CHAPITRE IV
OPHTALMOMÉTRIE
27. Principes de l'ophtalmométrie. — La base de l'ophtalmométrie est la formule y - 7 = j 011 ^ = 4j- (v- P- 5). Pour déterminer le rayon R du petit miroir convexe que forme la surface antérieure de la cornée, nous mesurons l'imagé I d'un objet 0 se trouvant à une distance donnée l. Il n'y a jamais de difficulté pour mesurer ni l'objet ni sa distance ; c'est donc de la mensuration de l'image qu'il faut nous occuper.
Disons tout de suite qu'on emploie en général comme objet la distance séparant deux flammes ou deux objets blancs (mires). L'image est alors la distance séparant les images des flammes ou des mires.
La méthode la plus employée par les physiciens, pour de telles mensurations, consiste à placer un micromètre au foyer de l'objectif de la lunette avec laquelle on observe l'image. L'objectif forme une image qui coïncide avec le micromètre, dont les divisions permettent de lire directement la grandeur de l'image, en l'observant à travers l'oculaire. On a essayé d'employer cette méthode pour l'ophtalmométrie, mais sans succès. Comme l'œil observé ne peut pas se tenir absolument immobile, l'image se déplace constamment par rapport au micromètre, ce qui rend impossible une mensuration un peu exacte.
C'est pourquoi v. Helmholtz a introduit dans l'ophtalmométrie un autre principe qu'il a emprunté à l'astronomie, où le même problème se pose, celui du dédoublement . Il semble pourtant que le procédé ait déjà été employé pour le même but par Th. Young.
Supposons que nous désirions mesurer la distance I séparant les deux points a et b (fig. 33, 1), et que nous possédions un procédé qui nous permette de voir tout dédoublé d'une certaine distance D. Par ce moyen, au lieu des deux points a et b, on en verrait quatre, a1 et «2, bl et bv et la