‹ Opuscules d'un arabisant, 1868-1905Chapitre 7 sur 34 · TROISIEME LETTRE MISSIVE · texte numérisé non relu

TROISIEME LETTRE MISSIVE

KAu nom d'AUâh, le Rahmân, le Miséricordieux 1

^^f< Je lis bCs-sidki, sur la proposition de D. .lulian Rihcra, cor-

I rection que m'a communiquée en son nomD, Francisco Codera,

r dans une lettre du 9 mai 1884.

*] 'J'ai imprimé min ; l'original porte an.

I ^ Seconde moitié de décembre 1471 de notre ère.

*''! ' 0(1 liillâli, qui proviendrait d'Al-Gàlib Dillàh, surnom liono-

H riBque d'Altoii '1-Hasan 'AH.

82 Opuscufes dTnn arabismit

Pm«se Allah' répandre ses bénédictions sur notre ma*tre Mohammed', sursa'fanriUeet sur ses compagnon» Puisse-t-il leur donner la paix !

Ete la part du serviteur d'ARâh, de rémh: de» Mtrsiilm«ns 'Att Al-Gàiih Billâk, fils de Notre maître l'émir (fesMusufimaT» Aboû 'n-Nasr*, etc., au chevalier honoré estimé, considéré, glorifié, modète de fidéfifé, Don Diego Herrandez de Cordoue, comte de C^ra, vîcomfc dlznajar, seigneur de Baena et gouverneur d'Alcala (puisse Allah Fhonorer de sa crainte et le réjouir par sa direction I). En réponse à votre salut, recevez nombre de salutation» distinguées, que Nous vou» avons adressées de Notre Alhambra, qui s'élève à Grenade (puisse AlTâh le garder par l'effet de sa faveur et de sa protection I Gloire à Allah I).

Sachez , ô chevalier honoré et comte haut placé, que Nous avons reçu votre écrit, qu'il Nous a été remis par le gouverneur Juan Inâda*, que nous avons exécuté entièrement ce que vous y avez mentionné, et que nous avons ordonné au vizir de Notre noble Mafesté (puisse AUâh le combler de bonheur I) de s'entretenir avec votre envoyé et de lui confirmer les intentions de Notre auguste Majesté (puisse AUâh la rendre plus auguste encore I), ainsi qu'il vous les exposera .

Quant à ce que vous avez dit de l'excursion et du voyage, que vous projetez chez ïe prince de Castille^ Notre ami (puisse AUâh l'honorer de sa crainte I), puis-

^ Généalogie comme dans la première et dans la deuxième lettre .

« Tout en me bornant à transcrire ce nom, je me demande si Ton ne devrait pas le traduire par Ignacio. La comparaison des chartes espagnoles contemporaines et une connaissance plus approfondie de Tonomastique arabico-espagnole peuvent seules donner la solution du problème.

3 A ce moment, le « prince de Castille » était déjà Ferdinand V.

Quatre lettres rofssfres 83

que vous y trouvez votre intérêt, vous vous y rendrez en paix, si Allah le veut.

El sachez, 6 comte hawt placé, que Notre ami, voire fils le maréchal * (poisse Allah Thomyrerde sa crainte!), et votre pays sont chers à Notre coèur, et qn'il ne vewt rien leur faire qui leur soit désagréable. Mais, ce qm est arrivé n'a eu lieu que par des motifs que votre envoyé vous eiiposera. Il n'est pas douteux* que parfois Nos cavaliers se sont laissés égarer par un mii-age ; mais TafiFection que vous Nous inspirez est connue, n'en doutez pas, et n'ajoutez pas foi à ceux qui vons diraient le contraire. Notre cœur réclame de vous que vous recommandiez aux troupes d'Alcala d'éviter les sorties inutiles.

Dans toute circonstance. Nous ferons ce qwi vous agréera ; et Allah honorera en vous la piété.

Cette lettre a été écrite le vingt-quatre du premier rabi', en l'an 880 K

La charte est authentique. Fin.

A Cangle supérieur du recto, on lit en caractères arabes :

Le gouverneur d'Alcala *.

On lit au verso comme adresse :

Le chevalier honoré, estimé, considéré, modèle de fidélité. Don Diego Herrandez de Cordoue, comte de Cabra, vicomte d'Iznajar, seigneur de Baena et gouverneur d'Alcala (puisse AUâh l'honorer de sacraintel).

* Ce fils est Don Diego Herrandez, maréchal de Castillc et grand vizir de Cordoue, dont il est également parlé dans la première, dans la deuxième et dans la quatrième missive.

* Lisez : wtdà schakka, ainsi que porte Toriginal. 3 Le 29 juillet 1475 de notre ère.

'* Le gouverneur militaire d'Alcala la Real, c'est Don Diego Herrandez de Cordoue, comte de Cabra, vicomte d'Iznajar; voir plus haut, p. 78, 1. 16, et note 4; et p. 79, 1. 13 et 18.

Opnscnles d'an arablsaDt

QUATRIEME LETTRE hnSSIVE

Au nom d'Allah, le Rahniân, le Miséricordieux ! Puisse Allah répandre ses bénédictions sur notre maître Mohammad, sur sa famille et sur ses compagnons! Puisse-t-il leur donner la paix I

De la part du serviteur d'Allah, de l'émir des Musulmans 'Ali AI-Gàlib BilU'ih, iih de notre maître l'émirdes Musulmans Aboû 'n-Nasf,etc', aux deux chevaliers honorés, estimés, glorifiés, fidèles, bien-aimésDon Diego Herrandez, maréchal de Caslîllc, et Martin Alfonso de Montemayor, seigneur d'Alcaudique (puisse Allah les lionorer de sa crainte et les favoriser de sa direction !). En réponse à votre salut, recevez nombre de salutations distinguées, que Nous vous avons adressées de Notre Albambra, qui s'élève à Grenade (puisse Allah le garder par l'effet de sa faveur et de sa protection ! Gloire à Allah !).

Sachez donc tous deux, ô chevaliers honorés, que Nous avons reçu votre écrit, que Nous avons exécuté entièrement ce que vous y avez mentionné, et que Nous vous avons été reconnaissant tant de vos intentions que de vos sentiments affectueux.

Le pacte, que vous avez demandé, vous fera honneur à vous-mêmes, et Nous avons ordonné au vizir de Notre auguste Majesté (puisse Allah le combler de bonheur I) de vous écrire clairement quelle sera sa manière d'agir à votre égard. Sachez-le 1

Dans toute circonstance. Nous ferons ce qui vous agréera et Allah honorera eu vous la piété.

Celte lettre a été écrite le quatorze dn premier djouraâda,enran 880*.

' (iéaéiilugie identique à celle dos Irois premières * JB septembre 1475 de notre èie.

Quatre lettres missives 85

La charte est authentique. Fin.

A V angle supérieur de droite^ on lit sur le recto, en arabe :

Le maréchal et Martin Alfonso.

On lit au verso comme adresse, en arabe :

Les deux chevaliers honorés, estimés Don Diego Herrandez le maréchal et Martin Alfonso de Montemayor, seigneur d'Alcaudique (puisse AUâh les honorer tous deux de sa crainte I)

Notice biographique sur Michèle Amarj <

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