A. ORGANES VÉGÉTATIFS
a. EmBrvon — Enire l'embryon et l'albumen. On constate fréquemment un rapport inverse de volume entre l'albumen d'une part et l'embryon ou plus spécialement les cotylédons de l’autre. Les Papavéracées , les Renonculacées, les Anonacées, les Palmiers, etc. aux graines périspermées , font, sous ce rapport , un vrai contraste avec les Légumineuses , les Acérinées , les Hippocastanées , les Cucurbitacées, les Juglandées , les Amygdalées , etc., exalbuminées et à gros cotylédons.
Des cotylédons : Les Conifères ont des cotyiédons grêéles et étroits, mais en général ou profondément divisés( Duchartre ), ou très-nombreux ( Schacht).
. Quelquefois un des cotylédons étant très-développé, l’autre reste rudimentaire (Hiræa Salzmanniana). Mais un exemple plus frappant encore est fourni par les Streptocarpus où toutes les feuilles sont réduites à deux cotylédons, l'un trèsgrand foliiforme, l'autre tout pelit.
Entre le collet et les cotylédons : H'est des embryons macropodes, c’est-à-dire chez lesquels le collet (partie axile souscotylédonaire) prend un très-grand accroissement, et c'est presque toujours aux dépens des cotylédons avortés ou rudimentaires ; on en trouve de nombreux exemples : 1° chez les Dicotslés où le collet est ou renflé (Lecythis, Pekea, plusieurs Clusiacées et Mammillaria), ou très-long (Cuscute) (1); d% chez les Monocotylés où le Ruppia et les Orchidées nous offrent des collets énormes avec atrophie du cotylédon, tandis que ce dernier organe très-accru et en forme d’éteignoir dans les Triglochin, les Pothos , les Ouvirandra , réduit le collet à des dimensions moindres.
Est ce l'avortement des cotvlédons ou de l'axe primaire, ou de ces deux sortes d’organes qui, chez le Lecythis germant, détermine la production simultanée à partir du coliet de deux axes géminés ascendants ?
(1) M. Chatin s’est prononcé en faveur de l'opinion des Botanistes qui refusent aux espèces de ce genre des cotylédons. (Voy. Anut. comp. p. 2.)
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Entre les cotylédons et les feuilles : Le plus bel exemple de cette corrélation est fourni par ce curieux Wehoitschiu mirabilis, découvert récemment au Cap Negro, et dont tout le système foliaire est réduit à deux immenses feuilles,
b. CouLeT. — Entre le collet et les tiges : Voyez les Cyclamen et les Pelargonium à tabercule (formé par le collet) où cet organe s'accroît démesurément. [ls émettent un bouquet de feuilles et quelques pédoncules nus représentant les axes aériens. — Voyez aussi combien sont grèles les tiges de plusieurs espèces de Bunium et de Corydalis pourvus de tubercules (1).
C. Racine : Le pivot des Dicotylédones ne se trouve-t-il pas compensé chez les Monocotylés par ce grand nombre de racines adventives qui à fait qualifier de fibreuses les racines des plantes de ce dernier embranchement? La destruction du pivot chez les premières est souvent aussi remplacée par de nombreux filaments de seconde génération. Enfin la disposition de certaines racines à devenir grosses et charnues ( Navel, Carotte, Betterave, Radis, etc.) semble contrebalancée par la petitesse et parlois aussi par une diminulion de "ombre des radicelles.
Entre les racines et les tiges : Plusieurs espèces appartenant à des familles diverses (Geranium radicatum Lap. Trifolium alpinum L., ete. ), ont avec de fortes et longues racines des tiges courtes.
d. Bour@rons : L'avortement du bourgeon terminal de la tige et de ses branches dans Salir Caprea et alba, Ulmus campestris, Carpinus Betulus, Corylus Avellana , Tilia europæa , Staphylea pinnata , Philadelphus coronarius, Syringa vulgaris, etc., est remplacé, soit par un bourgeon latéral dans les plantes à feuilles alternes , soit par deux bourgeons latéraux si les feuilles sont opposées. Par opposition, dans Cerasus vulgaris et Fagus syloutica , le bourgeon terminal végète avec vigueur , tandis que le latéral né à sa base avorte (Cassini, Opusc. phytol., p. 492.)
(4) Le tubercule de ces p'antes est le çollet.
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e. Tiges : Les Palmiers dont la tige reste grêle sont peutêtre ceux qui acquièrent le plus de longueur , donnant les cannes connues sous le nom de joncs.
Entre la tige et les bourgeons : Là où les axes des bourgeons ne s’allongent pas, les embryons sont extrêmement nombreux et développent des feuilles d'apparence fasciculée (Conifères, Berberis, plusieurs espèces de Lycium , Chou de Bruxelles). Dans Le Chou-rave la tige se développe en tubercule à la base en même temps que les bourgeons avortent.
Entre la tige et les rameaux :, La Cuscute, le Muchlenbeckia complexa et plusieurs autres plantes offrent un exemple de cette loi que les rameaux sont d'autant pl multipliés qu'ils sont plus grêles.
Entre la tige ou les rameaux et les feuilles : Chez les Cactées, les Stapélies, les Euphorbes charnues, sur les tubercules de la Pomme de terre, du Topinambour , de l'Oxalide crénelée , les feuilles, ordinairement réduites à de petites écailles et paraissant manquer , ont cédé leur rôle à la tige et aux rameaux ; mais j'ai montré dans un Mémoire spéc'al que les iubercules des Mamillaires représentaient un développement énorme du coussinet , c'est-à-dire de l’organe immédiatement en rapport avec la feuille. Je me borne à rappeler les exemples si connus des Ruscus et des Xylophylla, etc.
On sait que les tubercules des Pommes de terre émettent dans l'obscurité des caves des rameaux d’une excessive longueur , mais à feuilles très-réduites.
Les plantes acaules ont souvent de grandes feuilles (Bananier, Carlina acanthifolia , Mandragore), ou des feuilles extrêmement nombreuses ( Silene acaulis, Rolax glebaria.)
La Cuscute, plusieurs espèces de Bossiæa, de Genista, de Retama , d'Ulex , de Spartium , de Gymnophyton, de Calligonum, aux feuilles rudimentaires, ont des rameaux trèsmultipliés.
Dans la section Clymenum des Lathyrus , les feuilles inférieures sont souvent dépourvues de folioles, mais les pétioles et les tiges sont largement ailés.