‹ Opuscules d'un arabisant, 1868-1905Chapitre 5 sur 34 · TRADUCTION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

TRADUCTION FRANÇAISE

PREMIERE I.ËTTRE MISSIVE

Au nom d'Allah, le Hatimân, le Miséricordieux I fuisse Allah répandre ses bénédictions sur Mohammad, ^ursa famille et sur ses compagnons I Puisse-tril leur donner la paix I

De la part du serviteur d'AUâh, de l'émir des Musulmans « 'AU Al'Gâlih Billâh «, fils de notre maître l'émir *âes Musidmans Aboû 'n-JSfasr ^, fils de l'émir sanctifié * Aboû '1-Hasan 5, fils de l'émir des Musulmans

^ Le titre d' « émir des Musulmans » est une variante de celui id' c émir des croyants » réservé aux khalifes de Bagdad. U paraît que le premier émir des Musulmans fut Yoûsouf ibn Tâ- «fihoufîn, le deuxième des Almoravides en 479 de THégire (10S6 de notre ère). Cf. Ibn Al-Athîr, Chronicon, X, p. 103; D. Francisco Codera, TUulos y nombres propios en las monedas Aràbigo-Espano/os (Madrid, 1878,,in-4o), p. 31 et suiv,; Tratado de numismàlica, p. 194. Les r^is i«îasrides de Grenade ont tous adopté ce titre.

*Aboû 'I-Hasan 'Alî était surnommé Al-Gâlih Billâh « le vainqueur par AUâh )>, comme le fondateur et la plupart des membres de sa dynastie. Cf. Ibn Al-Khatîb dans Casiri, Bibliolheca ArabicO'Hispana Escurialensis, II, p. 260 ; Journal Asialique dje 1S76, 1, p. 175. Ce surnom est rappelé par la devise de la dynastie, telle qu'elle se trouve sur les monnaies frappées de leur temps et sur les murs de l'Alhambra : La gàlib illà Allah « Il n'y a pas de vainqueur, hors Allah. » Voir Codera, Tratado de numismàlica, p. 233.

^ Aboû Na&r Sa'd AUMoustain, le dix -huitième des rois Nascides.

^Le prince ainsi désigné n'a pas régné. Cf. l'inscription dans e Journal Asiatique y loc, cit.

'Aboû !i-Hasan 'Alî.

lipuscnles d un arabisant

Aboù '1-Hadjdjàdj ', fils de l'émir des Musuli Aboù 'Abd AUàh ^, fils de l'émii' des Musulmans '1-Hadjdjâdj ', fils de l'éjuir des Musulmans Aboù Walîd ', le Nasride (iniisse AlIàU le fortifier par si , secours •'' et l'asaisler de son indulgence !) aux de4 chevaliers Uoiiorés, esliniés, considérés, glorifiés, fid les, le maréchal " Don Diego Henandez eî Mari , Alfonso ' de Moutcmayor *, seigneur d'Alcad i que * (puisse Allah les honorer tous deux de crainte et les réjouir par sa direction I). En réponM ^ votre salut, recevez nombre de salutations distingué* que Nous vous avons adressées de Notre Alhambra

'Aboû '1-Hadjdjàdj Yoûsouf, le onzième des rois Nasrides, *Aboi1 'Abd AUati Mohammad Al-Gànl Billàh, le huiliémed rois Nasrides.

'Aboû '1-Hadjdjàdj Yoûsouf, le sepliéme des rois Nasrides. • 'Aboù '1-Walid Isiiià'îl, le cinquième des rois Nasrides. "Il y a jeu (le mots entre Nasr et binasrihi du teste arabe. I 'Dans les lettres deuxième et quatrième, il est appelé avnfl plus de précision « le maréchal de Castille ».

'La transcription régulière eût été, ici et plus loin, AlhonM ' ou Alonzo, forme populaire pour Alfonso.

'Sur le tt château-fort de Montemayor », voir Al-ldrisi, Dfr scriplioii de l'Afrique et de l'Espagne, par Dozy et De Gœje, p. Ifl du texte ; 222 de la traduction ; Simonet, Descripciùn del rt'iM de Granada, 2» éd., p. 132 et 210.

"Le nom d'Alcaudete s'était d'abord présenté à mon esprit; mais Alcaudeteest toujours transcrit en arabe par AI-KalxihillL; cf. Al-Idrîsî, Description... de l'Espagne, p. 2Û4dH texte, 252de la traduction ; Yâkoùt, Mou'djam, IV, p. 27 ; Simonet, Descripdm, p. 13, 94 et piissim. L'identidcation d'Al-Kabdbik avec Alcaudique m'a élé suggérée par Simonet, ibid. p. 151, 286, 302, 30G. | '°0n sait que l'Alhambra signifie le Palais Rouge. «Celte signi- 1 ficalion, dit M. Girault de Prangey, serait parfaitement coaUr- I mée par l'aspect actuel de ses murailles et de ses (ours con- | struitesen tapia, car le temps et le soleil lesontcoloréesdeldnles I admirables». Cî. son Essaisar l'architecture des ArabesctdesMorn, en Espagne, en Sicile, elenBarbarie{Paris,lMl),p.l2À.Cesldansn volume que Joseph Derenbour g, mon regretté père, a donné aune

Quatre lettres missives 77

s'élève à Grenade (puisse Allah le garder I Gloire llâh, par Teffet de sa faveur et de sa protection I). ^t maintenant, sachez tous deux, ô chevaliers hono- , que votre écrit Nous est parvenu, que Nous avons npris tout ce que vous y avez mentionné, que Nous is avons été reconnaissant de vos indications et de re démarche, que Nous nous louons de votre amiet de vos sentiments affectueux, et que Nous avons )ris avec reconnaissance votre arrivée à Alcaudique vos témoignages publics d'une affection pour Nous, 5 Nous ne mettons pas en doute. Vous aussi, Allah sait, vous comptez parmi nos plus fidèles amis, vous s l'élite de Nos familiers.

^ous avons été informé que Don Alfonso, avec ses iraliers, s'est rendu à la rencontre du vizir de Notre ijesté, dans la direction de Guadix S et que celui-ci st avancé rapidement. Mais, de même que Nous avons encore reçu aucune nouvelle sûre, il n'a pu m vous annoncer. C'est pour ce motif que Nous vous vitons à ne pas cesser de Nous faire connaître le surus de ce qui aura lieu de votre côté ; et, par contre, ous vous communiquerons le surplus de ce qui aura m chez Nous. Nous chercherons à satisfaire tous les tsirs que vous Nous exprimerez, et Allah honorera vous la piété.

rision des inscriptions de l'Alhambra » d'après le manuscrit aellement coté 2106 à la Bibliothèque Nationale, qui contient poésies d'Ahmad Al-Magribî, le neveu d*Al-Makkarî, reprotes en arabesques comme encadrements poétiques aux haumurailles du Palais Rouge. Sur l'Alhambra au xv** siècle, r Kafael Contreras, Estiidio descriptivo de los monumentos bes de Granada, Sevilla y Côrdoba (Madrid, 1878), p. 157-167. Wâdî Âsch=:Guadix ; cf. Al-Idrîsî, Description.,, de VEspa- , p. 175, 202 et 203 du texte; 209, 247 etsuiv. de la traduction.

Cet écrit a été rédigé le dix-neuf du mois de rabf premier, en Tan 875 K La charte est authentique. Fin 2.

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