‹ OpusculesChapitre 19 sur 66 · QUI A PARU A DIJON · texte numérisé non relu

QUI A PARU A DIJON

sou» le titre d'Annales ihi moyen âge, par M. Frantin l'aîné, 8 vol. in-8"

Un ouvrage important et par son objet et par la manière dont il est écrit, a vu le jour à Dijon, en 1825 : c'est l'Histoire du Moyen Age, traitée pour la première fois avec une méthode et desdéveloppementsqui remplissent enfin l'espèce de lacune que l'on remarquait avec peine entre l'histoire ancienne finissant à l'écroulement de l'empire romain, et l'histoire moderne commençant à la formation décidée des peuples actuels de l'Europe. Si l'on n'a pas lu ce travail immense, on ne se fera jamais une idée des longues et pénibles recherches qu'il a nécessitées. Pour une pareille entreprise, il ne suffisait pas de tirer de nouveaux matériaux de la carrière; il fallait encore les choisir, les comparer, les polir, enfin les coordonner et en former un édifice régulier qui prit son alignement naturel entre les monuments qui l'avaient précédé et ceux qui l'ont suivi. C'est ce qu'a heureusement exécuté, dans le silence de la retraite

et de la méditation, l'auteur des Annales du Moyen Age, que l'Académie compte avec plaisir au nombre de ses membres résidants. Nous nous empresserions, Messieurs, de vous offrir l'analyse de cet ouvrage, de vous faire remarquer avec quel ordre méthodique l'auteur a exposé le tableau synchronique de tant de peuples nouveaux se précipitant avec fureur sur leur proie, sur ce cadavre de l'Empire qu'ils déchirent en lambeaux ; de vous montrer avec quelle clarté il détaille tant d'événements que leur rapidité et l'incertitude des lieux où ils se sont passés rendent quelquefois obscurs et confus; enfin de vous signaler les parties les plus saillantes de ce beau travail, tels que l'origine et les premiers règnes de notre monarchie, la fondation de l'Islamisme, le règne éclatant de Charlemagne, etc. Mais, Messieurs, vous avez entendu le rapport lumineux et profond que vous a fait sur cet ouvrage, au nom d'une commission, notre collègue M. le Procureur général Nault ; vous avez délibéré que ce rapport serait textuellement inséré dans le compte rendu; il est donc superflu de s'étendre davantage sur cet objet. Nous renvoyons au travail de M. Nault.

(Académie de Dijon, séance publique du 17 décembre 1827, p. 217-218.)

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