‹ Opuscules de botaniqueChapitre 26 sur 97 · VIII. PÉLORIE pu LiNaRIA spuRiA L · texte numérisé non relu

VIII. PÉLORIE pu LiNaRIA spuRiA L

Il semble que tout ait été dit sur les pélories des Linaires si souvent décrites depuis Linné; et cependant je ne crois pas inutile de signaler quelques particularités que m'a présentées l'espèce citée, en septembre 1860, aux environs d'Ussat

( Ariége ). On observait, sur le même pied, tous les degrés entre la fleur normale personnée et la pélorie parfaite. Les fleurs portées sur l'axe primaire avaient conservé l’organisation habituelle, et il en était ainsi pour quelques-unes des axes secondaires. Sur l’un de ces derniers, la plus inférieure, à demi péloriée, avait la lèvre supérieure de la corolle à quatre lobes jaunes (les deux latéraux un peu plus grands que les autres), prolongée en carène et terminée par trois éperons recourbés, tandis que la lèvre inférieure, violette et sans éperon , était représentée par un seul lobe. —Les fleurs placées au-dessus de la précédente, sur le même axe, avaient pris une forme tubuleuse régulière ; leur limbe, trèscourt, était à 5 lobes, et à la jonction des deux tiers supérieurs avec l'inférieur , le tube portait cinq éperons en cercle, quelquefois réduits à trois, la place des deux autres étant vide.

J'ai constaté que les fleurs péloriées se développent et arrivent à l’état de floraison avant celles même qui, situées audessous d'elles, devraient normalement les devancer.

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