DES TROIS COULKUHS FONDAMENTAL KS
ansation du vert pur/ et en /? et en F le rouge et le violet spectraux, uisidéirés comme couleurs fondamentales. Alors A VR serait le triangle ai renfermerait toutes les sensations colorées possibles. Comme nous avons dit, cette convention s'accorderait avec les faits des mélanges e cooleurs. Mais des faits qu'on verra plus loin, relatifs à la dyschrolatopsie, à la modification des nuances par l'augmentation d'intensité 8 la lumière, et aux images consécutives, obligent à admettre que le ouge et le violet spectraux ne répondent pas à la sensation simple 'une couleur fondamentale, mais à une sensation légèrement méuigée. Nous aurions donc, dans le triangle de.la figure 120, à placer aviron en /î, et en V^ les couleurs spectrales rouge et violette et la igure IBlVeR^V^ embrasserait alors toutes les couleui-s possibles de a lumière objective.
On voit donc qu'il doit exister une série de sensations de couleurs Mcore plus saturées que celles que l'œil trouve dans les circonstances ordinaires, dans la Imnière objective, même dans celle du spectre. Sur la figure 120, les couleurs que la lumière extérieure provoque dans l'œil normal sont comprises entre la courbe et la ligne droite R^ V^ ; le reste du triangle correspond à des sensations de couleurs qui ne peu- Teot pas être produites immédiatement par la lumière extérieure. Comme ces dernières sont toutes plus éloignées du blanc que les couleurs spectrales, elles doivent être plus saturées que ces couleurs, lesquelles sont Ifô couleurs objectives les plus saturées que nous connaissions. En réalité, l'étude des images accidentelles nous fera voir qu'on peut, par épuisement de l'œil pour la couleur complémentaire, produire des sensations de couleurs à côté desquelles les couleurs spectrales paraissent blanchâtres.
Cette théorie explique facilement le fait cité plus haut que les différentes couleurs spectrales possèdent des degrés de saturation diffé-
IBDtS.
d Maxwell a fait une importante série d'expériences sur le mélange des cou- 1^ spectrales, afm de déterminer les ions des trois couleurs fondamentales et icstrobcoarbes d'intensités (fig. 119, p. 382) qui, d'après la théorie de Th. Young, expriment pour chaque portion du spectre l'inteusité de chaque couleur fondalétale. A cet effet, il faisait arriver de la lumière blanche dans une boîte ^^kcore, à travers trois fentes dout on pouvait faire varier la largeur et la position. (^ jamîère traversait alors deux prismes et était concentrée par une lentille con- ^cigente sor un écran où elle formait, par suite, trois spectres prismatiques qui ^ recoQvraieot en partie. Une fente pratiquée dans cet écran laissait arriver à *<^i de l'observateur une des couleurs résultantes qu'elle isolait des autres. -ûrsqoe robscnatcur regardait à travers la fente, il voyait la lentille recouverte
d'une manière utiifurnie par la couleor n'^sulitime evaminéc. In atiln* Umcot de la boîte laissait pstsser de ta même lumière blanche sans qu'elle cil traversé le prisme. Cette lumière par\enail é'^aletnenl à robsenalçnr, il 6É au mojen dnii miroir de verre noir couveuableinent disposé, de lorle qui voyait un cliamp blanc tout prèit de la LeuttlJe. L'espérieuce cousisuii k inodîte la [losition et la largeur des tiTtis fentes qui fournissaient U lumière {imaaii^ jusqu'à ce que le nièlange de ces trois îîorles de lumière prè^eulàt un identique avec le blanc rélléchi sam modification.
Plusliird, Maxwell donna 5 rinstromenf une f<)rme plus commode en ren' au moyen d*uu miroir concave, la lumière ?i (ravers les prismes qu'elle ai' versés. Par ce moyen rinsirument devient plus cottrt et robservalewr, éunt tont près des fentes qui laissent pénétrer b lumière» peut les ranKentitr hnméme. ce qui est un grand aiautage.
Maxwell prit pour couleurs fîiiidajneutalcs :
1*" Un rouge situe entre ks W^nes C et 7^ de Fraunhofer et deux foi» plos éfe tjuè tk />que de t\ D'après la nomenclature adoptée plui» baul^ ce ^crail k rutt^K écarlate pai»sant à l'orangé.
2* lu \erl voisin de la ligne E,
3** Lin bleu situé enlie /' el G, deuï fois plus éloigne de G que de F* Ci à peu près le passage du bleu cyanique l\ lludigo,
A chaque exjKTience on reproduisait du hhutc, au moyen des trois couTcun ployées, et Ton notait la largeur qu'il fallait donner aux fen(E*A« de manièrrl stater la composiiion invanable du blanc nonnaL La largeur de^ fentes \w\ de mesurer les qiiantilès de lumicre nécessaires. Puis, avec deux des couleun damenlales et une troisième couleur choisie à volonté, on campoe^it da blM Fou notait la posilioit de la troisième couleur danstespi*cfre sur uMécfcrik il cote des trois couleurs ; on notait aussi la largeur des fentes LorM|Q9 h dont les changements dans Tètatde ratmosphere peuient parfais uiodîûer b position, était resté suftisamment invariable, no obtenait aiuM une ^TÎcde naisoiis de couleurs qui permettaient de détimr la positron des couleur» observées sur une table de couleurs, où l\>u avait li\é arbitrairement les |iQsil des trois couleurs fondameniales. De celte manière on obtient, |>ar de$ lions réelles, la forme de la courbe de la figure i20 (page 384). que fmk sinée d'aprè*s une simple estimation, antérieurement aux ei(>érieoce9 de Les courbes, déterminées ainsi par Maxwell pour deux ubservaieur», su» client bien plus do périmètre du triangle AffV que celle de la ligure W, telle sorte que la courbe se com[>ose de doux t);irties presque reeiiligiMs. courbures les plus pronofjcées, celles qui paraissent* pir suite, se raj phisi des angles du triangle chromatique compteL correspondent à ^wb pNH trois couleurs fondamentales indiquées plus haut. Ce|)endaut, le bleu, premier observateur, et le rouge» d'après le second, doivent élri' pns ttap près de rettrémité du spectre. Mais c*est précts^hnenf fHiur l(^ omlfiin des eitrénntés du spectre que Texpérience présentait des difficultés.
De plus, les résultats de Maxwell diflèrent de la figure 120 en ce que k» extrémités de la courbe paraLsiient se racconler a>cc le troîaièuie cM dû