IX. Arbres forestiers non résineux
Ces arbres devaient jouer etjouent us grand rôle en effet dans les poésies de Virgile.
Populus : Trois espèces de Peupliers paraissent avoir été distinguées par l’auteur : le P. blanc (Populus alba), qualifié de candida (Buc. 1x, v. #1), et consacré à Hercule (Buc. vir, v. O1 ; Georg. 11, v. 66; Æneid. vux, v. 276-7, 284-6) ; les P. noir ou commun et tremble (P. nigra et Tremula( (Georg. 1v, v. 511, 1, v. 15; Buc. vu, v. 65-66).
Virgile a-t-1] eu en vue le P. d'Italie ?
Salix : Il est à peu près impossible de déterminer avec cerutude les espèces de Saules si fréquemment signalées par Virgile (Buc. 1, v. DD, 19, in, v. 65, 83; Cul, v. 54 ; Buc. v, v. 16,x,v. 40 ; Georg. 11, v. 83-4, 110, 446, in, v. 175, 1v, v. 13, 183). Toutefois, ce doivent être les
— 18 — L espèces les plus communes dans le midi de l'Europe , et surtout de l'Italie, telles Salix alba, capræa, cinerea, vitellina, purpurea, amygdalina, etc.
Quercus (Buc.1, v. 17, 1v, v. 90, vu, v. 15 ; Georg. 1, v. 159, 305, 549, ur, v. 16, 67, 11, v. 552-333). C'est du Chêne commun (Quercus Robur) qu'il est question dans les passages cités de Virgile.
Castanea (Buc. 1, v. 82, 11, v. 92, VIL v. 93; Georg. n, v. 44-15), Châtaignier commun, ou son fruit (Castanea vesca).
Corylus (Buc. 1, v. 14, v, v. 5, Vu, v. 63; Georg. 11, v. 65, 299), Coudrier ou Noisetier commun (Corylus Avellana).
Fagus (Buc. 1,v. 1, nu, v. 8,11, v. 15; Georg. 1, v. 175, n,v. 71), le Hêtre commun (Fagus sylvatica).
Cependant, M. le comte Jaubert rapportait naguère encore; après Dureau de la Malle et Bertoloni, le Fagus de la première Eglogue à une variété à glands gros et comesübles du Chêne commun à fruit sessile.
Ulmus (Buec. mn, v. 70, v, v. 3 ; Georg. 1, v. 170, x, v. 17-18, 79, 83-84, 221, m, v. 578, 1v, v. 144%). On distingue en Italie les Ormes champêtre, subéreux, de montagne et majeur, et Virgile paraît avoir reconnu quelquesuns d’entre eux.
Platanus (Georg. 11, v. T0, 1v, v. 146 ; Cul. v. 155), désigne le Platane d'Orient.
Tilia ( Georg. 1, v. 175, 11, v. 449-50 , 1v, v. 141, 183), s'applique aux deux espèces de Tilleuls les plus répandues, le T. à petites feuilles (Tilia microphylla) et le -T. à grandes feuilles (Tilia platyphyllos).
Fraæinus et Ornus : Si le Frêne brille dans nos Forêts, on cultive souvent comme arbre d'ornement le Frêne à fleur (Fraæinus Ornus, Ornus europæa), disinet du premier par la présence de pétales et par ses belles panicules de fleurs.
EAU Les dénominations Fraæinus (Buc. Vi, v. 65; Georg. 1, v. 65-66, 359), Ornus (Buc. vi, v. TA; Georg. un, v. 74, 441; Æneid. 11, v. 626), ont-elles une significat:on précise, et faut-il admettre, avec quelques commentateurs, que la première s'applique au Frêne à fleur , et la seconde , tantôt au Frêne commun ( Fraxinus eæcelsior ), tantôt à quelque autre essence forestière, tantôt enfin (Georg. 11, v. 11, 111) au Sorbier des oiseaux (Sorbus aucuparia), appelé en Angleterre Fréne de montagne.
Alnus (Buc. v1, v. 63, x, v. 74 ; Georg. 1, v. 136 , ui, v. 110, 451), l’Aune commun (Alnus glutinosa).