Partie optique. Cornée
En dehors i6°,5 44°. 7
En dedans i4° 4°°>I
En haut " 12°, 5 38°, 5
En bas . i3°,5 42°, ■:>.
Les chiffres sont des moyennes de mensurations faites sur il\ yeux.
L'étendue totale de la cornée n'est donc pas beaucoup inférieure à 900 et celle de la partie optique est d'environ 3o°, soit un tiers de l'étendue totale. Le diamètre horizontal, aussi bien celui de la partie optique que
Nas
"►0° 30° 20" 10° iL 0° 10" 20° 30° W
Ligna visuelle
Fig. 42. — Diagramme de la réfraction cornéenne d'après Eriksen. — Les abscisses indiquent la distance de la ligne visuelle en degrés, les ordonnées la réfraction cornéenne en dioptries.
La courbe pleine indique la réfraction du méridien horizontal d'une cornée gauche, mesurée de cinq en cinq degrés. Le zéro correspond à la ligne visuelle. — aa, partie optique de la cornée ; ab, ab, partie basale. — La courbe pointillée ce correspond à l'ellipsoïde calculé d'après les trois mesures prises à o° et à 25° à droite et à gauche de la ligne visuelle ; dd est l'axe de cet ellipsoïde et la distance de cette ligne à zéro correspond à l'angle qu'on désigne souvent comme angle st. — On voit que la forme véritable de la cornée s'écarte considérablement de l'ellipsoïde.
celui de la cornée entière, est un peu plus grand que le diamètre vertical.
Ni Sulzer ni Eriksen n'ont trouvé d'axe de symétrie proprement dit. Néanmoins, la plupart des diagrammes de ce dernier montrent une tendance à la symétrie autour d'un axe dirigé à environ 5° en dehors et un peu en bas de la ligne visuelle. Si donc on persiste à l'assimilation à un ellipsoïde, il faut se le figurer bien plus pointu qu'on ne l'a fait jusqu'à présent, et il faut se figurer le sommet enlevé par une section perpendiculaire sur l'axe et remplacé par une calotte sphôrique.
Pour l'optique de l'œil, l'obliquité de la cornée ne joue qu'un rôle peu important, puisque la partie optique de la cornée est presque sphérique. Cette partie correspond à un diamètre linéaire d'environ 4mm- Lorsque
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la pupille est grande, la partie basale peut donc jouer un certain rôle ; suivant le petit tableau à.' Eriksen, ce serait surtout en dedans et en haut que son influence se ferait sentir, Mais il est impossible de rien en savoir sans avoir examiné chaque œil en particulier, car l'obliquité de la cornée est souvent compensée par l'excentricité de la pupille. La position de la pupille varie beaucoup dans les différents yeux. Sulzer a trouvé qu'en moyenne le centre de la pupille se trouve à 5° en dehors de la ligne visuelle, et qu'elle est tantôt déplacée en haut, tantôt en bas. Cette décentration de la pupille peut donc surcompenser l'obliquité de la cornée, de façon que c'est surtout en dehors qu'on doit s'attendre à remarquer l'effet de l'aplatissement périphérique.
La partie basale est moins régulière et moins bien polie que la partie centrale, ce qui explique en partie le peu de succès des iridectomies optiques. Les images catoptriques ont souvent un aspect diffus et les mesures ôphtalmométriques laissent à désirer. Aussi Eriksen a-t-il essayé d'obtenir une idée de la variation du rayon des parties périphériques en examinant la forme que prend l'image d'un carré blanc dans le méridien horizontal, à différentes distances de la ligne visuelle.
On voit sur la figure 43 que l'image s'allonge de plus en plus, jusqu'à environ 3o° de la ligne visuelle, où elle est deux fois et demie plus
Fig. 4'i. — Formes de l'image d'un carré blanc ù différents endroits de la cornée (méridien horizontal, moitié interne), d'après Eriksen. — Les chiffres placés en haut indiquent la distance en degrés de la ligne visuelle, ceux en bas la réfraction (dans le méridien horizontal) en dioptries.
grande qu'au centre : tout à fait vers la périphérie, l'image se rétrécit et finit comme un rectangle placé debout; à cet endroit, l'image se dédouble quelquefois ; il se forme une deuxième image encore plus loin, sur la limite vers la sclérotique, et cette image est renversée dans la direction horizontale, mais non dans la direction opposée. Ces derniers phénomènes indiquent que la courbure augmente très fortement vers le bord et qu'au delà de cet endroit il se trouve, au moins dans certains yeux, une concavité, comme un sillon qui sépare la cornée de la sclérotique. Il est à remarquer que les images devraient augmenter un peu en hauteur vers la périphérie, en même temps qu'elles augmentent en largeur, parce que la courbure diminue aussi dans le sens vertical, mais bien moins que dans le sens horizontal. Cette augmentation n'est pas indiquée sur la figure.
D'une manière générale, nous pouvons donc considérer la partie de la cornée qui joue un rôle pour l'optique de l'œil comme sphérique, et l'angle a, pris dans le sens qu'on admet en général, perd son importance. — C'est pourquoi j'ai défini l'angle a comme étant l'angle entre la ligne visuelle et Taxe optique de l'œil, définition qu'on en a aussi donnée.
Remarquons encore que la cornée normale est légèrement astigmate ; nous réservons à cette anomalie de réfraction un chapitre spécial.
Le rayon de la cornée normale ne descend pas au-dessous de 7"1"', mais dans les cas de kératocône on peut rencontrer des rayons de 6mm, de 5""", ou même des rayons encore plus petits, au point que l'arc de Fophtalmomètre devienne trop court : on ne peut pas écarter les mires assez pour obtenir le contact. Les images des mires prennent dans ce cas, comme aussi lorsqu'il y a des taies, des formes irrégulières.
Examen avec le disque kèratoscopique. — La mensuration des parties périphériques de la cornée exige trop de temps pour qu'on puisse l'employer dans les cliniques, mais on peut obtenir des renseignements sur
Fig. 44. — Images kératoscopiques d'une cornée présentant un astigmatisme considérable à la partie centrale (anneau central de la figure C), tandis que le reste de la cornée en est presque exempt. D'après Javal. — C, regard direct; H, regard en haut; B, en bas ; D, à droite; G, à gauche.
les parties périphériques de la cornée au moyen du disque kèratoscopique, un disque circulaire sur lequel sont peints des cercles concentriques de différentes couleurs. On peut le placer sur la lunette de l'ophtalmomètre, en enlevant le prisme biréfringent, ou simplement le tenir à la main en regardant à travers une ouverture centrale (Placido).
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En général, le malade regarde vers le milieu du disque ; les images des cercles sont alors circulaires dans un œil normal, allongées suivant le
li'ig. 4">. — Figures kératoscopiques d'un cas analogue à celui de la figure 44. D'après Jaral,
Fig. 46. — Figures kératoscopiques d'un cas de kératocône. D'après Javal.
méridien le moins réfringent dans Fœil astigmate ; en faisant regarder le malade vers le bord du disque, il est facile de constater l'aplatissement périphérique de la cornée.
Dans les cas d'astigmatisme irrégulier les cercles prennent des formes irrégulières, et on peut parfois, en étudiant ces formes, obtenir des renseignements importants sur l'anomalie en question. — Les ligures 44 et 4^ montrent ainsi l'aspect du discpie dans des cas dans lesquels la partie centrale de la cornée était affectée d'un astigmatisme prononcé, tandis que les zones moyennes n'en avaient guère ; on voit en effet que l'anneau central de la figure C, qui correspond au milieu de la cornée, est fortement allongé, tandis que les anneaux plus périphériques sont presque circulaires. — Dans les cas de kératocône, l'image du disque est très petite lorsqu'elle se forme au sommet de la cornée, mais la moindre déviation du regard la fait changer de forme en l'allongeant dans la direction radiaire (fig. 46).
31. Mensuration de l'angle a. — Pour les mensurations suivantes j'emploie l'ophtalmophakomètre (fig. 4~i v. p. 42)- Je désigne par A le
Fig. 47. — L'ophtalmophakomètre.
curseur qui ne porte qu'une lampe, par B celui qui en porte deux placées sur une môme verticale, et par G le troisième curseur qui porte une tige sur laquelle glisse une petite boule brillante qui sert de point de fixation.
Je place l'arc horizontalement et le curseur B au zéro de la division
OPII TA L M O M E TRIE
de l'arc (i), de sorte que ses deux lampes se trouvent dans le même plan vertical que le milieu de l'objectif de la lunette, et je prie l'observé de regarder vers ce dernier endroit. Il est clair que, si les surfaces de l'œil étaient centrées autour de la ligne visuelle, on devrait, dans ces circons-
^77ÏÏT)
Fig. 48. — Les images de Purkinje observées avec l'ophtalmophakomètre. Les deux lampes B, figure 47, se trouvent dans le même plan vertical que l'axe de la lunette et l'observé regarde à 5°, 7 du cùté nasal, de manière à aligner les images. L'axe optique de l'œil coïncide dans ces circonstances avec l'axe de la lunette.
Fig. 49. — Position des images lorsque l'observé regarde dans la lunette. La position des lampes est la même que dans la figure 48. Au milieu les images cornéennes, à droite celles de la cristalloïde antérieure, à gauche celles de la cristalloïde postérieure. Les images de la surface postérieure de la cornée ne sont pas visibles.
tances, voir les six images de réflexion sur une même verticale (fig. 48) (celles de la surface postérieure de la cornée ne sont pas visibles dans ces conditions). Mais cela n'a jamais lieu.
On voit toujours, comme dans la figure 49, les images de la cristalloïde
(1) La lampe du curseur A ne sert pas dans cette expérience.
Ci LEÇONS D'OPTIQUE PHYSIOLOGIQUE
antérieure d'un côté, celles de la eristalloïde postérieure de l'autre, et les images cornéennes au milieu. Je prie alors l'observé de fixer la boule brillante du curseur C, et je déplace ce curseur jusqu'à ce cpie je voie
Fig. 5o. — Les deux lampes se trouvent dans le même plan horizontal que l'axe de la lunette.
Regard dans la lunette.
les images placées comme sur la figure 48. L'axe opticpie de l'œil se trouve alors dans le plan vertical passant par l'axe de la lunette, et la distance angulaire du curseur G à la lunette indique combien la ligne visuelle dévie de l'axe optique dans le plan horizontal. — On trouve qu'il faut placer le curseur G du côté nasal, à une distance de la lunette variant entre 4 et y0 (angle 7.). — On peut déterminer cet angle avec une exactitude très grande.
Fig. 5i. — Défaut de centrage; il est impossible d'aligner les six images.
Je place ensuite l'arc verticalement, de façon que les deux lampes se trouvent dans un plan horizontal : en général, les six images ne se trouvent pas sur une ligne horizontale (fig. 5o) ; en déplaçant le curseur C,