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apparente, au moyen de la formule —p- + —~ — i ; avec les valeurs de 1 œil
■ f A fs
simplifié, nous avons Ft = azf'"™, F2 = 32mm, f% — 3,6mm, ce qui donne la position de la surface apparente, f\ — — 3mm. On cherche ensuite la position du centre de la surface apparente, en cherchant de la même manière l'image du centre de la surface réelle vu à travers la cornée [f\ — i3,5, ce qui donne f2 = — 17, 5). La surface apparente se trouvant à 3mm et son centre à 1 7,nm ,5 , elle doit fonctionner comme un miroir convexe de i4mm,5 de rayon, placé trois millimètres derrière la cornée. Le foyer se trouve à égale distance entre la surface et le centre, c'est-à-dire à iomm,2 derrière la cornée ; c'est donc à peu près à cet endroit que se forme la troisième image de Purkinje. On peut aussi employer la surface apparente pour calculer la grandeur de l'image, suivant la formule -y- = -p- (v. p. 5).
;o LEÇONS D'OPTIQUE PHVSIO LOGIQUE
Pour faire le même calcul pour la surface postérieure du cristallin, il faut d'abord calculer le système réfringent composé de la cornée et de la surface antérieure du cristallin, et ensuite les images de la surface postérieure et de son centre, vus à travers ce système. — Excepté la cristalloïde antérieure, les surfaces apparentes ne diffèrent du reste que peu des surfaces réelles.
Les trois premières surfaces étant convexes, leurs images sont droites, tandis que celle de la quatrième est renversée. — L'objet étant généralement assez éloigné, les images se forment à peu près aux foyers catoptriques des surfaces apparentes. La première, deuxième èt quatrième se trouvent à peu près dans le plan pupillaire, tandis que la troisième est située à 7 ou 8,nm en arrière de ce plan (fig. 3o). — Aussi la troisième image disparaît-elle facilement derrière l'iris, lorsque l'œil fait un petit mouvement, ce qui rend cette image plus difficile à observer que les autres.
24. Manière d'observer les images de Purkinje. — La première image, celle de la surface antérieure de la cornée, est de beaucoup la plus brillante ; son observation n'offre pas de difficultés.
Pour observer la deuxième image, on se place comme lorsqu'on veut examiner un malade à l'éclairage oblique, et on examine l'œil avec une loupe, une lentille de 10 D. par exemple, mais sans concentrer la lumière sur l'œil.
En examinant l'image cornéenne de la flamme, on verra, lorsqu'elle se rapprochera du bord pupillaire et encore mieux lorsqu'elle l'aura dépassé, qu'elle est accompagnée d'une petite image qui se trouve près d'elle. Plus les images se rapprochent du limbe, plus elles sont distantes l'une de l'autre ; près du limbe la distance peut dépasser un millimètre, et la petite est souvent encore visible lorsque la grande a déjà disparu en laissant la place au reflet irrégulier de la sclérotique.
La petite image se trouve toujours située entre la grande image et le milieu de la pupille; ce qui indicpie que la surface postérieure est plus courbe que la surface antérieure. Supposons, en effet, que nous employions deux lampes, une de chaque côté, et considérons la distance séparant les deux lampes comme objet (fig. 3i). 11 est alors clair que l'image de la surface postérieure est plus petite que celle de la surface antérieure, ce qui indique que sa courbure est plus forte. Au milieu de la pupille la petite image n'est pas visible parce qu'elle coïncide avec la grande ; elles sont en effet situées à la même distance du sommet de la cornée.
La troisième image, la plus grande, conserve toujours, quoi qu'on
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fasse, un aspect plus ou moins diffus, dû à ce cpie l'indice varie dans les couches superficielles du cristallin. Pour l'observer, on se place comme tout à l'heure, en demandant à l'observé de regarder dans une direction qui soit à peu près bissectrice de la distance angulaire entre l'œil de l'observateur et la flamme. En déplaçant son œil un peu de côté et d'autre, l'observateur arrive assez facilement à voir l'image qui se présente comme une grosse lueur, pâle et plus ou moins diffuse, et qui change de place au moindre mouvement de l'œil observé.
Fig. 3i. — Images cornéennes de deux lampes, observées avec l'ophtalmophakomètre. Les petites images à côté des grandes sont dues à la réflexion par la surface postérieure de la cornée.
Après avoir trouvé l'image, on peut concentrer la lumière sur l'œil ; par ce moyen on agrandit l'image, qui arrive à remplir toute la pupille. Si la lumière est vive, la pupille paraît souvent blanche, comme si l'œil était atteint d'une cataracte mûre, et l'on peut, en l'examinant à la loupe, ainsi observer des détails anatomiques qu'on ne peut découvrir d'aucune autre manière. Je recommande aux cliniciens cet examen, dont je rie trouve la description nulle part (i).
La troisième image est, comme nous le verrons, d'une grande importance pour l'étude de l'accommodation.
(1) Anneaux de Demicheri. — Demicheri a dernièrement [Bulletin de la Société d'ophtalmologie de Paris) décrit des phénomènes de coloration qu'on observe par cette méthode dans la pupille, dans certaines affections du cristallin. Le milieu de la pupille paraissait bleu noirâtre ; il était entouré d'une zone verte, ensuite d'une zone jaune, et enfin d'une zone rouge, près du bord pupillaire. Il s'agissait de cas de cataracte plus ou moins mûre. Dans un cas que j'ai examiné et où le cristallin paraissait du reste intact, la pupille se remplissait par cet examen d'un rouge intense, de sorte qu'on l'aurait crue remplie de sang. — Ces couleurs sont probablement des phénomènes d interlérence, dus à la réflexion sur la surface finement cannelée de la masse cristallinienne, à peu près comme les couleurs que présente la nacre, mais les conditions sous lesquelles elles se produisent sont encore inconnues.
La quatrième image n'offre en général pas de difficultés pour l'observation. — Elle s'observe dans les mêmes conditions que la précédente, en faisant tourner le regard de l'observé un peu vers la lampe. Elle est petite et nette. Etant renversée, elle se meut dans le sens contraire des autres.
Pour un examen plus approfondi de ces images, on peut se servir de mon ophtalmophakomètre (fig. 3a). Il se compose d'une petite lunette qui
Fig. 3a. — L'ophtalmophakomètrc.
repose sur un pied et d'un arc en cuivre, mobile autour de l'axe de la lunette et portant une échelle dont le zéro coïncide avec celui-ci. Le rayon de l'arc est de 86 centimètres. La tète de l'observé est fixée parune têtière, de façon que l'oeil qu'on veut examiner se trouve au centre de l'arc. ■ — Sur l'arc glissent différents curseurs qui portent des lampes électriques: Chaque lampe est enfermée dans un tube, fermé en avant par une lentille plan convexe qui concentre la lumière sur l'œil observé. — Je parlerai plus loin de la manière d'employer l'instrument pour la mensuration des surfaces internes de l'œil.
25. Les fausses images de second ordre. — Les rayons réfléchis qui sortent de l'œil pour former les images de Purkinje rencontrent tous, excepté ceux de la première image, des surfaces qui réfléchissent de nouveau une partie de la lumière ; cette lumière est extrêmement faible pour la plupart des surfaces ; ce n'est qu'en rencontrant la surface anté-
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rieure de la cornée qu'il se réfléchit une lumière assez forte pour èlre visible. Ainsi, il se forme encore deux images, la cinquième, produite par une première réflexion sur la cristalloïde antérieure et une deuxième réflexion sur la surface antérieure de la cornée, et la sixième, due à une première réflexion sur la surface postérieure du cristallin et une deuxième réflexion sur la surface antérieure de la cornée. — Comme les rayons reviennent vers la rétine, ces images sont subjectives.
Les systèmes optiques qui produisent ces images sont très compliqués ; ils se calculent du reste d'après les formules que nous avons exposées page ■> i . Le foyer de la cinquième image se trouve près de la cristalloïde postérieure. C'est donc à cet endroit que se forme cette image d'un objet éloigné. Avant d'arriver à la rétine, les rayons sont tellement dispersés, qu'ils ne sont plus visibles : au moins je n'ai pas pu découvrir la moindre trace de cette image. Théoriquement, on devrait pouvoir la rendre visible en rapprochant l'objet, puisque l'image et l'objet se meuvent dans le même sens comme dans tous les systèmes réfringents ; mais l'expérience ne réussit pas. En effet, lorsqu'on porte la flamme avec laquelle on travaille assez près de l'œil, l'image utile se change en un cercle de diffusion qui remplit la plus grande partie du champ et empêche de voir autre chose.
Le foyer du sixième système se trouve au contraire très près de la rétine de l'œil emmétrope ; aussi l'image est-elle en général facile à observer.
26. Manière d'observer la sixième image. — On choisit, dans une cbambre demi-obscure, un point de fixation situé à quelque distance, et, tout en fixant ce point, on promène une bougie qu'on tient à la main dans un mouvement de va-et-vient horizontal, en la rapprochant et l'éloignant de la ligne visuelle sans toutefois l'atteindre.
On remarque alors de l'autre côté de la ligne visuelle une image pâle de la flamme. Certaines personnes voient le phénomène avec assez de netteté pour pouvoir distinguer que l'image parait renversée, l'image rétinienne étant droite. On distingue au mieux la forme de l'image lorsqu'on fait passer la bougie au-dessous de la ligne visuelle ; l'image passe alors au-dessus et on voit que sa pointe est dirigée vers le bas. Les myopes voient l'image plus difficilement ; ils réussissent souvent mieux en mettant leurs verres correcteurs, mais ils doivent alors se garder de la confondre avec des images produites par des réflexions répétées entre la cornée et les verres.
Il semble qu'il existe des personnes qui ne peuvent réussir l'expérience. Si la cbambre antérieure est d'une profondeur insolite, il peut en
effet arriver que le foyer du système se trouve assez loin de la rétine, niais on devrait alors pouvoir réussir en approchant ou éloignant la flamme de l'œil.
On voit donc combien il est utile que la lumière nuisible soit réduite à un minimum ; en effet, si l'indice des couches cristalliniennes superficielles avait été plus élevé, la sixième image aurait eu plus d'éclat et nous serions affectés d'une diplopie monoculaire gênante. Il y a, du reste, aussi lieu de s'étonner de la sensibilité énorme de la rétine.
L'éclat de la sixième image n'est en effet que — - - — de celui de l'image
° 1 4° ooo- • °
utile.
On peut étudier la sixième image de plus près, au moyen de l'ophtalm ophakomètre , en se mettant à la place de l'examiné, et en fixant le milieu de l'objectif de la lunette, qui correspond au zéro de la division.
En mettant l'arc horizontalement et en plaçant la lampe A qui glisse sur l'arc à quelque distance de la lunette, on voit l'image apparaître de l'autre côté. On amène un des curseurs de l'arc à coïncider avec l'image, de façon qu'on puisse lire sa position sur l'échelle. On remarque alors que l'image n'est qu'approximativement symétrique de la lampe, par rapport à la ligne visuelle. En faisant subira l'arc une rotation de i8o°, de manière à amener la lampe dans une position symétrique de la première, on remarque que l'image ne coïncide plus avec le curseur. Ceci tient à l'angle a. Si la ligne visuelle coïncidait avec l'axe optique, les deux positions de l'image correspondant à deux positions symétriques de la lampe devraient être symétriques. On peut employer des mensurations de cette sorte pour déterminer la grandeur de l'angle x.
C'est en me servant de l'ophtalmophakomètre que j'ai trouvé cette image, que j'ai décrite comme nouvelle en 1891. Mais Coccius l'avait vue antérieurement et Otto Bêcher en avait donné l'explication, en r86o, dans un mémoire qui est très peu connu. lieuse l'a décrite de nouveau en 187a, mais en ert donnant une explication erronée.
Les images de Purkinje n'ont aucun intérêt pour le fonctionnement de l'œil, mais elles ont une grande importance pour la physiologie de la vision. C'est en effet en les étudiant que nous pouvons déterminer la forme et la position des surfaces réfringentes de l'œil. L'étude de ces images constitue l'ophtalmométrie, dont nous allons nous occuper dans la suite.
Bibliographie. — Purkinje (I.-E.). Commentatio de examine physiologico urgani visas et systematis cutanei. Vratislaviae, 182'j. — Becker (O.). Ueber Wahrnehmung eines Reflexbtldes ira eigencn Auge, Wiener medecinischê Woclienschrift, 1860, p. 6^0-672 et 684-688. — Heuse. Ueber clic Beobachtung ci/icr neuen entoptischen Erseheinung. Grac-
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fes Archiv. Bd. 18, •!, p. -i 5G. — M. Blix. Oftalmomelriska Studier. Upsala, 1880. — Tscherning. Recherches sur la quatrième image de Purkinjc ; Arch. de physiol., i8(jo. — Tscherning. Théorie des images de Purkinje cl description d'une nouvelle image. Arch. de physiol., 1891. — Tscherning. Sur une nouvelle image à la fois catoptrique et dioptrique de l'œil humain et une nouvelle méthode pour déterminer la direction de l'axe optique de l'œil. Bulletin de la Société française d ophtalmologie, 1 89 1 , p. 20'J.