‹ Optique physiologiqueChapitre 17 sur 57 · OPH TAL M OMÉ. TRIE · texte numérisé non relu

OPH TAL M OMÉ. TRIE

que fixe l'observé, jusqu'à ce que je voie toutes les images sur une ligne horizontale, je détermine la déviation verticale de la ligne visuelle.

L'axe optique est presque toujours dirigé en dehors de la ligne visuelle et le plus souvent en bas (2 à 3°) ; quelquefois 'on le trouve pourtant dans le même plan horizontal, ou dévié un peu en haut.

Défaut de centrage. — On remarque quelquefois qu'il n'est pas possible de placer les six images sur une droite (fig. 5i). On arrive à aligner deux paires, celles qu'on veut, mais la troisième reste en dehors. Ceci a lieu lorsque l'œil n'est pas exactement centré, c'est-à-dire lorsque l'axe du cristallin ne passe pas par le centre de courbure de la cornée (dont je néglige la surface postérieure). On peut presque toujours constater des petits défauts de cette sorte, mais le plus souvent ils sont négligeables. Lorsqu'on trouve des défauts plus considérables, c'est le plus souvent que l'axe du cristallin passe un peu (jusqu'à omm,25) audessus du centre de courbure de la cornée.

32. Détermination de la position des surfaces internes. — Pour mesurer les rayons des surfaces, il faut déterminer : i° la position (la distance au sommet de la cornée) des surfaces ; 20 la position des centres. Il est vrai qu'il existe, comme nous le verrons, un moyen pour déterminer les rayons directement, mais il ne faut pas oublier que toutes les grandeurs que nous mesurons ici sont des grandeurs apparentes et que, pour trouver les valeurs réelles, il faut réduire les résultats par un calcul, suivant les règles que nous avons données ci-dessus (p. 39). Pour faire cette réduction, il est nécessaire de connaître la position des surfaces, connaissance qui est également nécessaire pour pouvoir combiner les surfaces entre elles, pour parvenir à calculer le système optique entier.

Je prends la surface antérieure du cristallin comme exemple et je suppose que nous fassions la mensuration dans le méridien horizontal. Il est utile de dilater la pupille.

Je place l'arc de l'instrument horizontalement et je mets aussi loin que possible de la lunette le curseur A, dont la lampe doit être assez brillante pour que l'image de la surface à mesurer soit bien visible. Ceci fait, je mets le curseur C, qui porte la marque de fixation, à un endroit tel que l'axe optique de l'œil soit bissecteur de la distance angulaire entre la lunette et A (1). Il faut donc préalablement avoir mesuré

(1) Si l'oeil n'est pas centré, il faut remplacer l'axe optique par la ligne passant par le centre de courbure de la cornée et le centre de la surface qu'on veut mesurer. On trouve cette ligne comme nous trouvions l'axe optique dans l'expérience précédente, eti alignant les images cornéennes avec les images de la surface à mesurer.

l'angle a. On déplace ensuite le curseur B, dont les lampes doivent être très faibles, de manière à ce qu'on n'en voie que les images eornéennes, jusqu'à ce que l'image cristallinienne de A se trouve exactement sur la même verticale que les images cornéennes de B. En jetant un coup d'œil sur la figure 5a, il est facile de voir que nous possédons maintenant les éléments nécessaires pour calculer la distance de la

Fig. 52. — Méthode pour déterminer la position d'une surface interne de l'oeil. — Sj, surface antérieure de la cornée; C,, son centre; S,, surface antérieure du cristallin; C,, son centre; Gj, C.,, axe optique de l'oeil.

cristalloïde antérieure au sommet de la cornée, car l'angle c est la moitié de la distance angulaire de A à la lunette et l'angle d est la moitié de la distance angulaire (i) de B à la lunette. En admettant que nous connaissions le rayon de la cornée R,, qu'il faut avoir mesuré préalablement, le triangle 0, C. P nous donne la relation 0, C. = R, sm ^ , et on a, pour la distance cherchée,

O, 02 = R, - 02 C, = r/i = Rl shlC r *inJ .

Si l'on ne tient pas à une très grande exactitude, on peut remplacer les sinus par les arcs.

Exemple. ■ — Soit le rayon de la cornée 7mm,98, la distance de A à la lunette 280 nasal, celle de B i6°,8 nasal ; on aura OjO, == 7,98 (1 —

(1) On peut se figurer les deux lampes de B réunies en une seule, à la hauteur de la lampe de A.

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