RAPPORTS DE LA BOTANIQUE ET DE LA LITTÉRATURE
MESSIEURS
Les rapports des sciences et des lettres ont été bien souvent l'objet de dissertations générales. D'un commun accord, on reconnaît aujourd'hui que les premières doivent prendre les secondes pour point de départ et d'appui. Mais ces connexions de la littérature ne sont nulle part plus étroileset plus intimes qu'avec les diverses branches des sciences naturelles. L'une d'elles surtout, trop souvent définie l’art de nommer et de décrire les plantes (A), doit réclamer, peut-être même avant toute autre, ce précieux privilége, car les questions les plus élevées de la physique générale rentrent dans son domaine. J'avais à cœur de le prouver dans nos deux séances publiques antérieures, où j'ai eu l’honneur d'exposer devant vous , Messieurs, quelques idées sur l'influence des plantes sur la civilisation , puis sur l'origine de la végétation du globe (1).
(1) Ces deux Discours sont imprimés dans la vie série de ce Recueil, le premier dans le tome 1v, pag. 623-640 (année 1866 ); le second dans le t. v, p. 307-319.