RÉPLIQUE
De M. GIRAULT à M. BAUDOT aîné, Sur une monnoie du treizième siècle.
KJ N des antiquaires qui éclaira et étendit le plus la science numismatique par les nombreux recueils de médailles qu'il publia successivement dans le siècle dernier, réunis en ix vol. in «4*°$ Joseph Pelle^iw avait aussi essayé de publier une monnoie qu'il disoit être celle d'un des Empereurs Français de Constant!* nople : son grand motif étoit que le Christ assis ne. se trouvoit que sur les médailles de C. P. $ mais il lui fut observé que cette effigie se rencontroit également sur des monnoies de Rome et de Venise ; le savant jEckhel , entre autres , ne fut point de son avis.
M. Baudot aine croyoit avoir rencontré cette pièce tare dans le bouton trouvé dans les fossés du potager de Pagny , et il a publié * cette découverte par la voie du magasin encyclopédique , n.° de septembre 1808 : il fbndoit son opinion 9 principalement sur deux motifs : l'un portoit sur le globe surmonté d'une croix qu'il
* Quoique dans ses observations M. Baudot ait gardé l'anonyme , par quelque motif que ce soit , néanmoins , dans l'analyse des travaux de l'Académie de Dijon pour 1808, imprimée in-8°, Frantin 1809, pag. 16 , M. Baudot est nommé pour auteur d'explications données sur cette pièce de monnoie. Ce n'est donc point moi qui ai déchiré le voile dont il aime à rester couvert , mais bien M. Baudot lui-même , qui a bien voulu laisser sou* lever un coin du rideau : les motifs qu'il me soupçonne sont donc bien gratuits , bien peu mérités. C'est- là ce qu'on doit appeler , débats personnels , clameurs de l'amour propre , sarcasmes son* motifs , et cela, ne vaut ries bu tout, Expr* de M. B.
ctroyoit apercevoir dans la main droite du Christ, i (observa
ag.gt, lig» *a) à ces traits, s'écrie-t-il, ibid. pag. 99,
g. 3 , peut-on méconnottre le caractère impérial} Enfin f
suivant lui, ibid. p. 108 in fine, ce qui tranche tout»
à-fait la difficulté , c'est c'est le globe qui
parott dans la main du Christ assis.
A ces assertions nous avons répondu , par la voie du même journal , août 1 809 * 9 que nous n'avions rien vu de tout cela sur la gravure publiée , que le livre du Christ paroi t devoir être porté sur les deux mains , par conséquent que la main droite ne pouvoit pas rester libre , et que si c'était de cet emblème seul qu'on argumentait pour donner à cette pièce le caractère impérial , il faudroit au moins que ce signe fut très visible , et ne pût se 'méconnottre. U parolt que ces raisons ont été trouvées valables, puisque dans son dernier écrit > M. B. ne reproduit plus les inductions qu'il tiroit de ce globe impérial qu'il avoit cru apercevoir.
Le second des motifs de M. Baudot repose sur le mot igEx : il avoit dit dans ses observ. pag. 90 , lig» d™. les lettres placées du haut en bas, sont uxr mono»
GRAMME TRÈS DIFFICILE A DECHIFFRER, dont la