip pi 'djiej as mad oSejiep^.f 'ineq snfd saçnbrpui sapoqioni sioji sa] suea
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CV5 •adODSOIV'lVHllMO/1 SU amO/IHl -91 §
5 16. OBSERVATIONS OPHTHArMOSCOPIQrES DE VŒM SAIN. {169) 255 arges de b choroïde. Ces vaisseaux choroîdicns ne sont pas toujours également leCs; dans (a plupart des yeux, la couche de pigment qui les recouvre est assez nince pour' qo*ils se distinguent facilement des intervalles plus fortement pig-
Avec un fort éclairage^ les différentes parties du fond de Tceil ne présentent pas, Bof la papiUe, des diflërences d^intensité bien marquées. Il paraît qu*une quantité fe bimière, relativement considérable, traverse la couche pigmentaire. £n effets laos la plupart des yeux^ une assez grande quantité de lumière peut traverser les membranes: cela nous estdémontré, tant par rexpérience(§ 10, p. 86)danslaquelic rimage rétinienne apparaît dans Tangle interne de l'œil, que par la production de limage entoptique vascnlaire, au moyen de lumière qui pénètre à travers la sclérotique Cette partie de la lumière renvoyée, qui provient de la réOexion sur la choroïde et la sclérotique, est sans doute à peu près la même pour toutes les parties da fond de Tœil, même si Téclat de la rétine elle-même varie beaucoup d'un poiot à un autre.
Avec un éclairage faible, au contraire, tel que le donnent les lames de verre non étamées, les parties du fond de rœil qui avoisinent le nerf optique paraissent particulièrement éclatantes, et, en général, l'intensité diminue uniformément en oarcbant vers les bords. La partie qui sert à la vision directe se distingue seule des parties avoisinantes par un aspect sombre et une coloration jaunâtre qui ne se manifestent pas par un éclairage plus intense. La raison en est, sans doute, qoe, par un éclairage faible, il n'entre et ne sort à travers la couche de pigment qu'une quantité de lumière insensible, qu'alors la réflexion lumineuse perceptible provient surtout des éléments de la rétine et particulièrement de ses vaisseaux, et il n'y a point de vaisseaux à l'endroit de la vision directe.
Celte r^^n montre, dans les deux modes d'observation, une petite tache lumineuse de la forme d'un oValc à grand diamêlrc horizontal, et que Goccius, qui l'a remarquée le premier, i-egarda comme l'image réfléchie de la fovea ; Donders démontra plus tard directement que cet petit reflet lumineux occupe l'endroit de b vision directe.
Pour cette expérience, il faut employer un miroir plan derrière lequel se trouve nne lentille concave (Donders-Epkcns ou Ilelmholtz). On prend pour point de mire une lumière ou le micromètre de l'instrument de 'Donders. L'œil observé regarde l'objet dans le miroir; il faut faire en sorte qu'il puisse s'accommoder nactement, et on lui fait fixer un jwint déterminé de l'objet. L'obscnateur aperçoit alors, sur la rétine de l'œil observé, une image de l'objet très-nette et renversée, et, au point fixé directement, il voit le reflet do la fovea centralis. Si ce reflet est trop faible pour être aperçu au début, on |)arvient assez facilement à le voir cependant, en faisant regarder successivement au sujet observé difl'érentc.s parties de l'objet; le |)etit reflet exécute sur l'image rétinienne les nu)uvements correspondants.
Pour vérifier la netteté de l'image rétinienne, on peut se servir avec avantage ib micromètre ajoulé |)ar Donders à l'ophtlialmoscope d'Ëpkeas. Pour mon ophtliahnoscope, je clioisis dans le même but, pour servir de mire, un fil tondu horizontalement en avant d'une lumière. Mon instrument donne, en efiet, pour
256 [190) PREMIÈRE PARTIE. — DIOPTRIQUE DE L'OEIL. § i6.
des lignes verticales minces, des images multiples provenant de la multiplicité des surfaces réflécliissantes. Dt^s que Tœil observé s'accommode à Tobjct désigné, ce dernier apparaît bien défmi dans Timage rétinienne. Aussitôt que l'accommodatioo change, Timage s*estompe. Du reste, il n'est aucunement nécessaire d'employer des objets bien déliés pour voir le changement de Timage produit par l'accommodation. Il suffit, si l'œil observé n'jst pas myope, de disposer une lumière dont on examine l'image rétinienne dans l'œil observé pendant que cet œil s'accommode alternativement pour deux points inégalement distants, placés dans la même direc> tion. Dans l'accommodation à distance, l'image de la lumière éloignée paraît nette, dans l'accommodation rapprochée, elle se brouille. Le plus souvent, l'obsenrateor voit disparaître en même temps l'image des éléments rétiniens de l'œil observé, ï moins qu'il ne puisse accommoder son œil pour la nouvelle position de l'image, et il lui faut prendre un autre verre concave pour se convaincre que, sur la rétine de l'œil obser\'é, qu'il voit distinctement, il se forme une image confuse de la lumière éloignée. Une modification de l'expérience consiste à faire regarder l'œil obsenré continuellement au loin et à rapprocher la lumière; l'observateur peut se convaincre qu'alors l'image de la lumière devient confuse.
La lueur oculaire a été observée depuis les temps les plus reculés sur les yeux de chiens, de chats et d'autres animaux qui possèdent au fond de Tœil un tapetum^ c'est-à-dire une place dépourvue de pigment, recouverte de fibres ou de lamelles minces et très-réfléchissantes. Cbei ces animaux. Je reflet est si intense qu'on l'aperçoit facilement, pour peu que les conditions soient favorables. D'après une opinion ancienne et trùs-répandue, ces yeux lumineux passaient pour développer de la lumière, et cela surtout lorsqu'on irritait les animaux, ce qui portail à attribuer à l'influence du système nerveux, cette prétendue formation de lumière. C'est surtout lorsque la lumière vient de derrière l'observateur et rase sa tète pour pénétrer dus l'œil de l'animal, que la lueur des yeux est sensible, et l'on conçoit que la présence d'une lumière ainsi placée ait pu échapper aux observateurs. On croyait, de même, que les yeux des lapins blancs et des albinos possédaient une lumière propre. Prévost (1) démontra le premier que la lueur des yeux des animaux ne se produit jamais dans une obscurité complète, que ni la volonté ni rirritatioii n'y peuvent donner lieu, et qu'elle est toujours due à la réflexion d'une lumière incidente. Gruithuisen (2) a trouvé li même résultat de son côté ; il fait voir que la cause du phénomène réside dans le tapetum joint à une a réfraction extraordinaire t du cristallin. Il vit aussi cette lueur dans les yeux d'animaux morts. Ces faits furent confirmés par RuDOLPHi (3), J. Mî'llkr (5), Esser (5), Tiedkmann (6), Hassenstein (7). — RuDOLPm fait observer qu'il faut regarder dans l'œil suivant une direction déterminée pour apercevoir la lueur, Esscr explique fort bien les changements de couleur par l'aspect de parties différemment colorées de la rétine qui se présentent successivement derrière la pupille, Hasser- STEIN, enfin, trouve que la lueur se produit lorsque les yeux sotit comprimés suivant leur axe et suppose que, chez l'animal vivant, la lueur peut aussi se produire volontairement par un raccourcissement de l'axe au moyen de la pression des muscles. On reconnaissait donc U lueur comme un phénomène de réflexion, sans se rendre compte des conditions dont dépendait sa production.
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^ 16. BIBLIOGRAPHIE DE L'OPHTHALMOSCOPK. {i90) 257
Sor f ceil humain, on n*avait d*abord observé la lueur que dans des cas de maladies rares, m particalitr dans des eas de tumeurs du fond de Toeil. Behr (1) Ta aussi vue dans des cas faniridiev et eomlaté que les yeux de l'observateur doivent regarder l'œil du malade presque pvadièleiiient ans rayons incidents ; telle est aussi la base de la méthode de Brl'cke pov rdbterfition de la lueur oculaire. Dans ces cas d'aniridie, la lueur est plus remarquable parce que la rétine est bien plus fortement éclairée ; en outre, la propriété d'accommodation pe«t fiûre dèfknt dans des cas de ce genre.
Enfin W. CinmiiiG (2) et BaScus (3) trouvèrent, indépendamment l'un de l'autre, le procédé à suivre pour rendre lumineux l'œil humain bien constitué, lorsque l'observateur regarde preeque paralltiement aux rayons incidents. Brîjcke avait déjà précédemment appliqué cette méliiodeanz yeux d'animaux pourvus d'un tapetum. Enfin Wbarton Jones (à) dit que Bab- SACS lui avait montré, vers la même époque, un miroir étamé dont une petite portion de tain était enlevée, de manière à pouvoir envoyer la lumière dans l'œil tout en regardant par l'ouverture. Cette description rappelle déjà bien l'ophthalmoscupe de Coccius ; mais comme Baiiage semble ne pas avoir ajouté de lentilles à son miroir, il n'a dû pouvoir distinguer ^'exceptionnellement quelques parties de la rétine, et c'est sans doute pour cette raison qu'il n'tpts publié sa découverte.
L'antae côté de la question, c'est-à-dire pourquoi les parties de la rétine^ lors même qu'elles sont éclairées, par exemple dans les yeux d'animaux pourvus de tapetum, dans ceux to albinos, ne peuvent pas être distinguées, a été le sujet de bien des commentaires. La sobtion était plus facile. Dès le commencement du xviii* siècle, Méry (5) avait observé qu'il pouvait distinguer les vaisseaux de la rétine d'un chat plongé dans l'eau, et dont les yeux paraissaient fortement lumineux. La Hire (6) donna de ce fait une explication exacte. Il coDprit qu'il fallait un changement de réfraction du rayon pour faire paraître l'œil lumineux, BÛ il ne sut pas donner d'explication plus précise. 11 en fut de même de Kussmaul (7). Ce dernier montre que la rétine devient claire et reconnaissable, soit lorsqu'on enlève en avant ^l'afl la cornée et le cristallin^ soit lorsqu'on sort une portion du corps vitré de manière à necoureir l'axe de l'œil.
Si je ne me trompe, j'ai été le premier (8) à bien rendre compte de la relation qui otste entre les directions des rayons incidents et émergents, et à trouver le vrai motif de la folonition noire de la pupille, ce qui m'a permis d'indiquer le principe de la construction des ophthahnoscopes. J'ai employé, pour l'éclairage, des verres plans non étaniés, et, pour mieux distinguer la rétine, des lentilles concaves. Th. Ruete, au contraire, employa lé premier un Biroir percé pour l'observation de l'image renversée. Comme le nouvel instrument ne tarda pua acquérir une importance extrême en oculi^tique, on a construit depuis un grand nombre d'ophthalmoscopes de différentes formes, dont j'ai cité plus haut les principaux ; mais on n'a pu trouvé de principes essentiellement nouveaux pour éclairer et reconnaître la rétine.
La théorie de la lueur oculaire et de l'ophthalmoscope, telle que je l'ai établie, n'a subi >Qciine modification essentielle. Je ne puis pas considérer comme des améliorations les modifications que Stellwag de Carion a essayé d'y introduire. Cet oculiste, qui s'est occupé, du reste, avec beaucoup d'ardeur à introduire dans son art les connaissances physiques, i'ttt laissé égarer, dans le travail auquel je fais allusion, par de faux principes sur la force de rédairage et l'intensité lumineuse.
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