GÉOGRAPHIQUES ET CRITIQUES
Sur la Voie Romaine de Chàlons-sur-Saônfc à Besancon » et sur la position de Ponùe- Dubit^ CrusimeJ *- * ^y^^Pf
PAR CL, XAV. GIRAULT
Jurisconsulte, Nfeifcfyte de plusieurs Sociétés savantes»
P A RIS
DE LTMÉPBIMEKIE DE J. B. SAJOU,
Rue de la Harpe, n.* tu
Journal pour lequel on s'abonne chez J» B. Sajou, imprimeur, rue de la Harpe, n/ n.
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Géographiques et' critiques,, sur la Vofit romùm t&arG/tkilanisnrrSàdnë àrReéaHçori)
': eti sut lie p<*Ui'àn. tfe Petxle -Dûhia eè Cmàitti*; peP<&. Xsm GtHAtfLt*, juriscoristdtè,. iriembfé dè\ plusieurs Sociétés sa-
' vantés, "■ ' "'.. ., ' ;,, ; , ..<; ,,.;
S'i* faot eti èft>iM<<l%ftto*feii dfc M^i
©a- trouVeroik dfeptife Châlbhs-snr-JSaotïé k
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lieue» ^ dwaa*- Voiét-ranafoieè-; là première
partout tm< &éWte' : d«'$fclW, £ai*' Sàritànri
Ao0er*o*i, 46001 ,iVii!e«6',CriWey; dÙTcl4
ItoaveMolV ie»Bi«ûb» jtour l'entrer ;ditts;fe Ytfftî
qui pttrtéïi afedessofli'^è dkrirpvâtis. -^ : itiaf
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TtottifaoriV Se%ië j 1 ^iBers-Rbber» ; ïfehon ;
Pdrt.Autierty où Kb^'^feëif lb BWrife; "G«i.
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Kttfra tfte'tÈfeâtoiw #Besâûçtfri. — Laftrofeieirie"
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Z^/e ;»étô Noire J, où Ton passoit le Doubs
pow JWieMdreià S«*urre «fe.Àuk»». ^+* LA <jpia,
tci^me/ dvvisn» 4a la: précédente «> depuis
Port-de-Noire par NeoManr et Lay$ ppttrafler
C4J h Verdun et Chàlons. — La cinquième tiranl de Polign^ à Saint - Lauthein , Toulouse 9 la Chaux • d'Evans, Seillieres, Bellevesvre, Teratis, Pontoux el Verdun. — Xa sixième fie Poligûy à Saint - Lauthein , Passenans, Front^nay (i) , Arlai , Pont * Létolet , où se " traversoit la Brainç , S^int-Germain-dta-Bois , A vaïte , les Pagnos et Çb&lons. — La septième partant 3e Louhàns, 'passant par Mervans , Saint-Bonnet , Verdun , Port-Chauvor f * où Ton passoit la Saône pour aller à Autun. — La huitième, çnfourqhç^ent de la précédente, ppur gagner Pontoux et Cbaruay> OÙ Fou traversoit é&\pwu*$*)S%&te ,ptàtf se rjçndce â Aut^ v -^Lg neuvième 1 dç communication en^re Louh^nt et CbâJonscirsans indjcjit^on des U^^ .d^e/ pa^g^ f i^ls ^ro-, bab^ement par Mon^eret, S*n*uEti0o#e, jet Saint-Germain di*> Mau*».— La externe i de Cjbâlons i JPameyey v f Vejxjun pbvïom pïmoit le Dpubs K Mont, , Jp ; yVilJe mlfonvp !W . &au~ Chemin, Chemin, Tavau^ p t u Qevry 9 Ifôte,.Or~ champs^aint-Yit^B^^pçpn.r— Wp^iième, de Tavau^c ( ou Geyfy, allant à Ifplgy* passant entre. Saint- A uf) in; et Tichey; Montagay et Franxault, Toptenant et Pagi^y «où l'on
uV^
(i) Ainsi: deux poules >poar aller d^P^tigày 1 Fronteijay^ lune passant, jiar CoUonaé*! * l'autre par Passenans; et à quoi boa?
CSX
traversait UiSaône, à travers les boîi de Bagoot , etoi; enfin tombant k Villy* où elle coupoit la route d'Alises à Autun. — La douzième prenant de Gevry , tirant àChampvans»
Bille y; Brise; Flammerans et Pontatller o& l'on passoit la Saône pour aller» à Langues.
A ces toutes» si nous a joutons- «eDe gravée dans Vlïistoifie des SéquanoU> de Durïon 9 et mentionnée p. 27 de cet ouvrage^ allant de Be«* sançeu àPontoux, passant par Osœlles;Senaus*
' la Forêt de Chaux »*Âre, Yaudrey et Pentoux , côtoyant la rite- gpuohe du Doubs; celle décrite paît MM f Thtanassin et Pazawot, tirant de Châjons kDemigji^,. Meursange* Yilly , Argilly f Saint-Bernard , Savonges , la
• Colombière près de Dijon* Til-Ghatei et. Langres^ noua aurons plus. d$ roulés qu/'irn'y; a de: liepea. \ /. ;;.;./; -. '.ii rr— -'
Cette réflexion suffît pour nous empêcher de croire à Texistene^ de taht d& chemins* . quelle que soient légitimes^ qu'où e* donne, et quelques inductidnSt : que puiàsent fournir les étymologies de certains ûows de village* Les Romains pratiquoieni $*jis doute 4fcnout« breuses communications entpe les ville*, nop& eu conviendrons avec Bergier (2), mais il* ne les prodiguoient pas à ce popj. $e <tyiu
(2) Page ixek . «'■.>.
fQ&'pas en effet , :i trouver «teange^qoe ?Po- Aigny ait eu une ivoate particulière «abeqftisjftrtt. à Cw*sey ,)ina€*iâatbe difler^tiW tombant £ Xavaux , qni * n'est, qu'à -une lic*ie et demie 4e Grwwy^t leutesdeo* peur citera '.Langées ; * «de : troisième cirant à f Leogvy 9 qui ffoti^tfàodeuxifetkes Jie*es au «dessous de îFa r vauxj(3)i une >q4*atrîeme dePo*PNo*re4 {tanttmx; «pe cinquième- 4* .Çort^Nôire à ;NmiMôps; «ne swqàa^ yfi(r «eftiti&e» «tl>Bèî- J*Yfis*i*< ioMteg trois, potft 'gagner ^Verdun ; tfit >enfin ;< mtote «eptiàko ^r'^Frontenay 1 ^et ! 'Àr- Jay^poar leDkri&Cbàl^ ^o& ' IVm pbuvoit 44ja se xeiidre depuis Virdun j II est -incroyable 4US81 * iqae Loàkrtrtrt ^ eu 'deux chemins en- ^eleuus^ tout déux»dirîéw«iir AèiWU ,tt que fctDbutp akei» $ur èbatube de^es ritesyun chemin de communication entrè^Ve*dtau « *jtesangan. ; • "■"•{ î'-'i^f.'"/ : : * - *' a . Sandlent»e^i^fce)iuîëWJàtig^e4ottgues dî*. «euoionr? mour 4i«> «m^ôèeupéi^OM ttfaiùteréa»tJ que» d?unç ^vilé'de <to ^«tes»; 1 *£ést là .▼pieimiiïlaire'dfc C&AiftSs àteeteG£on, J passant -parrr Bôotoux 9 * Tavau* <tt ■ ©r^héittps , - route Ë^nirestpla ^lu$4*tatti^le^4* ptas ôttlîde qu'on
(3) Âinhi Tavaux se troaveroit sur une^oute, et en auroit encore une à une lieue.au nord, et une à deux lieues au sud. « * T :
pût tirer entre ces deux villes f comme Pob-
serve Chevalier (4) f et la moins coupée par le passage cïès rivières*
Cette route n'ëtoît qu'une branche de la grande voie militaire de Lyon à TOcéan , Tune des quatre principales que le gendre d'Auguste fit ouvrir à travers les Gaules, partant de Lyon comme point central. On croît qu'elle est postérieure k ces grandes routes, et quelle peut avoir été construite sous le règne de Trajan ; en effet» observe avec justesse, Chevalier (5) * si on la considérait comme route principale de Lyon au Rhin, il ne se trouverait plus qtje trois roules sortant ae Lyon, l'une desquelles se diviserait au sorlir de Châlons, en deux bran* ches ; Tuqe passant par Àutun 1 Alise , Auxerre, Amiens et Boulogne; l'autre passant par Pon toux, Crusinie^ Besançon, Epoman* duodurum et Bâle : or , ne compter que trois routes» soi oit contraire à ce qui est rapporté par S t va bon.
« Lyon est situé au milieu du pays comme 44 une citadelle, soit à! cause de la jonction il des neuves (Le Rhône eu ta Saône) 3 soit
Vm ' • '"1 J \ *t A* 1
44, parce quxl est également a portée de tous a les lieux qui renvironnent. Aussi Agrippa
(4) Tome i , page 43* •
(5) Page 24.
« M-il fait de cette ville le centre des divers a chemins qu'il fit tracer t Fan par les Ceven- K*nes vers le pays des Santones et vers TAa quitaine; un autre vers le Rhin; un troi- « aième vers» l'Océan 9 par le pays des Belloa vaci et des Ambiant; et un quatrième vera a la Narbonnoise et la côte de Marseille (6).» H faut donc admettre, avec Guicbenon (7) qui, lui-même en a reconnu les vestiges, que la route de Lyon au Rhin traversoit la Bresse et le Bugey entre la Saône et le Rhône, passant par Mont-Luel , Saint- Amour , Arbois , Besançon, Mandeure et Bâle; car, observe encore Chevalier , c'étoit dans la Gaule , et pour la Gaule que. ces routes étoient ou* f vertes et non pour FHelvétie qui ne faisôit pas partie de la Gaule et a voit ses routes particulières; une bifurcation de la précédente, tracée par Guicbenon f quittait à Mont- Luel la route précitée, et passant par Belley* Genève» Lausanne et Soleure , se rendoit «gaiement k BâJe*
Poson$ d'abord en principe, avec d*An<« ville et l'abbé Belley , que la lieue gauloise , jusqu'à Lyon seulement (8), est de i,i3â toises de chacune 6 piedsr ou de 1,14a toi*
(6) SfRABow, 1. IV, eh« 6, à la fin%
(7) Page i&
(8) Bergier, lib, 3, cap, 38,
ses (g); étendue qui correspond presque exactement à celle du mille d'Angleterre : la lieue française de 25 au degré (10), étant de 2,283 toises de six pieds; il faut donc deux lieues gauloises pour faire une lieue française de 25 au degré; la différence; qu'elle soit de 3 toises ou même de 17 sur une pareille longueur, est entièrement à négliger.
Trois historiens modernes de la Franche*»
Comté: Dunod (11), Normant (12), Chevalier (i3) , admettent entre Chàlons-sur-Saône et Besançon» les stations suivantes:
Cabillone. ...... XIV.
Ponte-Ternucio. ... XII. Pontoux , suivant Dunod.
Dnbris XIX. Dôle , selon
Normant. j
Crusinie. . ...... XV. Crissey, selon
D. Martin.
Vesuntine. ...... o.
(9) Lugdunum exordium Galliarum, exindi non millenis passibus sed Leucis itinera metiuntur. Am» Marcell, lib. XV.
(10) Celle dont nous faisons ici usage;
' (11) Hisu des Séauanois % t. i f préface, p. xvilj.' (12) Dissertation sur F antiquité de D6le 9 p. 17. (i3) Mémoires historiques sur Poligny f tome ï,
page XLV, /
II» croyant .pouvoir s'appuyer pour étpbiti* ces distances» de la carte dé Péutingfir; c'est , cette cane sons tes yeux, que .nous allons examiner leurs assertions.
Prenons, notre xbute depuis Lycp; la .carte .de Peutinger en marque ainsi Je» jetions.
Point de départ : Lugduuo».*. ,o t de Lyon
t i Jfclle-
. Ville
Masticone... XIIII.
fernucio. ... XII.
Cabillone.... ÏII.
.IJlriffiKS gauloises. . L1V. ou 26
. liejnçs .françaises t
ce qui est encore aujourd'hui la distance de : LyW à Châlons, et remarquons que ternuéio et ses distances de Tune à l'autre station y sont comptées et doivent s'y trouver comprises « pour que Ton puisse retrouver ïa dislance réelle entre les villes de Lyon et de <jh41ons. La Carte Théodpsienne continue ainsi cette route:
■ iPfl^fle^Piart : Ç^billoue........ o*&e, Çbâ-
\oxtà à Poftte- . Pubis.
Poni^Pubis.XHIMSayilly,
• - • mUhl .
ià'AvrtOe.
, • (>usiuie... .•...»' XIX.
Vesoaûne^.... *Xy.
Lieues gauloises. ........ XLrVUL ou
' . 24 ligues françaises,
ce qui est encore aujourd'hui la distance de Cbàloos , à Besançon. Dans ce calcul , Ter* nuino et ses distances ne sont pas portées et ne sanroient *l ! être sans excéder le nombre -de lieues qui existent de Tune à l'autre de ces villes. Nous n'avons pas compté le point de départ ,> parce . que : nous *kd\xs . compris hj-pQWl 4'arrivée, et cela revient au même; mais, pour démontrer que nous ne nous
sommes pas trompés, récapitulons :
• Qa.I^^e^yap*.,. • • .■> •^•^.v iiOt
de Ljon à^Ue^ill?., .,,.... XVI,
/ ^SeUe-rVilla>M*c«p,,. ,. &tV,
.: deMâcpnàTpujCRus. • •;•• cXJI,
de Tournus à ÇhMorçs. 4 , . . %l} 9
de Pontoux à Orchamps. . . .*&IX. »
:i ^ùl'ouj^iw.
'Lieue* gauloises. . .-. ......... Cil,
<ra 5 ijietteâ françaises,
ee qui est encore aujourd'hui la dislanet dm Lyon à Besançon , en passant par Chàlons-sur* S&ône et près de Verdun.
En comptant comme Tont fait Dunod, Normant el Chevalier f
Cabilloiie. ...• XIIII.
Ponte-Ternucio... XII. Verdun selon , . , Chevalier^
pubris*.*.»....,.,,.,,, XIX. Gevry» selon ; le même*
Crusinie^ -„. XV. Saint-Vit f selon Dunod* Vesontîne w .*.. f . w o^
on trouve, ljfeues gauloises.. LX, ou 3o lieues : • ■■■•*: françaises,
ce qui excède la distance 4e Cfcâlons à Besançon de six lieues; différence qui se trouve être exactement celle detffe douzi«fe lieue/ gauloise je* de Ternuùia, maUà-propos compose sur cette route. On à donc lieu de <&ionner«que pareille erreur ait ^té commise
* jpar MM. Dutiod et Chetalier qui, dans tant » d'autres occasions x se sont montrés si judicieux. ■•.-<:■ ::-'!•.
* T pans la carte de Peutuigeri singulièrement
* resserrée * iPn'y a pas eu assez de place sur c h Ugnç .figurative 4e la route de Lyon k < Çbâl<w* pour y inscrire le mot Ternucio i
Ci3 1 le graveur n f a pu' placer ce mot que vers la ligne qui représente la route de Ghàlons à :
Besançon; mais cette transposition était matérielle, la supputation seule suffi$oit pour la notifier; d'ailleurs Ternutium a toujours été le nom de Tournas; on le retrouve sur d'autres cartes» placé entre Mâcon et Chà~ long, villes desquelles Tournus est à peu près à une égale distance (14). Il étoit donc inutile que Chevalier se donnât tant de peinepour chercher dans le mot* Ternucio une étymologie qui pût être appliquée à Pontoux , $t eu tirer lès, racines nuxio y nuxium Noues, lieu bas et aquatique; il ne falloit qu ouvrir le compas pour, se désabuser*
On sait <|Ae l'original de la carte trouvée 4ausle cabiûet de Peutingçr, était en parchemin d*un pied de hauteur, sur plus de vin^t-deux de largeur, et fut réduite par le graveur environ aux. deux tiers, àe sortes que la carte actuelle n'est quelle» sept douzièmes de h caj^fe originale ; ce qui fait qu'eu quelques endroits, il y a de lai difficulté à distinguer les cp^tes, et à reconnoitre à laquelle il faut rapporter certain* chiffres (i5).
, (14) A- Colonne , hameau delà paroisse dèGigny, étoit placée une. xolamie millUire, sur la voie romaine de Tournus à Châlons, laquelle a donné le Qôm à ce petit village. Court**. , t. 5* p. i3i. (ifi) M« îreret a donné l'Histoire de la décou-
-Si les auteurs -que je ceinbats n'ont pu con* noître ces^ détails donnés par Frère t^ et hn^ primée postérieurement à letirs ouvrages, -ita nVnt pu' itérer ce que dît Bergier (fÇ)** « Quant à la Garte de Peutingër, c& cftÊÙrm « fait que celui même dont elle' porte àtrmoml « rie Ta pas- publiée ni mise en lumière d'à* « son tejnps, c'est la multitude de faut»!
« qtfi sei ti^uVent es nonis de villes, gîte? u et poéte&y tfy ayant à peine de dix nbtw « Funy qtrissbib nettement et oorrectemeâÇ «récrit efa ladittié table; W €e passage seiA ) aurôitf du lés tenir en garder* et lés^ pottOT àf> ne pas adopte*, sans un' sérïtemp eiameti ^ M leçon fautive de Pont&Termmw r, sMg<^ n'ont jamais' dur être joints iensënMe , > et «die de Du/bris seul , qtfi est le nOfri dfatie rivière *> et ne doit pas -être sépatfé de celui d* fStinP sur lequel on la traverse. Avée ui* pteto d f ât* tention et. quelque connoissance des lieu**,,* ils auroient vu*, que Termwio eèt le* nftttP d'une station v et Pont&Dubts celui d*tiûi# autre; que te mot Ponte, gravé au dessus* dû mot Termsoia, ne dote pas s'y rapporteèy
verte de cette carte, et de quelle manière elle nous est parvenue; ces remeifenemenfe soàt âûksi curieux que précieux pour les amateur* de ftnut tîquité» ■■'•:. r
{t6y Hist.des. Gr. diems de FEmp., lit). #?
chap. 9, p # 356. >
Ci5J
et efttè «Hj â une distante, même assez
gWhdé, entre 1 Tés irtofe Pàritèët Dubit, cW
jH» rapport à la rivière 1 de 1 Saône, qui est
gravée ért ^éi'pénlaiit'éiilré dès detfr mots; ils'
a\kW)iètat uatUrèllétiieot ràppàTté le mot Porter
à* ételui de £>&&>> et de seraient? pas tombés»
dans Fertfeûr' plus' gravie*' dé créer sttr cette
TàUVé une' 1 stttida dM ptttt ! qui d'à jamais*
existé; de^htffaîjrî^iiër un nom, et de forcer
IfeT&Wàfkeï qui'ûVntf jamais cessé d'être le*
moines' entre 1 lëè Vrflé0 d* Chatons et BeJ
sanéoriV If i& r y aVdïlf dotaô réellement que
dëtti stalkms' éiibë ces* deffiC viHeS : essayons
dfrléé'l*eé6nnotlr«e£d'eo assigner Imposition.
lia' Carte? ThëodtAiemie marque la première
à-ï$ Hetoê¥'gaéfeièeS dfcÊïrëfara*: le liett : qui
se rencontre à' ôéfte dislance est le village dé
PoHtÙQatj! Pdfiiè-Ddtibs, Ponte- Dubis , à
iètit Réofe* françaises de Cbtlons-sur-Saoïie. ;
î)é^na^nic^tédlistan f cédepui*Besançon^
Là même 1 C^Hêm^r^atfdeptrfe Besançon à te
p¥em1ère' itetîôn, 15 Haies gauloises; delà
pfé^retfâtfôH-'S'të seconde , 19 lieues gàu-
kflKfëfNdP&t Bèues gtttfofcés, ou r7 lïeue*
françaises «.en mesurant arec le compas, sur
une carfe de Bourgogne, ôïi arrive également
sur k,^a^oe".Po»ft^r'^^tt»e8f donc
va porot invariable teV que Ctiâlons et 6er
sançoft; c'-est le véritable Ponte-Dubis, et
tooS W aWlqïïiire* eu conviennent..
De Pontorçic. our l'on traversait la rivière dtt , Voûbs, la route dont nous parlons, pàssoit par Mont et la ViUe-Neuve-les-Sçurre, près de l'ancien Diùtatium (17) , Ponrlans, Annoire, Beauçberaip» Chemin, Champs divers et Tavaux. Q^/voit dans presque tou£ cer lieux» dit Çluopd, des vestiges de cet ancien chemin, et c'est une chose digne d'attention, remarque Chevalier , de rencontrer dans les, déugmiq^tièn^ de 4?es villages des locations qui indiquent une, grande route, tek sont Pourlans, Vàuria.Lata le P mit pour le V, lettre de méattë pi^gfloç; Beauçhemin^ Chemin» TaVaux Loua- Vua pour Fw, lisu qui est, une des dépendances de Gevry. Cette route est .encore aujourd'hui jusqu'à Bouclans seu* lement , oeHe de Dole à Seurse. (
IJÏoijis nous arrêterons à Taxatnç,.pour y remarquer le point d'intersectipji^ plusieurs voies romaines; i.° Celle deXbàlotos à Be* sançpn dont nous nous occupons; ^.° cçlle de Langré&à Poligny, par JR^nlaine iran»
çaise, Pont a il 1er (18)^ Flammerans, Brize, les Bois d'Auxonne, Billey, Champ vaus,
(17) Voyez notre Dissertation à ce sujets Magasin Encyclopédique , année ï8il, t. H, p. \çfy* f
(iï) Nous ayons prouvé, dans une Dissertation insérée H.° XI dés Mémoires de V Académie CeU tvque\ qu'à Amagétô&ria, aujourd'hui > Pon tailleraur-Saône, venaient, se r oroi»er deux voie», romaines.
r Abbaye Daraparis et Tavaux; de là, elle passoit par Molay, Port-Aubert, Rahon, Villers-Robert f Seligney, Tour non t, et arri- Toit à Poligny; 3.° celle d'Autun à Besançon par Sully ,Bussi-la-Colonne, Monceau, Bonze, Villy {19)» l'ancien Vi-Dubia près duquel étoit, comme Ta déniontré très-savamment M* Pazumot, dans une dissertation particulière, le Plexus nia* è que retorsum dont parle Eumène (20) ; de Villy, cette route reconnue par plusieurs antiquaires, se trouve ponctuée dans la grande Carie de Bourgogne , et passe à trbvet^H| bois de Mont-Main et de Bagnot , Glanonw Toi) traversoit la Saône , /entre la Bruyère et Ghamblanc, Montagny etFranxault, Saint- Aubin et Tavaux. Ce p4fcit très-remarquable est sans doute ce qui aura engagé D. Martin à y placer l'ancien Crusinie * \ C'est de la position de ce lieu dont nous allons nous occuper.
• Entre Ponte-Dubis et Vesontine 9 la table de Pèutinger nomme Crusinie , et en marque - la distance à 1 5 lieues gauloises de Besançon,
(19) Dans tous ces lieux, dit Courtép. , t. 2, pag. 558, 00 trouve des médailles romaines, par boisseaux. L'expression' esl un peu hyperbolique r mais au moins y^ a-t-il profusion*
(20) Voyez ma Traduction de la Harangue d'Eu mène, pro grat. actione, aux Archives <jle l'Académie Celtique, et les notes à la suite. •-
et à 19 lieues gauloises de Pontonx. Eu ouvrant le compas sur une carte de Bourgogne 9 à 19 lieues gauloises de Pontoux , ou neuf lieues et demie de 25 au degré , on arrive au dessus de Rochefort sur le Doubs. À i5 lieues gauloises ou 7 lieues et demie de France 9 depuis Besançon, on tombe un peu au dessous d'Orchamps. Entre Rochefort et Orchamps, il y a une distance d'environ une lieue et demie, mais de Chàlons à Crusinie comme de Crusinie à Besançon , ces routes peuvent avoir eu des détours , des sinuosités qu'on ne peut ' ni deviner, ni mesurer flnompas.
D!An ville (21) place Crusinie sur la rive gauche du Doubs, à 34 J leues gauloises de Chàlons s eiynesurant au compas , on trouve Orchamps* Il place Crusinie à 20 lieues gauloises de Besançon, et à cette distance on trouVeroit Rochefort; mais si d'An ville n'a voit placé cette station qu'à i5 lieues gauloises de Besançon, ainsi que le porte la Carte Théodo- ' sienne , on se seroit arrêté à Or champs.
D. Bouquet (22) place cette station, sans la désigner, à 16 lieues gauloises de Besançon; c'eât l'assigner près d'Orchamps : il la place à 3o lieues gauloises de Chàlons, à cette distance on ne tombe qu'à Rochefort; mais si
(21) Cartes pour servir à T Histoire Romaine.
(22) Carte du Recueil des Historiens de France.
l'on ajoute les 4 lieues gauloises Sommées par d'Anville, qui porte à 34 lieues la distance
. entre Càhilùme et Crusinie > on' sera Reporté jusqu'à Orchamps.
Ainsi ces deux sarans «antiquaires se cori»
cilient et se • rectifient mutuellement. Peutinger ej D. Bouquet partant de Besançon 9 comme d'An ville partant de Gh&tôns-Barêiôrie, assignent Crusinie à Or champs.
I) est donc prtmvé, le. compas' à 4a- titout» qu'Orchamps est l'ancien Qrusinîe, <C* que cette station n'est pas plus CHssep prèë de * Dole, que Gtistfy prèa de Cbâloû* (a3) 9 comme Tout dit d'AnriHè et D. Martin ; pan
. analogie étytftéktgîque- dix nom 9 car v le$ distances serpieut Join^de concorder : et, ei^eft fet. 9 si 1W mesure 33 ou 34, lieues ^g^tofees depuis ChAtana» oor paste GHgseys àt sept lieues» eH'o» est conduit iusqtf à. Cttch&ïnpsi de méwe $i depuis* Besancon on compte i5 lieues gauloises 9 on est contraint de «'arrêter à OrchampssQ}* lieues avant Crissef*.
Orchamp* est doftc sur Templacertétit de l'ancien Crusinie. Chevalier a été de cette . opinion 9 et il a cherche à Tétàyer d and netiops étymologiques. « Ce nom ; dit-il > paraît
(a3) Quoiqu'une voie romaine» -.dit» 1 Coub^é*. " 9 • t. 5, p. 110 et 1*7, ^wflir.dani iceidefraifir^lris&y; et qu'oa 7 trouvât des laraires*.
« composé de Crus et de /mi, Gurùis nova ; « dans celui d'Orchamps, on remarque en- « core des traits (sub corte campus) qui « rappellent le Crusinie de Peutinger. Le G « initial supprimé, comme cela arriroit as- %< sez fréquemment (24), il restera orte c^ro- « pus. » Mais comment cet auteur judicieux a-t-il pu se livrer à des inductions aussi forcées 9 lorsque les mots aurœ , sub -aura Campus, champs exposés à un air Tif , et V ûrchamps est situé sur un plateau très-élexé; 4 lorsque ceux dUauri Campus , champ près duquel se trouve l'or,, et le Doubs roule des paillettes d'or, dont la recherche étoit un des droits amodiés au seizième siècle par les seigneurs riverains (25), présentoient des étymologies qui auraient semblé beaucoup plus naturelles et plus raisonnables (26). Au surplus, il n'est besoin d'aueune étymologie pour reconooître .Crusinie dans Orchamps. Là, dit le savant- M. de Gaylus (27), existoit une castramétatîon romaine considérable , entourée de retranchemens qui se re-
(24) BtJLLET, t. 1 y p. 32.
(25) On rapporte que M. Froissard de Broissia, seigneur de Neublancs, en 1740, portait au doigt une bague d'or, faite des paillettes tirées du Doubs* Courtép. , t 5, p. 299»
(16) Duhod, Hisu Séq. i p. 114.
(27) Antiq. f t. 5, p. 3oa.
marquent encore 9 et n'ayant pas moins de 44 arpens d'étendue , assis sur des rochers au bas desquels serpente 1 Doubs. Cette castramétation dont parle M. de Caylus, et dont il donne la gravure pi. CVIII, étoit traversée par une voie romaine.
Nous croyons avoir démontré que c'est à Orchamps qu'il faut rapporter Ta position de l'ancien Crusime ; en conséquence , nous croyons que les stations de la route de Châlons-sur-Saône à Besancon, doivent être assignées aux lieux suivans :
Cabillqne....... o..#.. ChMôns*ur-Saône*
PontéDubis... XML*... Pontoux.
Crusinie........ XY1III Orchamps.»
Yesontine XV.»... Besançon.
C'ëtoit le .but de ce Mémoire.
Frappé des erreurs où étoient Combes , au sujet de la position de ces lieux, deux des meilleurs historiens de la Franche-Comté, nous avons cru devoir les rectifier; parce que, plus les ouvrages que nous «combattons ont de mérite» plus il importe d'en relever les faqtes que la seule réputation des auteurs pourrait faire prendre .pour des vérités.
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