‹ Optique physiologiqueChapitre 62 sur 228 · EXCITATïOX électrique du NEhr OPTIQUK. 2B · texte numérisé non relu

EXCITATïOX électrique du NEhr OPTIQUK. 2B

Si Toh intervertit la dît^ction du couratit, lé dair et l'obscur se remlacent mutueUement dans toute Tapparition^ L'interruption du courant ^t momentanément comme l'inte^versloti. Tous ces phénomènes s'ex* liguent simpleme&t par l'état électrotonique des fibres nerveuses abonnées de la rétine» it condition toutefois d'admettt^ i^ue l'extrémité mtérieore de ces AIh^ est constamment maintenue, par des causes itérieures, dans un état de faible excitation, tel qu'il paratt se inani* îst^r par la luibière propre de la rétinçi

Lorsque fèlectticité positive pénétré dans le globe oculaire par le Oté ekteme et en sert par la partie postérieure^ l'excitabilité de la ûrface postérieure de la t^tbie e&l sShMie au cAté extetue et atignentée, au contraire, & la partie post^eure du glèbe» En eâeti la lUMtlé interne du champ visuel, qui correspond à là moitié extéhi^ de ft rttine, doit paraître obscure, et la mmtié externe doit paraître éclairéei jd nerf optique agit probablement comme un corps mauvais cohduceur, et affaiblit le courant près de son entrée^ aussi cette partie se lessiue-t-elle, sur le fond, par ùhe coloration contraire. Si là tache jaune st à la limite d^ parties de la rétine qui sont électrisées en sens pposé, elle est traversée pâi* le courant suivaUt la direction de là urface de là rétinei AÏais^ dans cette régiim, il y a aussi des faisceaux es flbres dingées suivant la surface de la membrane. Ces fibreâ sbnt, àr conséquent, parcourues de dedans en dehors par l'électricité posive» c*est-àr-dire que dans les fibres situées du cAté temporal de la TfTea centralisa le courant marche vers leur extrémité qui communique ^ec les cônes, et que dans les fibres sltiiëes du côté nasal, le courant ient, au contraire, de cette extrémité-. L'excitation augmente dans les remières; elle diminue dans les dernièries : de là l'explication du ouquet clair situé, dans le champ visuel, vers le côté nasal du point e fixation et du faisceau obscur situé vers le côté tempol*al.

Si Ton fait pénétrer le courant par un autre peint, tout le tableau se éplace en conséquence.

Adtrelbii, tant qu'on numquiit de connailsaneeft positifes à ce sUJet, l*étude des settSa- )B!i visiAlIei appartenait en entier au domaine de la philosophie. Il était d'abord nécessaire \ coihprendre que les sensation^ ne sont que les actions des objets extérieurs sur notre vrpi H qtié ce n*ëkt que par l'intermédiaire d'actes psychiques que les sensations donnent m à des perceptions. C'est danb le cercle de ces idées que se débat la philosopln'e rectpie (1). Au commencement, nbus lui voyons filrè de itaïves hyjMjthùs^ pour expliquer Hnment des images en rapport avec les objets peuvent arriver à l'âme. DÉsiocftiTE et £pickt: veulent que ces images se détachent des objets et vierinent pénétrer dans l'œil. Empé- •UE (ait arriver simultanément, aux objets, des rayons provenant de la lumière et d'autres

(Il S. Wr.NDT, zur Geschichte der Théorie des Belicns, in ïïcnle uufl P/)fu/fn'\ Zeituchrift

''"' rntionpf/f Mfflirin^ 1859.

2.i2 ifWl nn XIËME PARTIR. — DES SENSATIONS VISl'ELLES. g 17.

,)Mvftiiaot de rœil, et il tait senir ces derniers à tàter, pour ainsi dire, les objets. Platok Mrût hésiter. Dans le Tim^^ il suit l'idée d'Empédocle : les rayons partis de l'œil sont sembiablea îi U famûêre, mais ne brûlent pas ; la Tisioo ne peut aroir lieu que lorsque la lumière interne, en se dirifeant sur les objets, rencontre la lumière externe, qui est d'une natore uialoffue. Dans ThétœM^ au contraire, par des recherches sur l'influence de l'inteUifeDeê iv les pereeptiens, il se rapproche déjà do point de vue plus aTancé d'AmsTOTE.

Chez ABC«T0TE (i), on UtHive une fine analyse psychologique du rôle de l'esprit dans les perceptions des sens : ici, point de confusion entre ce qui est physique et ce qui est phyiiologique ; la sensation est nettement distinguée d'un acte psycÛque ; la perception des objets extérieurs n'est plus attribuée à une sorte de fines antennes, si l'on peut nommer ainsi les myons visuels d'EvptooCLS, mais repose sur un jugement. Quant à la partie physique, les idées <r AaisTOTC sont assurément très-peu développées ; cependant on pourrait y trouver des traeet de la théorie des ondulations. En effet^ pour lui» la lumière n'est rien de matériel, mais un état d'activité (tvi^ia) de la partie transparente, interposée entre les corps, et qui, à Tétat de repos, constitue l'obscurité. Cependant, il ne s'élève pas encore à cette idée que l'aetioo de la lumière sur l'œil ne doit pas nécessairement être de même nature que la lumière qui la produit. H cherche, au contraire, à expliquer cette identité de nature en disant que Pœil contient aussi des parties transparentes, qui peuvent affecter le même état d'activité que lei parties transparentes extérieures.

Au moyen âge, les progrès réels et décisifs qu'AusTOTE avait Eût foire à la théorie de k rision, restèrent longtemps inaperçus. F. Bacox de Ycbulab et ses successeurs commeneent seulement à reprendre la suite de ces idées ; ils discutent rigoureusement la manière dont lei conceptions diffèrent des sensations, et enfin, dans sa critique de la raison pure* Saut donne le dernier mot de leur théorie.

A la même époque, les savants ne s'occupaient, pour la plupart, que de la partie physiqm de la théorie de la vision, qui était entrée depuis Keppleb dans une voie de rapides progrès; H ALLER établit, dans ses traits généraux, U doctrine de l'excitabilité des nerib; c'est ausn conformément à cette doctrine qu'il décrit, d'une manière très-exacte et très-daire, le rapport de la lumière à la sensation, et celui de la sensation à U perception (2). Mais on manqoiit encore de la connaissance exacte des excitations de l'œil produites par d'autres moyens, sa du moins, on ne connaissait, dans ce genre, que des faits isolés qu'on ne considérait, ptr conséquent, que comme des curiosa. C'est à Goethe que rerient le mérite d'avoir, dans n théorie des couleurs, appelé l'attention des physiologistes allemands sur l'importance de cette connaissance, mérite incontestable, bien que le but principal de son livre, celui de produire une réforme de la théorie physique de la lumière qui fût mieux en rapport avec les renseignements immédiats des sens, ait été complètement manqué. Ensuite, rinrent les fécondes observations de Ritter, et des autres électriciens, sur les excitations des nerfs sensitifs, et particulièrement les obser^'ations de Purkixje, de sorte qu'en 1826 J. MCller put établir, dans sa théorie des énergies spécifiques des sens, les principes fondamentaux de cette étude, tels qu'il les publia, pour la première fois, dans son ouvrage Sur la physiologie comparée d* sens de la vue^ et tels qu'ils ont été exposés au commencement de ce paragraphe. Ge( ouvrage et celui de Purunje se rattachent évidemment à la théorie des couleurs de Gcciu, quoique J. Hi'LLER ait rejeté, plus tard, les propositions physiques de cette théorie. La loi des énergies spécifiques de Mî'ller, fut, pour toute la théorie des perceptions des sens, un proffèi de la plus grande importance; elle en est devenue, depuis, le fondement scientifique, et elle est, dans un certain sens, l'application empirique de l'exposé théorique de Kant sar Ji nature de la perceptivité humaine.

AsiSTCTE connaissait déjà les phosphcnes. Newton (3) les explique par cette h>pothèse que l'ébranlement mécanique de la rétine lui donne un mouvement analogue à celui que lei impriment les rayons lumineux qui viennent la frapper. C'est ce mouvement de la rétine qu'A considère comme la cause de la sensation lumineuse. L'opinion d'après laquelle il se prodoiruit de la lumière objective dans l'œil lors de la production des phosphènes, ainsi que du» d'autres circonstances, a eu, du reste, ses adhérents jusque dans ces derniers temps : téoioio le cas de médecine légale, cité plus haut, et dans lequel le conseiller médical Seiler, cm! devoir admettre la possibilité d'un fait de ce genre. Cependant , jamais personne n'a |« apercevoir chez un autre la lumière objective en question. Les défenseurs de cette opinio>

(1) De sensibus, de anima lib. H. c. 5-8 et de coloribus.

(2) Elem. Physiolog., t. Y, lib. 16 et 17.

(3) Optice (à la fin), Qucpstio^Vï.

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