‹ Opuscules de botaniqueChapitre 66 sur 97 · EUR · texte numérisé non relu

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L'absence de tige et de feuilles dans le genre Lacs est compensée par une membrane irrégulière fongueuse au sujet de laquelle M. Bongard a écrit : Rhizoma difforme in membranam irregularem fungosam.... abiens.

Le Genista sagittalis porte avec de très-petites feuilles , des tiges ailées.

Il semble y avoir une sorte d’antagonisme entre la gaine et les prétendues décurrences de la feuille.

Dans l’Acacia platyptera l'avortement des feuilles et de leurs bourgeons axillaires parait coïncider avec le développement des ailes de la tige et des bourgeons stipulaires.

L'Asperge ordinaire montre les pédoncules fasciculés à l’aisselle d’une petite feuille écailleuse.

{. Feuizes. Remarquons d’abord qu’elles se montrent, en général , d'autant plus multipliées qu'elles sont plus petites. Exemples : plusieurs espèces de Conifères , les Bruyères , les Selago , le Fabiana imbricata , les Tamarix, etc. Il en est de même des folioles des Légamineuses ( Astragalus, Vicia , Ervum , Ediwardsia, Mimosa.

Il y a lieu de considérer les rapports de chacune des trois parties d’une feuille complète ( gaîne, pétiole, limbe ) avec les deux autres , puis les relations des feuilles avec les stipules, avec les bourgeons.

Entre les trois parties de la feuille : IL est inutile de rappeler les faits si connus et si curieux des phyllodes chez les Acacias de la Nouvelle Hollande, le Zathyrus Nissolia, el certaines espèces d'Oxalis (1). Dans l’Acacia verticillata, l'avortement des folioles coïncide, non pas avec une dilatation du pétiole, mais avec une multiplication de pétioles. Dans les Phyllarthron (Bignoniacées ), le rachis est articulé aux points d’avortement des folioles ; mais les parties de ce pétiole commun comprises entre les articulations sont élargies en lames cunéiformes.

(1) Quelques auteurs considèrent aussi comme des phyllodes les feuilles des Buplevrum, de plusieurs espèces de Ranunculus ( R. Flammula , lingua , gramineus , pyrenœus , etc.) , même celles de beaucoup de monocotylédones.

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La Sagittaire commune montre certaines feuilles privées de limbe au profit du pétiole, qui s’accroit d'autant. Raspail a constaté, dans les Graminées, un allongement des gaines des feuilles à mesure qu'on s'élève sur la tige, coïncidantavec un décroissement dans le limbe (in Bull. de Férussac, 1. vu, p. 62); et on sait que les tiges de plusieurs espèces de Tussilago ( en particulier du T. Farfara ), et le sommet de celles des Férules, portent de grandes gaines sans pétiole ni limbe.

Chez le Sedum amplexicaule , les feuilles des rejets stériles offrent un grand évasement de la gaîne avec un limbe filiforme. |

Ch. Morren a signalé an phénomène de balancement dans les Ascidies des Sarracenia Il y a dans le S. purpurea développement de la substance des lèvres de l'Ascidie aux dépens de celle de la lame ; dans le S. flava , une lame et des lèvres, chacune à moitié développée ; dans le S. variolaris, de petites lèvres et une plus grande lame ; dans le S. rubra, une grande lame sans lèvres. Le même antagonisme existe entre le bourrelet et les lèvres : chez le S. purpurea, un bourrelet qui n’occupe que le tiers de l'ouverture de l’urne et de grandes lèvres ; chez le S. variolaris , un demi-bourrelet et de petites lèvres , et chez le $S. rubra un bourrelet presque circulaire sans lèvres. L'auteur ajoute : « Le S. flava se soustrait un peu à cette observation » (in Ann. des Scienc. nat., 2° sér., VYxE. D. 122.1)

Entre les feuilles et les stipules : Je ne citerai pas les Rubiacées indigènes, dont les verticilles d'organes appendiculaires n’ont pas la même signification pour les Botanistes modernes, considérés par MM. Germain et Payer comme composés de feuilles et de stipules, par Schacht et par M. J. G. Agardh comme entièrement foliaires.

Que le Rosa berberifolia ait une feuille simple ou une feuille composée unifoliolée , le grand développement des stipules chez cette espèce semble témoigner d’un balancement organique. L'exemple du Lathyrus Aphaca , aux larges stipules et à la feuille réduite à une vrille, est suffisamment connu.

— 21 — | Moquin a vu un pied de Fève chez lequel le développement énorme des stipules coïncidait avec l’atrophie des limbes de feuilles. ( Térat. vég.. p. 156. )

Enfin, dans le Lathyrus Nissolia, la présence de phyllodes coïncide avec l'avortement des folioles , et souvent même des stipules.

Entre la tige et les stipules : La nature doit offrir entre ces deux organes des cas de relation que la signification incertaine des ailes (ou improprement décurrences des tiges) ne permet guère de préciser.

Entre les feuilles et les bourgeons : Les rapports entre ces deux sortes d'organes sont principalement manifestes dans le genre Brassica. Ainsi, dans le Chou eabus, le grand développement des feuilles détermine l'avortement des bourgeons axillaires , tandis que le Chou de Bruxelles donne lieu au phénomène inverse.

Les feuilles pennées da Mahonia nepalensis sont stériles à leur aïsselle, tandis que les épis multiflores sortent de l’aisselle des feuilles écailleuses. (Turpin , Æsq. d'org. , p. 37.)

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