RÉPONSE DE M. GIRAULT
A la Lettre du 16 Mars 4808 , imprimée à Dijon chez Frantin.
▲axonnt, lt f 4 Mai lâot,^" MoNSIIUR KT HONORÉ CONPRiRI.
J'ai provoqué , dans ma Notice historique , J>ag. i3, laproduc tion de l'acte de mariage du père de l'illustre Evéque de Meaux 1 tous avez publié cet acte ; mon écrit n'eût-il eu que ce seul but , il auroit du moins le mérite d'avoir forcé à l'atteindre , et par-là de faire réduire à une seule vraie , toutes les versions données par divers nécrologues sur les ancêtres du grand Bossuet. Tel étoit mon dessein lorsque j'envoyai, en mai de l'année dernière , cette Notice à l'académie de Dijon, de préféreace dans la ville natale de ce Chrysostôme moderne, où les détails sur sa fa» mille devant être connus déplus de personnes, mes conjectures, mon opinion pouvoient être bien plutôt rectifiées si je m'étoi» trompe : mais lorsqu'au lieu de recevoir aucunes observations contre .les probabilités que j'établissois , cette Compagnie savante en donne connoissance dans sa séance publique du 3 lévrier dernier, j'ai pu penser que mes réflexions avoient été agréées, et par- là qu'elles acquéroient quelque poids. M.le maire d'Àuxonne, informé de mes recherches par le Journal de la Côte- d'Or , et auquel je dis qu'elles étoient en rapport avec cette ville , désira les connoître , m'offrit de les faire imprimer aux frais de la ville, j'y souscrivis ; voilà l'histoire de leur publication.
La question que j'ai traitée , quoi qu^on veuille bien en dire ,* méritent bien la peine qu'on s'en occupât , puisque ce ne sont que celles controversées qui sont sujettes à- discussion : et ce n'est point sans quelqu'importance , ni sans cause que je ma suis mis en tête de l'agiter, j'en fournis la preuve.
Le P. Larue, dans son Oraison funèbre de l'Evoque de Meaux, dit que ce prélat étoit issu d'une famille distinguée par des charges honorables et des emplois importons, ceux de son sang étant établis depuis long-temps dans le parlement de Bourgogne. Cependant Jacques Bossuet son aïeul , fut le premier qui entra dans cette Cour en \5jj , comme commissaire aux requêtes dit
palais ; et cette place n'étoit ni une des plus honorable» , ni une des plus importante* de l'ancien parlement , puisque les conseillers de cette chambre qriî ne connoissoit qu'en première instance, des causes des privilégiés , ne rouloient pas pour le service avec les conseillers des autres chambres; ce ne fut que tingt ans après , en 1697 , nue le même Jacques Bossuet fut reçu conseiller en la grand'chambre ( Paillot, pag. aîy ), et C'est le seul des ascendans paternels de l'Évéque de Meaux qui ait été membre de cette Cour.
Moréri , dans son Dictionnaire historique , avance qu'i/ sortoit d'une maison établie à Dijon dans les premières charges du parlement , ou elle s'est maintenue de père en fils : il est avéré qu'aucun Bossuet ne fut président en cette Cour ; il est reconnu que si l'aïeul de l'Évéque fut conseiller en ce parlement, Antoine son bisaïeul étoit auditeur à la chambre des comptes , et par conséquent le grand Bossuet ne comptoit qu'un conseiller au parlement de Dijon parmi ses ascendans paternels. " ~
Le P. Nicérôn , dans ses Hommes illustres ,~tom. a , écrit que ce prélat tirait son origine d'une famille considérable dans là robe, qui a toujours occupé les premières places des parlemens de Dijon tfde Metz, Les Bossuet n'ont jamais occupé des places de président dans ces cours; les familles considérables dans la robe à Dijon , étoient celles des Brulart f des Bonhier , des J>goux, des Bretagne même; mais quand on donne l'origine 4e quelqu'un , c'est des ancêtres du nom et des armes dont on entend parler , et non des ascendans maternels ou par alliance , à moins qu'on ne s'en explique précisément ; ce qui est dit sur |a famille de l'individu sur lequel on écrit , ne s'entend point non plus de la famille descendante.
, L'abbé Talbert , dans son Éloge historique, annonce qu't / étoit 4 'une famille établie , au parlement de Bourgogne dès iâô3 : Antoine Bossuet, chef connu de cette famille, étoit à cette époque clerc «auditeur en la chambre des comptes à Dijon , no lut jamais membre du parlement , et son fils n'y fut reçu à là . grand' chambre qu'en 1S97.
D. Ghaudon , dans son Dictionnaire historique , dit que ce prélat vit le- jour à Dijon, d'une famille de robe noble et ancienne : jp cependant , dans le milieu du i6. c siècle , les auciens de cette famille n'étoient encore que bourgeois à Seurre , et même marchands ; on ne peut donc pas cure de cette famille qu'elle ' étoit noble et ancienne , sans qupi quelle expression resterait* il pour désigner celle des Beaufiremont et des Montmorenci ; l'intendant de Soissons étoit frère et non père de l'Evéque (1). M. de Burigny (a), dans sa vie de Bossuet; à la suite des œuvres- Ci) Ain« les éditeurs de ee Dictionnaire ent eu raison lorsqu'ils ont écrit que Louis XIV refusa de nommer Bossuet à PÉrêché de Beaavais, ne vou'aut pas donner une pairie à nn homme d'une noblesse nouvelle ; ils ont en tort quand ils ont prétendu que Louis XIV fit éerlre , en son nom ; A l'intendant de Soissons, pour* lé féliciter d'avoir un fils qui l'immortali-» teroit.
(1) Par erreur de plume , {'trois écrit , lt se mars , B017 pour Burigny,
de ce prélat , Liège 1768 , (lit qu'tf étoit fils de Marqua Mpucheti qu'étant né le $7 , il ne fut baptisé que le 3$ septembre  et que Claude Bossuet son oncle fut son parrain, ce qui est formellement démenti par Pacte 'de naissance; il ajouté qu'il y avoit plus d'un siècle que la famille des Bossuet oocu* poit plusieurs charges dans le parlement , lorsque Jacques- Bénigne Bossuet vint au monde : cependant depuis 1677 que Jacques fut . reçu commissaire aux requêtes du palais , ou 1697 qu'il rat reçu conseiller de grancTchambre , jusqu'en 1627 , il n'y a pas aeu ■temequ un demi-siècle ; et i l n 'y ont qu' un seul des ascendant paternels de Bossuet «pu compta dans l'ancien parlement de Bourgogne.
, Dupin , dans sa Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques , dit Qu'il étoit dune famille considérable dans le parlement de Metz : kjs Frères St. e Marthe , gall. chr. tom. 9 , disent , à Parti cle det Evoques de Condom, que Jacq .-Bénigne Bossuet naquit à Dijon le J97 septembre 162J , et qu'il étoit fils de Bénigne Bossuet f conseiller au parlement de Metz : cependant ce ne fut que plu a de six ans aprèa la naissance de notre Évoque , que Bénigne Bossuet son père y fut reçu.
. Enfin , l'abbé Papillon , dans sa Bibliothèque des auteurs dé Bourgogne .dit qir # étoit fils de Bénigne Bossuet , avocat et conseil des États de Bourgogne»
Ce sont toutes ces oppositions qu'il importoit , pour l'intérêt de Phistoire d'un de nos plus grands hommes y cPéclaircir une bonne fois ; l'occasion s'en est offerte à moi , en composant là table des registres de l'état civil d'Auxonne , j'ai cru devoir la aaisir, et faire part de&renseignemens que je venois de recueillir sur la branche des Bossuet établie à- Auxonne , et restée jusqu'alors inconnue ; en cela je suis loin de penser avoir perd* mon encre et mon papier, ]e crois au contraire avoir rendu lé service d'avoir contribué à ce, que la vérité percàt parmi tant de contradictions entre ceux qui se sont occupés de la vie du granâ Jkmuet.
On doit vous savoir gré , Monsieur , d'avoir concouru à fixer enfin l'opinion sur les père et aïeux deT illustre ÊvêquedeMeaux: mais pour cela il n'étoit pas besoin , lorsque vous aimes an contraire à garder l'anonyme ( Voy. journal de la Câte-d'Or s du iô brumaire xn ) , mron vous présentât an public , comme un ancien preux armé de pied en cap , frappant d'estoc et dm taille; tel qu'un paladin du temps de Charlemagne , terrassant , renversant y jappant j à quoi bon tout cet appareil chevaleresque ( je~ ne vqus fais cependant pas l'injure de croire* que cette gigantesque description soit dé votre aveu ), lorsqu'il suffisoit -2' un simple quarré de papier de vingt lignes, delà seule pag. 10 de votre lettré imprimée , la seule essentielle de votre écrit, pour terminer à jamais sur cette matière toutes plut ample* discussions , et amener enfin la vérité. Et si , dans votre lettré -manuscrite bien conforme (1) à celle que vous ares imprimée
O ) "Cependant £tx votre Lettre msauseritt , vont ditw gne lw armes et
oui fat l'épdux de Marguerite Mochet; et c'étoit à It faire découvrir que tendoit mon travail.
Permette* que je rappelle, Monsieur, que je me suis fait moi-même l'objection qui pouvoit m'étre opposée , et qui étoit loin de me. gêner étrangement , puisque je la rendois publique ,, et que je ne cher chois que sa solution ; puisque j'ai termine par dire que jusqu'à ce que l'acte désiré soit produit ( ce que je
©eux de l'abbé Papillon ; et veuillez remarquer, je vous prie , oue le je crois de cet auteur ne veut pas dire , je suis certain ,' je me suis assuré ; je donnois mes réflexions pour des probabilités ; bien plus , je provoquois sur elles la vérité que Pacte notarié du aa février 1638 , passé dans le château même, de la, commune que vous habitez , vous a conduit à découvrir (1) r
I'e m'applaudis donc de vous avoir du moins incité à en faire a recherche., et je vous estime heureux d'y avoir réussi. t Je n'ai pas prétendu non plus que la famille Bossuet n'étoit point originaire de Seurre : au contraire , j'ai cité , pag. 6 , les Seurrois marquans de ce nom; veuillez prendre garde que n'ayant jamais eu dessein île donner l'histoire entière de cette maison, mon objet n'étoit pas , comme vous le dites , de mettre au jour les noms des cousins issus de germains du grand Bossuet, mais de faire connoître la branche des Bossuet établie a Auxonne, «t de me borner spécialement aux seuls individus de cettef branche ( André et le Bénigne né à Auxonne ) . *ur lesquels j'écrivois, sans discourir- vaguement sur toute la généalogie ascendante , descendante , collatérale et par alliance. J'aurois tu parler de la maison où résidoient à Auxonne les Bossuet tablis en cette ville , située presque sur les anciens remparts entre la porte de France et la tour du Boichot, emplacement sur lequel est aujourd'hui un des hangars de l'artillerie ; j'aurois
Su citer le pi ed-d' estai d'une croix , actuellement détruit , mais ont la gravure est conservée dans- le plan >d' Auxonne par M. - Antoine aîné, sur lequel pied-d'estal étaient les armes des Bossuet; j'aurois pu imprimer aussi l'acte de naissance de
(O J'aurois pu, même du, si l'on vent, consulter la Collection def registres de l'état civil qui repose au greffe du tribunal civil de rarrondia T tentent j mais étoit-il naturel de présumer, z.° que ces registres étoient tenus doubles, antérieurement, aux ordonnances de 1,6*5 et l66 7 (et il s'agtssoit d'un acte de 16 18 ) , qui le prescrivent essentiellement ; ( l'édit de François I, k Viïlers - Coterets , du mois d'août 1 5 3 9 , l'ordonnance d'Henri III, aux États de Blois, en 1579 9 s'ordonnent point la tenue double des registres ) : a.° crae dans des registres tenus doubles : ce qui ne se trouvoit pas dans l'un , pourrait se rencontrer dans l'antre ? Au surplus î'aorois pris .cette précaution , si , comme k mon confrère , les notes de s?aiilot , de D. Plancher , de l'abbé Boullemier , m'avoient fourni la date précise de l'acte du i5 février 16 18. Il est bien plus facile de faire une vézir fieiuon à la page indiquée , que de peiOQurk dix «nnées d'un registre. -, ,
fi
P Évoque de Meauxque j'ai transcrit moi-même sur le* régit de la Mairie de Dijon , et dont j'ai envoyé copie , dès le i5 avril , à M. B..... -L...... qui desiroit le connoitre par rapport
à la tradition que la mère de l'Évêque de Meeux en étoit accouchée à Seurre dans un voyage qu'elle j fit : j'aurois pu désigner encore François Bossuet, second des fils d'André, comme greiW, en ié36 , des États du comté d'Auxonne supprimés en 1639$ j'aurois pu citer cet Antoine Bossuet dont voua avec parlé, comme clerc-auditeur dès i543 (1), et non greffier de La chambre des comptes seulement en i553 , suivant le* autre* , comme tous dites ; mai s il faut savoir se limiter dans son sujet , et éviter ie reproche de diffusion.
Je n'ai point dit , ni donné à entendre , ce me semble , que Pierre Mochet étoit le père de Marguerite : j'ai dit , au con* traire , que la commune du domicile de cette dame , restoit • toujours inconnue ; ( depuis elle a été fixée à Dijon. ) Il auroit été connu, au contraire ce domicile, si j'eusse fiait descendra) cette Marguerite du fieut. civil de Saint- Jean- de-Losne : j'avoU seulement nommé ce P. Mochet comme indice pouvant conduire à un résultat, que je n'ai cessé de provoquer -, c'est moi qui ,
(î) Je pourrois à ce sujet citer des Note* par moi recueillie» pendant que j'étois an des officiers de cetfe coar; mais , pour plus grande preuve, j*o* > transcris l'acte solvant tiré des archives de la villa d'Auxonne. Casa y >
liasse 16.
« Je soubwigné Clerc et Auditeur en la ohenabee des comptes à Dijon* « certifie que las maaama et habitant de la villa dAnxonne , oat payé à M «*<- « sieur» desdits comptas quatre eseus. pou? l'intérêt de leur repmaae de fied « à cause del'acqnest par eoix fait de Jehan 4 e Chissey, ejcuyer , seigneur « de Prangy , de la terre et seigneurie de Germigney , et à moi X fir. « l'expédition de ladite reprinse de fied anx clercs. Le cinquième jour « de feb vider mil v C xl Hj. Signé BoussûXT. »
Dans la signature originale , un A initial se confond par un trait avec le B»
Et je vous prierai d'observer , i.° que les reprises de fiefs ont toujours été dans les attributions du bureau des auditeur* j a.* que sous nos ancien* ducs , on voyoit séparément a ta chambra de» comptes des auditeurs et daa clercs j ( Courtép. , t. î , p. 55*; D. Plancher, t. 3 t pag. 481 ; qui ci%» comme clerc des comptes un Jean d'Auxonne. ) Sous las Rois y le nombre des auditeurs ayant été jugé devoir être augmenté, on nomma aux nouvelles places des anciens CLSR es comme plus expérimentés dans la connoîssanco des affaires, ce qui fit qu'on appela tous ces officiers CLERCS-AUDITEURs; ainsi qu'à la chambre des comptes de Pans , désignation qu'ils ne quittèrent à Paris, qu'en vertu d'édit de février i55i (Ferrière, Dict. de droit ), et à Dijon, qu'eu sSl4 (Hect. Joly )-, pour psendre la qualité de conssillersauditeub.8.
Ce mot clerc ne vouloit pas toujours dire scribe ou greffier , mais , dit la Dict. de l'Acad. , il signifioit autrefois gradué ou lettré ; IL est HABILE HOMME XT GRAND CLERC ; CE N'£ST PAS UN GRAND CLERC ; jadis la
science s'appeloit cleroix ( Dict. étymol. de Ménage ). Aussi cette dénomination de clercs-auditeurs n'empéchoit pas que ces officiers n'eussent sous eux des commis aux écritures simplement appelés clercs. ( Ordonn. du a3 novembre 1454 , citée par Bailly dans sa Diss. s. la ch. d. C. de Paris); et d'ailleurs l'acte ci-dessus le prouveroit assez. Voy. aussi Traité da la charnS. d. couxpt. et de sas officiers, par J. Loitroy. Paris , if ta*.
pftg. ia , ai relevé l'erreur que Courtépée avoit faite à l'article Couiernon ; c'est moi qui ai produit l'acte qui indique à peu près l'époque où une branche des Bossuet vint transférer sa résidence à Auxonne.
Ne seroit-ii donc plus permis d'exposer des conjectures» d'annoncer des probabilités , même en les donnant pour telles , ce qui ne peut induire personne en erreur, même, ce qui est encore plus , en .provoquant qu'elles soient débattues ? Cependant , c'est par le moyen des conjectures et de leurs discussions y des probabilités et de leurs débats , que souvent plus d'un point d'histoire a été, éclairci et fixé. Les Mém. de l'Acad* des Inscr. et bell. lett. passim , en fourniront plus d'une preuve. Mais toutes ces discussions se faisoient honnêtement alors , et avec plus de modération et de décence que n'en a su garder » dans son rapport sur votre ouvrage , le Journal de la Côte-d'Or, avec lequel , et pour les mêmes motifs , je ne prétends pas plus que vous , mon cher confrère , lutter d'invectives et d'injures ( Journ. de la Côte*d*Or du iâ brum. xn) f et auquel pour les mêmes raisons , je ne veux pas davantage répondre.
Il me reste à vous expliquer , Monsieur , pourquoi je ne me suis pas rangé de suite à votre opinion , aussi-tôt après la réception de votre lettre manuscrite ; la raison en est , que de» actes authentiques ne pouvant se détruire que par des actes de pareille nature , vous ne produisiez pas copie de ceux que vous avez imprimé depuis ; et d'ailleurs , quelque respectable que soit la main qui a recueilli des notes , )'ai souvent eu occasion de remarquer qu'il ae faut pas toujours jurer in verba magistri ; cela seroit trop commode d'ailleurs , et , au lieu de s'acquérir , l'érudition s'achèterait. Si donc dès ce moment vous ne m'eussiez pas celé les actes que je ne connois que depuis avant- nier, vous m'auriez vu ne pas différer d'abandonner des conjectures qui )U8qtie8-là, à moi comme à beaucoup d'autres , ont paru et du paroitre fondées.
En conséquence , je ne crains pas de publier aussi moi - même
3ue le père de l'illustre Évêque deMeaux est le Bénigne fils de, ▲OQUB8 , conseiller au parlement de Dijon, neveu d'André , conseiller au grenier à sel d' Auxonne. Tous les doutes à présent demeurent pour toujours éclaircis, et je ne m'estime pas moins heureux d'avoir fait arriver à cette conclusion.
J'ai l'honneur , etc.
Signé Cl. Xay. GIRÀTJLT.
A DIJON , DE L'IMPRIMERIE DE FRANTXN. l8o8.