III. INNOCUITÉ DU CHARBON DU Maïs
On doit à Imhof, des expériences décisives à cet égard. I] déclare avoir pris de cette poudre jusqu'à environ un drachme pendant quatorze jours de suite et le matin à jeun, en usant d’eau de fontaine pour véhicule, et n’avoir éprouvé la moindre altération dans sa santé. La poussière charbonneuse fut aussi appliquée sur une plaie que le même expérimentateur avait à une des malléoles ; la blessure n’en devint ni plus douloureuse ni plus grave.
Tels sont, Messieurs, les quelques documents que j'ai pu recueillir sur le charbon du maïs. Je ne me dissimule pas qu'il reste encore à ce sujet bien des points à éclaircir; mais
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J'ai tenu à démontrer : 1° que l'humidité des saisons n'a pas dans le développement du parasite l'influence que de grands naturalistes, de grands agronomes n'ont pas hésité à lui accorder; 2° que la contagion, niée par Tillet et par d’autres , est suffisamment démontrée par les faits; 3° que la pénétration du germe du charbon dans les racines du maïs, bien que non encore observée, est d’après les lois de l’analogie, infiniment probable, puisqu'elle a été constatée pour les germes de la carie et du charbon dans le blé.
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{ Toulouse, Impr. DouLanoure ; Roucer frères et DeLauaur, success", rue St-Ron.:, 39.