ENTRE DEUX OU PLUSIEURS PARTIES DE LA FLEUR
h. Fleur : C'est dans la fleur surtout que les causes d'irrégularité sont fréquentes ; et dès qu'une d’elles a commencé à agir , la loi d'équilibre multiplie leur action , souvent encore exagérée par l’obliquité des parties sur laxe. : -
Il convient de rappeler ici la théorie exposée par Gœthe dans son Æssai sur la métamorphose des plantes , théorie en vertu de laquelle les verticilles floraux seraient alternativement soumis à une série de contractions et d'expansions ; aux yeux du poëte naturaliste, un premier resserrement produit le calice; une expansion la corolle ; les étamines montrent une nouvelle contraction, tandis que dans le péricarpe se manifeste la plus grande expansion: enfin la graine nous donne le dernier degré de concentration. Si quelques faits semblent favorables à cette théorie, il ne faudrait cependant pas l’admettre comme l'expression de la vérité.
Doit-on voir un exemple de balancement organique dans les cas où les pièces d’un même verticille floral sont alternativement de grandeur différente?
La famille des Vochysiées est, au point de vue qui nous occupe, très-digne d'intérêt. De ses cinq sépales le supérieur est très-grand, souvent éperonné. Les pétales sont réduits tantôt à un seul opposé au grand sépale ( Callisthene , Qualea, Erisma), tantôt à trois ( Vochysia) l'intermédiaire plus grand. Les étamines opposées aux pétales sont ou solitaires ou au nombre de trois à quatre. Mais dans ce dernier cas (Erisma), une seule est fertile et contiguë au pétale. Il semble donc y
avoir dans ces plantes une sorte de balancement entre les côtés opposés de la fleur. Et si le genre Salvertia a cinq sépales et cinq pétales , la présence d’an éperon au sépale postérieur semble contrebalancée par un plus grand développement des trois pétales antérieurs, et surtout par ce fait, que des trois étamines la seule fertile est superposée au médian de ces trois pétales, et conséquemment placée à l’une des extrémités du diamètre floral dont l'autre est occupée par le sépale éperonné.
Dans le genre Acanthus, le calice nous offre avec l’expansion des sépales supérieur et inférieurs , un avortement des. latéraux, tandis que dans la corolle la lèvre supérieure, réduite à deux petites dents, contraste avec un grand accroissement de la lèvre inférieure.
Un Delphinium dictyocarpum m'a montré l'avortement des carpelles coïncidant avec une hypertrephie des verticilles extérieurs. (Voir ce Recueil, 5° sér., t. 1v, p. 64.)
En 1835, L. C. Treviranus étudiant la nature des corps qui, chez le Ceratorarpus arenarius sont à l’aisselle des deux paires de feuilles inférieures, y reconnut des fleurs mâles avorlées chez lesquelles les parties inutiles s'étaient accrues aux dépens des organes utiles (in Flora pour 1836, p. 59).
Est-ce par suite de l'absence de périanthe que dans les genres Scirpus, Eriophorum, Typha, des poils se développent en grand nombre autour des organes sexuels?
Faut-il considérer comme un exemple de balancement organique l'allongement du gynophoré dans le Cäprier, du gynandrophore dans les Gynandropsis d'une part, c£ l'absence presque complète de style de l'autre? Ne pourrait-on pas mettre en opposition avec ce dernier caractère la longueur des filets staminaux et des onglets des pétales dans plusieurs de ces plantes?
4. Cauice : Si dans la plupart des Composées l'aigrelte remplace le calice, n’y a-t-il pas dans la multiplication fréquente des poils de l’aigrette un exemple de balancement ?
Entre deux parties du calice : M. E. Fournier a vu les
|: Me fleurs du Cakile maritima , envahies par le Cystopus candidus , offrir à la fois un grand développement de deux sépales voisins et l’atrophie des deux autres réduits à deux protubérances arrondies (in Bull. Société Botan. t. vin, p. 675.)
Dans les Balsarmiinées l’accroissement considérable d'un sépale coïncide avec l'avortement complet ou incomplet des deux situés en face de lui.
Des cinq sépales des Polygala , les deux intérieurs grands, pétaloïdes et planes contrastent tellement avec les autres petits et naviculaires, que plus d'un débutant les a rapportés à la corolle.
Entre le calice et la corolle : Quand la corolle fait défaut, le calice revêt souvent l'apparence pétaloïde (Glaux , Mirabilis, Schepperia juncea, etc.) — Les Orchidées montrent parfois un développement inverse entre les deux verticilles du périanthe ; dans l'Uropedium Lindexi, les pièces intérieures s’allongent en longucs lanières ; ce sont au contraire les extérieures dans le Masdevallia elephanticeps. Schauer a vu un Anagallis phœnicea où l'accroissement du calice coïncidait avec une diminution de grandeur de la corolle (in Linnæa, Litteratur-Bericht, t. 1x, p. 116.). Et l’on cultive, sous le nom de coronata , une variété de Cumpanula persicæfolia où le calice devient largement rosacé et pétaloïde, en même temps que la corolle avorte totalement ou en partie, ainsi que l'ovaire.
Entre les sépales et les pétales : La loi de la division du travail nous fait comprendre que si le calice d’un grand nombre de Monocotylées (Liliacées , Amaryllidées , etc.) revêt la forme , la grandeur de la corolle, il doit être, virtuellement du moins, inférieur à celle-ci au point de vue physiologique.
D'après les observations d'Aug. de St-Hilaire et de Moquin- Tandon , les deux grandes folioles du calice des Polygalés sont placées près du point où deux pétales ont avorté.
Dans les Balsaminées , le plus grand pétale répond à l'intervalle de séparation des deux sépales rudimentaires. — Les Polygalées ont leur grand pétale caréné et fimbrié situé au
bas ou à l'extérieur de la fleur , tandis que les deux grands sépales sont du côté opposé. -- Le Welianthus a son sépale inférieur en capuchon et plus grand que les autres, et, en revanche , le pétale supérieur est le plus petit des cinq.
Dans une Capparidée, le Dactylæna micrantha Schrad., des quatre sépales , le supérieur est de moitié moindre que l'inférieur, tandis que les deux pétales supérieurs sont plus grands que les deux autres. — Michaux a fait remarquer que dans le Pinkneya pubens où un des sépales devient foliacé , certains lobes de la corolle se développent plus que les autres.
Entre le calice et l'androcée : Dans les Primula acaulis et elutior le calice parfois grandit, devient corolloïde, et alors la fleur, quoique encore munie des organes sexuels, est habituellement stérile.
Entre les sépales et les étamines : M. Chatin à reconnu que chez les Tropæolées , des cinq étamines opposées aux sépales, la dernière à naître est d'ordinaire, et par une sorte de balancement , celle qui est placée vers le gros sépale éperonné (in Annales des Sc. nat., 4° sér., t. v, p. 300 ).
Entre les calices et les carpelles : MM. Fournier et Bonnet ont décrit une anomalie de Rubus où un développement exagéré du calice coïncidait avec une atrophie des carpelles (in Bull. Soc. bot., t. 1x, p. 36). Moquin avait déjà fait remarquer que la coïncidence de ces deux phénomènes inverses n’est pas rare chez les Rosiers (Térat. ).
Dans les Dipterocarpus le grand accroissement de deux des sépales est peut-être lié à l'avortement de deux des loges dans le fruit, car l'ovaire de ce genre est à trois cavités, etc.
j. CorozLe. Entre deux parties de la corolle : Les études de M. Bureau sur les Bignoniacées l'ont conduit à cette conclusion que la hauteur de la partie dilatée de la corolle semble étre en raison inverse de la partie cylindrique , et il cite à l'appui de cette assertion deux exemplesopposés l’Axemopægma læve et le Millingtonia hortensis ( Thèse inaug., p. 176).
Dans le Pelargonium Endlicherianum les deux pétales supérieurs atteignent le maximum de développement, alors
que les trois inférieurs restent tout à fait rudimentaires. Le genre Delphinium est aussi instructif sous ce rapport, car dans certaines espèces , les pétales, généralement au nombre de quatre, semblent réduits à un seul, soit par soudure, soit par avortement.
Encore ici on peut opposer les parties de la corolle des Polygalées où, avec un grand pétale fimbrié inférieur alternent deux petits pétales latéraux souvent même avortés.
Il arrive fréquemment que la multiplication des parties coïncide avec une diminution de grandeur. M. Bureau a vu chez un Streptocarpus Rhexii une corolle dont le tube avait un diamètre double de ce qu’il est habituellement, et dont le limbe était à douze lobes , mais de moitié plus petits que dans les fleurs normales.
Dans l'Erythrina Crista-galli, l’'étendard est ample, la carène grande ; mais les ailes cachées par le calice et par l'onglet de l’étendard sont rudimentaires.
Entre les corolles d'un même capitule : Payer cite un Anthemis nobilis dont les demi-fleurons de la circonférence énormément accrus, étaient devenus fertiles, en même temps que ceux du centre étaient atrophiés.
Entre la corolle et les organes sexuels : L. C. Treviranus a constaté : 1° qu’en février et en mars ainsi qu'à l'automne, le Lamium amplexicaule a des fleurs incomplètes, mais à corolles très-développées. 2° Que les Violettes et l’Oxalis Acetosella ont d'abord de très-grandes corolles et des organes sexuels incomplets. (V. Bull. Soc. bot. t. v, p. 179.)
L’accroissement exagéré des fleurons extérieurs de plusieurs espèces de Centaurées est en relation avec l'avortement des sexes qui rend ces fleurs neutres.
M. Rodin a vu un pied d'Anagallis phœnicea offrant des étamines avortées, un ovaire abortif et un dédoublement de la corolle. (in Mém. de l'Oise, 1. v, p. 450.)
Entre la corolle ou les pétales et les étamines. C’est princi palement ici que sont nombreux les exemples de balancement organique. Les rapports entre ces deux sortes d'organes sont
Res PET même tellement intimes, que, de l’avis de Cassini, pour avoir une juste idée des corolles des Synanthérées , il convient de laisser de côté les fleurs femelles ou neutres, pour ne s'occuper que des fleurs hermaphrodites ou mâles.
On peut se demander si dans celles des plantes monochlamydées , où le nombre des élamines est beaucoup plus grand que celui des pièces de l'enveloppe unique ( Flacourtianées , Laurinées, Polygonées , etc.) , il n'y aurait pas corrélation entre la multiplicité des premières et l'avortement d’une des enveloppes florales. Des faits infiniment variés manifestent les liens d'union des pétales et des étamines , et les études organogéniques de Payer l'ont conduit à admettre que lantôt les pétales se métamorphosent en étamines ( Phylolacca , Alchemilla ), et que tantôt le phénomène inverse se produit (Mesembryanthemum. )
Dans la duplicature des fleurs , la disparition de l’anthère coïncide ordinairement avec une dilatation pétaloïde du filet.
La famille des Lithrariées nous offre de bons exemples de balancement organique. Dans les Cuphea , les deux plus petiles étamines correspondent aux deux pétales supérieurs les plus grands. A son tour , le Diplusodon n'a jamais qu'ane élamine au dessous des dents extérieures du calice , à la base desqueiles sont les pétales, tandis qu'il s’en trouve souvent de deux à six devant les dents apétalées. (Voy. Aug. de Saint-Hilaire in Ann. Sc. nat. de 1834 , p.354.)
Dans les Kælreuteria et les Pavia , des huit étamines, les trois du verticille interne sont opposées, deux aux deux petits pétales et une au pétale avorté.
On sait que la fleur des Tropæolées a deux verticilles extérieurs pentamères et huit étamines à l'androcée. « Je ferai remarquer, dit M. Chatin dans son Mémoire déjà cité sur l’organisation de celle famille, que c’est devant le pétale #, le plus grand dans le bouton, et peut-être le premier né, qu'avorte l’une des deux étamines qui manquent aux Tropæolées ; que c’est devant le pétale 2, ou le second en développement, que doit être rapportée la plus petite et la dernière née des buit
RRQ En
étamines ; enfin, que c'estdevant le pétale inférieur (pétale 4), celui-là même qui dépasse les autres à l’époque de l'anthèse, que manque aussi l’une des étamines des Tropæolées. »
Un pied de Capsella Bursa-pastoris a offert à Jacquin une fleur apétale et à dix étamines rangées à peu près circulairement.
Chamisso décrit et figure une monstruosité de Digitale pourprée, devenue heptandre en même temps que la corolle avait avorté en partie ou même en lolalité (in Linnæa, t. 1, p. 571, table vi).
Les Cassia ont ordinairement les pétales inférieurs un peu plus grands que les autres, tandis que dans l’androcée , les trois élamines supérieures sont les plus petites et se montrent même parfois stériles ; les quatre inférieures sont aussi plus grandes que les quatre moyennes. Une autre Légumineuse, l’Heterostemon mimosoides , n'a que trois pétales , et des huit étamines trois inférieures sont plus longues, tandis que les autres diminuent graduellement , el ont des antheres stériles.
Les études de M. Chatin sur l’organisation de la Vallisnérie spirale , nous apprennent encore que sa fleur mâle à type ternaire n'a qu'un seul pétale et deux étamines fertiles, le rudiment de la troisième étamine étant du côté de la fleur 0pposé au pétale unique ou en face de lui.
D'après L. C. Treviranus, les fleurs les plas tardives du Saxi/raga granulata ont parfois les pétales plus grands que celles qui les ont précédées ; mais dans ce cas clles sont stériles. (Physwol. der Gewæchse.)
Mirbel à remarqué que, dans le Triphasia, les fleurs ont ordinairement trois pélales réguliers el six élamines ; mais qu'il en est à cinq élamines, cl dont un pétale plus grand que les autres est voüté. ( £lém. de Physiol. vég., p. 221 en note.)
Le Commelina communis offre deux petites étamines avortées opposées aux grands pélales, et une grande étamine fertile opposée au petit pétale avorté.
M. Spach décrit la fleur des Lécythidées à six pétales, dont les deux opposés à la ligule de l'androphore sont plus grands que les quatre aatres. ( Vég. phanér., t. 1v, p.189.)
Vogel s’est demandé si dans les Swartzia, où, contrairement à ce qui a lieu dans les autres Légumineuses, les étamines sont opposées au pistil , l'absence des étamines dorsales ne détermine pas la transformation en ce point des pétales en staminodes (in Linnæa, t. xt, p. 166 ).
Les Scrophularinées nous montrent chez les genres Antirrhinum et Linaria un développement basilaire ( bosse ou éperon ) de la corolle coïncidant avec l'avortement complet de la cinquième étamine, tandis que dans les Scrophularia , les Pentstemon, l'étamine est représentée où par une languette ou par un filet.
La présence d’un éperon , libre dans les Centranthus, soudé au pédicelle dans les Pelargonium , n'est-elle pas liée à l’existence d'une seule étamine dans le premier de ces genres, d'un nombre d'organes mâles inférieur à dix dans le second ?
Dans tous ces cas , que l’on pourrait multiplier beaucoup, et où les relations de développement inverse entre la corolle et l’'androcée sont tout à fait évidentes , il semble que l'irrégularité de la première soit déterminée par unavortement dans le second ; car si les pétales apparaissent toujours avant les étamines , ils ne tardent pas à être dépassés par elles.
Blume a énoncé que le labelle des Orchidées doit une partie de son développement et des accidents de sa surface à l’avortement de trois étamines : et Endlicher se demande si quelque chose de la substance du style et des étamines ne serait pas passé dans celle du labelle. (Enchirid. bot. et Genera plant.)
Il est un petit groupe de Solanum , comprenant les S. cornutum Lamk., rostratum Dun. , Vespertilio Ait., heterodoxzum DC., où l'anthère la plus inférieure est très-grande et la corolle irrégulière.
Le dédoublement paraît se lier parfois à la loi de balancement. Le dédoublement des pétales en étamines chez les Primulacées , par exemple, détermine-t-il dans ces plantes l'avortement du verticille normal de l'androcée, comme le veut Aug. de Saint-Hilaire ; ou bien , conformément à l'avis de Seringe et de M. Durand, de Caen, l’avortement des étamines normales
rt EUR amène-t-il le développement d’un second rang d’'étamines fertiles ?
Aux yeux de C. A. Agardh, qui repoussait la conformité d'origine de l'étamine et du pétale , la plénification des fleurs s’expliquait par l'avortement des étamines et la production d'organes de remplacement , c'est-à-dire par un fait de bafancement. (Essai de réd. la physiol.)
k. Eramines. Lorsqu'en 1829, Dunal publia ses Cunsiderations sur les organes de lu fleur , il admit l'existence dans les fleurs les plus complexes de deux systèmes d'étamines, l’un rudimentaire et incomplet , ordinairement stérile, l’autre fertile( p. 120 ). On aurait pu trouver là un bel exemple de balancement organique , si les recherches de MM. Schleiden et Payer n'avaient appris que ces prétendus verlicilles avortés , représentés ordinairement par des corps glanduleux (disques), se réduisent à des boursoufflements du réceptacle.
Cest surtout à propos des étamines que le phénomène du dédoublement intervient. Or, d'après Moquin-Tandon, non-seulement les organes produits par dédoublement sont individuellement plus petits que l'organe primitif qu'ils représentent, mais encore ils sont d'autant moins grands que leur nombre est plus considérable. Si, dans les Crucifères, les grandes étamines proviennent d’un dédoublement, les deux autres sont plus grosses, plus robustes, et leur peu de développement en longueur s'explique par la présence de la glande placée à la base du filet. (Essai sur les dédoublements.)
Aug. de Saint-Hilaire et de Girard fontsuivre leur description de l’Utricularia laxa de cette remarque : « Nous avons trouvé dans une fleur de celte espèce un filet stérile, et l’autre fertile ; le premier sans anthère et subulé, le second chargé d'une anthère oblongue, elliptique , bifide à la base et biloculaire. Il nous est impossible de ne pas voir ici un exemple de ces balancements d'organes si communs dans le règne végétal. » (Ann. des Scienc. nat. , 2° sér. , t. x1 , p. 161.)
De Candolle, décrivant son Gynandropsis ophitocarpa , y signale des fleurs où ane partie des élamines reste courte et
des, ME
demi-avortée , tandis que l'autre s’allonge beaucoup. I fait encore observer, à propos des anomalies florales du Salvia cretica , que si cette espèce n'a souvent que deux élamines fertiles sans rudiments des deux autres, quelques fleurs offrent ces rudiments ; mais alors les deux élamines , ordinairement fertiles , sont semi-avortées (in Mém. de la Soc. de physig.et d'hist. nat. de Genève , t. V, p. 149 ).
On sait que la plupart des Orchidées ont une £tamine ferle et deux rudiments d'étamines stériles ; avec l'avortement de la première, ces dernières deviennent fertiles dans le Cypripedium.
Si les Bytinériacées ont, contrairement aux Malvacées, des élamines en nombre limité , par compensation, plusieurs de ces organes (les oppositipétales) sont stériles et ligulés.
Les étlamines stériles des Verbascum se distinguent à leurs filets couverts de poils colorés ; el on est amené à se demander si dans les Commelina., la stérilité dés trois étamines ne serail pas due au développement de semblables poils, «et peut-être aussi à l'élargissement du conneclif.
Dans les Cajophora , les élamines naissent par groupes opposés aux sépales ; mais dans chacun de ces groupes, d'après l'observation de Payer, un certain nombre se transforment en staminodes (in Ann. des Sc. nat. , 3° sér., t. xx, p. 116).
Entre deux parties de l'étamine : Ne semble-t-il pas que les plantes dont l'anthère est adnée au filet (Renoncule, Nymphéa , Violette, Pervenche ), aient le filet plus court?
Schultz a fait remarquer que fréquemment une grosse anthôre est unie à un filet grêle. ( Die Fortpflanz. , p. 66.)1Il en est ainsi dans IesGraminées; mais dans les Campanules , la briéveté du filet semble en rapport et avec sa dilatation écailleuse basilaire et avec l'allongement de lanthère. Les Solanum , les Symphytum ont généralement de grosses anthères et de courts filets. Les Orchidées, les Asclépiadées , les Ar.sloloches, nous offrent encore des exemples plus frappants decette disposition. Dans la Bourrache, où le filetest très-court, il envoie derrière l’anthère lanctolée un long prolongement.
UE
John Lowe a cru saisir chez les £rica un rapport constant cptre l'élargissement du filet et la séparation des loges de l'anthère , comme si la rigidité des filets avait quelque eff:t pour produire celle séparation. Où les filets sont grèles et déliés , les loges sont moins séparées , el vice versa ( in Soc. bot. d'Edimb. , décembre 1854). D'un autre côté, Desvaux a énoncé que plus leconnectif prend de développement, et moins le filet est prononcé. Le Salvia Hubliziana offre un filet extrèmement petit, comparé au connectif. (Traité de bot., p. 445. On sait que les étlamines des Sauges ont, avec un allongement transversal considérable du connectif , une des loges de l'anthère ordinairement atrophiée.
Dans les fleurs femelles des Thymélées , on trouve des étamines stériles , dont le connectif dépasse très-longucment les anthères.
Le Laurus nobilis qui a, dans ses fleurs mâles, des étamines biappendiculées, perd souvent ces appendices pour les remplacer par des étamines.
« Dans le Calendula , dit M. Chatin , la destruction ou réduction extrême de la membrane épidermique sur les valves de lanthère correspond à un excès de céveloppement de cetie membrane sur le connectif» (in Bull. Soc. bot. , Lx, p- 284).
Chez les Orchidées , d’après les observations de M. D. Hooker , une forme très-simple de pollen accompagne une organisation très-complexe du rostellum ( Listera ovata ) , tandis que , dans les Vandées à pollen compliqué, le rostellam est réduit à une simple protubérance cellulaire.
Entre les étamines et le disque : Comparant la fleur des Réséda à la fleur-type, À: de Saint Hilaire y vovait le verticille staminal occuper la place du nectaire (disque), et un verlicille d'écailles nectaricnnes celle du second rang de l’androcée. Cet auteur à fait encore remarquer que, si dans les Résédacées la flear est généralèement plus accrac du côté supérieur , il en est autrement des élamines du Reseda alba ; puisque les trois élamines placées du côté du sommet
RS Au de l’épi sont plus grêles que les autres. « Mais ilest à observer, ajoute ce profond Botaniste , que c’est sur la base de ces trois étamines que se développe la seule écaille nectarienne qui existe dans l'espèce dont il s’agit ( 4°" Mémoire sur les Réséd., p. 20; 2° Mém., p 34).
Dans les globulaires , M. Alphonse de Candolié a reconnu l'existence fréquente d'un disque parfois réduit à une glande antérieure, et c'est la cinquième élamine supérieure qui manque à ces plantes (in Prodrom. ).
MM. Chamisso , Schlechtendal , Aug. de Saint-Hilaire n’ont jamais trouvé plus de onze étamines dans plus de trente espèces de Cuphea qu'ils ont examinées ; de ces étamines, six sont opposées aux pélales, et cinq à un nombre égal de dents alternes avec eux. [l ne s'en développe aucune devant la dent supérieure, el c'est justement au-dessous de ce côté que se montre le disque incomplet et glanduliforme ( Voy. Arch. de bot.,t. 11, p. 388 ).
Le Saxifragu sarmentosa à deux des cinq pétales plus grands que les autres ; et on lit à la diagnose de cette espèce dans le Prodromus regni vegetabilis , t. iv, pag. 43 : « Glandula lanulata inter ovarium et petala breviora. »
Dans le Dactylæna, des 4-5 étamines, l'antérieure est seule fertile et munie d’un grand filet épais, le filet des autres étant filiforme ; et à la partie postérieure de la fleur est un processus glanduleux.
l. Pisriz : Au rapport de Ré, quand la livie des joncs pique lovaire du Juncus articulatus , celui-ci acquiert un volume trois ou quatre fois plus gros que d'habitude, mais en devenant stérile ( Nosol. végét., p. 342 ).
Les Teucrium et d'autres plantes offrent souvent un fait analogue.
Dans le genre Symphoricarpos , des quatre loges ovariennes, deux sont à l'origine même uniovulées et fertiles, et deux pluriovulées mais stériles.
Entre l'ovaire et les enveloppes florales : M. Duhamel à observé un pied d'Orchis mascula, dont les ovaires avaient deux
D = fois plus de longueur qu'à l'ordinaire , mais dont le périanthe était atrophié.
Entre les étlamines et le pistil .— Dès 1763 Linné remarquait dans le silene paradoxa des étamines tantôt exsertes tantôt incluses (Spec. plant., p.1673). En 1796, Persoon signalait dans le genre Primevère des fleurs dimorphes , les unes longistyles , les autres brévistyles (in Usteri, Annal., 2° livr., p.60). En 1843, l'Abbé Bourlet faisait une semblable observation sur les Primula officinalis , elatior et grandiflora , et reliant ce fait à celui de l'insertion des étamines (au milieu du tube de la corolle dans les premières , au sommet de ce tub2 dans les secondes), 1l se demandait s'il n'y aurait pas là un exemple de balancement organique ( in Mém. de la Soc. du département du Nord, 1"°sér.,1.x,p. 213). MM. Torrey et Asa Gray ( Flor. of north Amer., t. 1, p. 38), et plus récemment, M. Darwin (qui a étudié cette disposition chez les Primevères, les Linset la Salicaire),.y voient une tendance à la dioïcité, ou selon l'expression de M. Darwin, des fleurs hermaphrodites subdioïques. M. Weddel a retrouvé ce phénomène chez les Cinchona et les Valérianes et le rapporte à la polygamie. Les Jasmins , les Luculia, les Rogiera sont dans le même cas.
Dans les Asclépias et les Aristoloches, un grand développement dustigmate coïncide avecl'avortementdesfiletsstaminaux.
Faut-11 admettre un rapport entre l'absence de 5 anthères chez les Erodium et ie grand allongement du fruit de ces plantes ? Mais le Scandix a un fruit analogue sans avortement d’étamines.
Si de l’état normal on entre dans le domaine tératologique, on rencontre plusieurs faits favorables à la loi de balancement Choisy a constaté dans la Linaire pourprée un avortement complet des étamines coïncidant avec une augmentation de irois parties au gynécée. ( Voir Chavannes, Monogr. des Antirrhin., pag. 70 et 71.) Moquin-Tandon dit avoir observé des fleurs d’/beris sempervirens à quatre étamines et trois carpelles, et il ajoute : « En, même temps, que les étamines arrivent à leur type symétrique par défaut d'accroissement, le pistil se développe avec excès. » ( Note sur le Clypeola cyclodontea.)
Laret,, dois
m. PÉricarpe : M. F. Crépin a noté la présence chez le Lie: ria striato-vulgaris de deux sortes de capsules, les unes grosses et stériles ou à graines très-défermées et atrophiées, les autres petites ct avec des graines en apparence bien développées. ( Notes sur plus. pl., 4° fase., p. 35.)
Entre le péricarpe el la graine ou les graines : On remarque en particulier dans les Malvacées et les Renonculacées que celles de ces plantes à carpelles pea nombreux les ont polyspermes , tandis que ces organes, lorsqu'ils sont monospermes, sont généralement multipliés. Au rapport de Dulile, une espèce de Cynoglosse de l'Arabie pétrée à son péricarpe tellement développé en membrane que les graines avortent.
Dans le Ceralocapuos wmbrosa figuré dans la Flore de l’AIgérie de M. Du Ricu de Maisorneuve, et remarquable par la présence sur une même grappe de deux sortes de fruits, les péricarpes supérieurs dispermes ont des parois peu épaisses, les inférieurs monospermes'les ont épaisses cl consistantes.
J'ai décrit dans ce Recueil une hypertrophice du pistil des Rumex coïncidant avec l'avortement de la graine.
La plupart des plantes , et en particulier les Méliacées ont leurs graines d'autant moins défendues par les téguments qu'elles sont dans un péricarpe plus épais.
Citons enfin . à l'appui de ces curieux rapports de balancement entre le péricarpe et la graine , les exemples connus de tous fournis par l'Ananas, le Bananier , lArbre à pain, ete., dont les fruits hypertrophiés sont dépourvus de semences.
n. GRaixE —- Entre deux parties de la graine : J'ai déjà signalé les phénomènes inverses de développement emiro l dlbimen et l'embryon.
D'après M. Baillon , on voit dans la graine de l'Epurge l'épaisseur de la primine décroître à mesure qu'augmente celle de l’exostome destiné à former la caroncule. La graine de l'Hymenocallis speciosa a encore montré à ce Botaniste la primine et la secondine très-développées et se confondant en une seule et grosse masse charnue, en même temps que le nucelle reste presque atrophié (Voy. Bull. Soc. bot., 1. 1v, pag. 10-20).
PE; ;| Peu Au contraire, d’après M. Prillicux , chez plusieurs espèces de Crinum «1 chez l'Amaryllis Belladona, de ces trois téguments , les deux premiers font défaut, et le nucelle est réduit à une mince pellicule enveloppant un endosperme charnu cet trèsvolumineux , qui forme la plus grande masse de la graine s(in Ann. Sci. nal., 4° sév., 1. 1x).
S II. Faits défavorables à la loi de balancement.
Ine faut pas se le dissimuler, la loi de balancementnese vérific pastoujours dans lerègne végétrl,témoinslesexemples suivants: Dans le genre Baccharis, une section à tige ailée ( Caulbpteræ DC. ), n’a que des feuilles très-petites ( B. articulata Pers.), ou réduites à de minimes écailles(B. crispa Spreng.); et cependant ce genre offre une autre de ses sections ( les Sergike de De Candolle), où avec des feuilles très-petiles ou süubnulles , les branches sont dépourvues d'ailes. Le contraste n'est pas moins manifeste chez lés Bossiwa , que De Candolle, dans son Prodromus, divise en trois groupes. Car des deux premiers , l’un comprend les espèces à rameaux linéaires, comprimés et aphylles ( ramis complanatis linearibus aphyllis ), l'autre les espèces à rameaux, ou à rameaux et ramules , ou à ramules seuls comprimés et feuillés (sauf une espèce qui, avec des rameaux cylindriques a des ramales aplatis). Si la petitesse des feuilles et des fleurs des Bruyères, des Tamarix, du Fabiana imbricata, etc., est compensée par le nombre, elle n’influe en rien, que je sache, sur le reste de la struc- Lure de ces plantes. On peut en dire autant du demi-avortement des feuilles des Orobanches, du Monotropa où ÆHypopitys, à moins qu'on ne veuille établir une corrélation entre celte atrophie et le renflement inférieur de la tige chez quelques espèces de ces genres. Le Loranthus aphyllus offre la même organisation florale que les Loranthus aux feuilles normales. Les Nymphéa, les Nélumbo, la Victoria régia ont des feuilles munies à la fois d’un long pétiole et d'un vaste limbe ; celles des Corypha , des Chamærops et des Férules ont, outre ces deux parties bien développées , une grosse gaine. Si pour
EST Qu
les trois premiers exemples cités, on peut opposer la briéveté
de la tige à l'amplitude des Pile la même née ne peut s'appliquer aux derniers. |
À côté du Lathyrus Aphaca , si souvent invoqué en faveur de la loi, se place le Pisum, où les stipules, encore plus grandes , coexistent avec des feuilles bien développées.
Dans le genre Sambucus , les stipules existent ou manquent, selon les espèces, sans que les feuilles en paraissent influencées:
Le grand développement du Stipulium (verticille de stipules), chez quelques Malvacées , ( Gossypium, Pterospermum semisagittatum), paraît n'exercer aucune action sur le reste de l'organisation florale.
Chez plusieurs espèces de Labiées (appartenant aux genres Sideritis, Thymus, ex : Thymus cephalotus L.) et chez quelques Rhisanthacées , les bractées prennent un plus grand accroissement que les feuilles, sans que les organes floraux en soient influencés.
Les Botanistes qui mnt l'avortement des bractées dans les Crucifères, devraient reconnaître aussi que, dans ces plantes , la loi de balancement est en défaut, car rien, à ma connaissance, n’y compense cette suppression. J'ai cherché depuis longtemps à montrer que la partition donne une explicaüon bien plus satisfaisante que l'avortement de j’absence de bractées à l’inflorescence de ce groupe naturel. ( Voir le Bulletin de la Soc. bot. de France , 1. n, p. 499 et suiv.)
A l’exemple cilé du Muscari comosum , on peut opposer celui da M. racemosum, également pourvu de fleurs stériles , sans que les pédoncules qui les portent aient pris plus d'allongement que ceux des fertiles.
M. Hugo de Mohl écrivait récemment : « Là... où, à côté des fleurs hermaphrodites , parfaitement développées , il s'en rencontre d’autres qui, par suite d'un avortement plus ou
moins complet des élamines, offrent les caractères des fleurs femelles, les enveloppes florales, et principalement la corolle , diminuent souvent de grandeur , exactement dans la proportion de cet avortement des étamines ; tels sont les
DT ENS Cardamine amara, Geranium syloaticum, Myosotis, Salvia, Ajuga, Thymus, Mentha. » (In Botanische Zeitung, t. xx1, p. 326, et Annal. des Sci. nat., 5° sér.,t. 1, p. 225.)
Les Varianelles et plusieurs Rubiacées montrent que le calice peut aussi prendre un très-grand accroissement sans déterminer de modification dans les parties voisines. Il suffit pour s’en convaincre de comparer les Varianella olitoria, auricula et dentata au V. coronata, et de se rappeler ces curieuses Cofféacées (telles que Cruckshanksia , Mussænda , Pinckneya , Macrocnemum , etc., où une seule des divisions calicinales s'éloigne des autres par un développement foliaire anormal. Le calice des Amherstia, s'hypertrophie sans atrophie concomitante.
S'il y a un rapport de cause à effet entre l'irrégularité de la fleur des Labiées et des Scrophularinées d'une part, et l’avorlement plus ou moins complet de la cinquième étamine de ces plantes d'autre part, d'où vient que les Menthes et les Verveines aient, avec des étamines comme les précédentes, des fleurs beaucoup moins irrégulières; que les corolles des Gratioles et des Véroniques , des Sauges et des Romarins, où l'avortement est poussé plus loin encore ( ces plantes n'ayant que deux étamines, et même, pour les trois dernières, sans trace des trois étamines avortées), ne soient pas plus irrégulières ou même le soient moins (Véroniques )? que dans le genre Schuvenkia, où trois étamines avortent , le calice et la corolle soient tellement réguliers que De Candolle était disposé à rapporter ce genre aux Solanées ( PI. rar. du Jard. de Genève )? que dans des plantes où la corolle est conformée d'après un même type, il yait un avortement inverse des élamines ? car d’après R. Brown, dans les Gesnériacées diandres (à l'exception des Sarmienta ), les étamines parfaites sont Îes postérieures ou supérieures; et dans les Cyrlandracées diandres (l’Aikinia ou Epithema excepté ), ce sont les deux antérieures ou inférieures. Pourquoi les Clerodendrum , dont la corolle a un limbe régulier à cinq lobes , n’ont-ils que quatre étamines , et les Jasminées, à fleurs parfaitement ré-
= Me gulières, deux seulement? Il y a plas, M. Wydler à constaté que chez les Scrophularia vernalis el orientalis, où la cinquième étamine n’est pas même représentée par un rudiment, la corolle est plus régulière que dans les autres + PPS (in WMém. de Genève ).
La liste serait bien longue des faits que l’on pourrait 6pposer à la loi de balancemement.
Dans les Zberis le développement spécial à deux pétales; dans les Teucrium et les Ajuga , l'absence plans on moins complète de la lèvre supérieure de la corclle: dans les Amorpha , celle de quatre pétales que réclame impérieusement la symétric, ne semblent contrebalancés par rien
Les familles si naturelles des Rhamnées et des Caryophyllées sont même très-instructives à cel égard , en nous offrant à la fois des genres ou des espèces pétalés ou apétales, sans que ces différences en entraînent de correspondantes. Ainsi, dans les Rhamnées, les genres Condalia, Colletia sont monochlamydés , tandis que la plupart des autres ont calice cl corolle ; on voit même les pétales manquer à certaines espèces (Rhamnus Alaternus, Zizyphus agrestis Schult. ), de genres dont la plupart des représentants sont pétalés. Dans les Cnryophyllées, les Sagina procumbens ct apelala sont lantôt pourvus et Lantôt privés de pétales ; il en est encore ainsi du Peplis Portula.
Les Bufonia ont de petits pétales, de petites étamines sans offrir d'hypertrophie dans quelque organe floral: Combien de genres ne cilerail-on pas dans le même cas ?
La multiplication (exceptionnelle pour la famille) des parties florales des Sempervivum , des Lycopersicum , de l'Aubergine ( Solanum esculentum Dun.), l'avortement de cinq anthères chez les Erodium ne paraissent liés à rien. Il en est peut-être ainsi da manque de la sixième élamine chez les Musa, où cependant le périanthe est irrégulier.
Dira-t-on que dans les Varianelles l'avortement de deux ovules détermine l'hypertrophie des loges qui les contiennent? Mais s’il en est ainsi du Valerianella auricula DC. ;le V. oronata DC. a ses deux loges stériles plus peutes que la
ue fertile, et on retrouve à peine les traces des deux premières dans les V. dentata Soy.-Will. et eriocarpa Desv. Enfin, dans les Valérianes et les Centranthes il n° y a qu'une loge ( apparente ) et qu'un ovule sans bypertrophie concomitante. L'avertement d'une ou de plusicurs loges avec leurs ovules chez la plupart des Cupulifères, chez l'Olivier , etc., ne semble contrebalancé par rien. C:lui des graines dans les Raïsins dits de Corinthe, n'y détermine pas l'accroissement du péricarpe.
Chez les Composées, le grand développement des corolles extérieures nuit souvent aux intérieures. Mais, au rapport de Darwin, il ya, chez certaines de ces plantes, unc différence entre les graines du pourtour et du centre, sans aucune différence entre les corolles (De l'Orig. des espèces, p. 211 ).
Si, le plus habituellement, l'on constate une décroissance dans le nombre des organes à mesure qu'on s'élève vers le haut de la fleur , ailleurs ( Myosurus, Alisma , etc. ), c’est le phénomène inverse ou la multiplication qui prévaut, indépendamment de lout avortement.
Le grand allongement du suspenseur de l'embryon, chez les Conifères et les Cycadées , l'élargissement du funicule chez l'Helianthemum canariense ne paraissent pas soumis à la loi de compensation.