XIV. VIRESCENCE AVEC PÉLORIE CHEZ DES VALÉRIANÉES
La famille des Valérianées a déjà fourni plusieurs faits d'anomalies florales. En 1856, M. Wigand en citait une vue par lui sur le Centranthus macrosyphon Boiss., et dans laquelle la disparition de l'éperon coïncidait avec la transformation du calice aigretté en une couronne de 9-12 folioles vertes soudées à leur base (voy. Flora od. bot. Zeitung, nouv. sér., t. XIV, p. 718). Un pied de C. angustifolius m'a montré aussi dans ses fleurs plusieurs déviations consistant en un calice vert foliacé denté et dépourvu de soies, en une corolle tantôt tubuleuse et presque régulière, tantôt à quatre grands pétales verts, mais toujours privée d'éperon que représentait parfois une petite bosse. L'androcée était peu modifié.
Ces anomalies semblent dévoiler dans les fleurs de Centranthus une tendance à prendre les caractères des Valerianella.
Une virescence d’une espèce de ce dernier genre offrait des fleurs à corolles plus grandes que d'habitude et à limbe trèsétalé, des étamines stériles, les unes conservant leur forme normale, les autres ayant pris un aspect glanduleux.