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IX. Integra strenarum civilium historia, a prima origine

ad nostra usque tempora deducta et illustrata a Martino Lipenio. Lipsia? et Halœ, Christ. Fickius, 1670, in-4°.

Idem, nova editio, dans le Grœvii Thésaurus antiquitatum romanarum. Trajecti ad Rhenum, 1695-1699, 12 vol. in-f°. Vid. tom. XII, p. 405.

Cette histoire des étrennes a été recherchée dans le temps ; et elle n'est pas encore oubliée. Son auteur, Lipenius, a aussi réuni sous le titre de Strenœ ecclesiasticœ les recherches qu'avaient publiées sur cet objet Jacques Hessenschmidt et Joseph Stegman, Leipsig, 1677, in-4°. Mart. Lipenius était un écrivain laborieux, mais un aride bibliographe.

X. De l'origine des estrennes, discours historique et moral, contenu dans une lettre (par Jacob Spon), sans lieu d'impression, 1673, pet. in-12 de 35 pages.

Très jolie édition. A la 35e page, la lettre souscrite J. S. D. M., est datée Lyon, 1er janvier 1674, et le frontispice porte simplement au bas M.DC.LXXIII,, sans nom de ville ni d'imprimeur. Selon toute apparence, Spon, voulant donner en étrennes, le 1er janvier 1674, ce petit ouvrage, à M. Stoffel, à qui il l'adresse, l'aura fait imprimer d'avance, et l'imprimeur, aussi scrupuleux que l'auteur, n'aura pas voulu dater de 1674 une édition qu'il imprimait en 1673. Il existe un exemplaire de cette première édition dans la bibliothèque publique de Dresde; j'ai sous les yeux celui qui appartient à la bibliothèque de Dijon.

Le même ouvrage, Lyon, 1674, pet. in-8°.

Cette édition est citée dans un grand nombre de catalogues de bibliothèques. On a relevé dans la dernière édi-

lion de 1888 la faute d'impression qui se trouve dans la Biographie universelle, ot 1614 est mis pour 1674.

Dissertation des estreunes, dans les Recherches curieuses d'antiquités, contenues en plusieurs dissertations sur des médailles, bas-reliefs, statues, mosaïques el inscriptions antiques, par Jacob Spon. Lyon, Thoni. Amaulry, 1G83, in-4'\ p. 485-i'.»:; < XXXe dissertation).

C'est toujours le même ouvrage, mais dépouillé de la forme et du débul épistolaire. L'auteur y a t'ait des retranchements, des changements et des additions, dont l'éditeur de 1828 a profité pour rendre son édition aussi complète qu'il est possible.

Jacobi Spon de origine strenarum epistoh, dans le Thésaurus grœcarum antiquitatum, congestus a .lac. Gronovio. Lugd. Batav., 1697-1703, 13 vol. in-f», Vid. tom. IX, p. 205.

Traduction latine de la même lettre de Spon. Je ne sache pas que cette traduction ait été imprimée séparément.

De l'origine des étrennes, par Jacob Spon. Paris, chez Ambroise Didot l'aîné, et Guill. Debure, 1781, pet. in-18 de 36 pages.

Très jolie édition qui, dit-on, n'a pas été tirée ta grand nombre; pourquoi donc l'avoir annoncée chez deux libraires ? Quel que soit le nombre des exemplaires tirés sur papier, il est certain qu'il n'y en a eu que quatre imprimés sur vélin : l'un a été vendu 72 liv., chez M. d'Hangard en 1789; un autre 28 liv., chez M. de Saint-Céran en 1791; un troisième 28 fr. , chez M. Duquesnoy en 1803 ( cet exemplaire est cà la Bibliothèque du roi); un quatrième 100 fr., chez M. d'Ourches en 1811. Quelques-uns de ces exemplaires

sont passés dans d'autres ventes ; un a été vendu seulement 24 fr., chez M. de Mac-Carthy, en 1817, et un autre 52 fr., chez M. le marquis de Chateaugiron, en 1827. Les exemplaires en papier valent 3 fr. Cette petite édition d'Ambroise Didot est une des premières impressions qui, exécutées avec un soin particulier et des caractères d'une taille plus gracieuse, l'ont fait connaître si avantageusement, et qui ont rendu son nom, j'oserais dire classique, en fait de typographie. Aussi le petit livre en question a dû toute sa vogue au mérite de l'exécution typographique, car il est sans notes et conforme en tout à la première édition. Nous n'en dirons pas de même de la suivante.

Dissertation sur l'origine des étrennes, par Jacob Spon; nouvelle édition., avec des notes, par M.. (Breghot du Lut), des académies de Lyon, Dijon, etc. Lyon, de l'imprimerie de J. M. Barret, 1828, gr. in-8° de 28 pages.

Cette édition est sans contredit la plus belle , la plus ample et la plus correcte de toutes celles qui l'ont précédée ; elle est surtout remarquable par les rectifications et additions de Spon lui-même, tirées de la trentième dissertation de ses Recherches curieuses, et plus encore par les nombreuses notes de l'éditeur, qui en a fait un ouvrage vraiment neuf et précieux sous tous les rapports. Cette dissertation a été insérée dans les Archives historiques et statistiques du départemeiit du Rhône. Lyon, impr. de J. M. Barret, 1828 (n° 39, janvier), 4e année, tom. VII, in-8°, p. 161-183.

Nous ne quitterons pas Spon sans parler d'un manuscrit précieux de sa lettre, qui existait dans la bibliothèque de M. Sensier, et qui, lors de sa vente, en avril 1828, a été

porté à 59 fr. 05 cent. Voy., dans le catalogue de celte bibliothèque, le ii° 788, portant :

« De l'origine des étrennes, discours historique et moral, <« contenu dans une lettre (par Spon), 1774, in-4°, mar.

« taliis, tr. dor. »

A ce titre est ajoutée la note suivante :

« Manuscrit sur vélin, de 35 pages, écrit en ronde; « chaque page est encadrée d'un filet bleu et or; le tout « d'une exécution parfaite. Il a été copié, en 1811, sur « l'exemplaire de la Bibliothèque impériale. »

Nous pensons que dans le titre ci-dessus, copié sur l'exemplaire de la Bibliothèque du roi, il faut lire 1674 et non 1774, car nous ne connaissons aucune édition de cette année 1774. Si ce manuscrit est in-4°, comme on le dit, il faut que les marges en soient très grandes, car la justification de l'édition de 1674 est assez petite. Quoiqu'il en soit, une telle copie prouve le cas que l'on faisait de la lettre de Spon.

XI. Discours historique de l'origine des étrennes au prelier jour de l'an, par Vigier. Paris, 1674, in-4°.

Cet exemplaire existait dans la bibliothèque de M. Millet de Montarby. Voy. son catalogue, Paris, Lami, 1781, in-4°, n° 5,727. N'ayant pas ce livre sous les yeux, je présume qu'il est le même que celui-ci : Discours historique de l'origine et observation des étrennes au jour de l'an. Paris, 1674, in-4°, annoncé ainsi, sans nom d'auteur, dans le Catalogue de la bibliothèque de M. le maréchal d'Estrée, Paris, 1740, 2 vol. in-4°. Voy. tom. II, n° 19,118. Rien n'est plus pénible ni plus hasardeux que de parler ainsi des livres sans les avoir

vus. On est exposé à ce danger toutes les fois que l'on veut faire connaître tout ce qui a paru sur un sujet spécial, surtout sur un objet assez obscur. C'est un grand inconvénient, je l'avoue, mais du moins cela met l'amateur sur la voie pour chercher le livre qu'on lui indique, et c'est toujours un petit service que lui rend le bibliographe.

XII. Josephi Scharfii dissertatio de strenis. Witteb., 1675, in-4°.

Encore un ouvrage que je ne connais que par le catalogue de la bibliothèque de Bunau, tom. IL, p. 513.

XIII. Immanuelis Lehmanni de strenis Romanorum prolusio. Annœberg., 1678, in-4°.

Même observation que pour le précédent. En général, ces petits ouvrages composés à l'étranger sur des sujets d'érudition, à une époque assez reculée, sont ordinairement, quoique pleins de recherches curieuses, peu connus en France; et malheureusement j'ai éprouvé très souvent, non seulement la difficulté, mais l'impossibilité qu'il y a de se les procurer.

XIV. Jos. Scharfii de novianni votis Schediasma. Witteb., 1684, in-4°.

Voy. le catalogue de Bunau, à l'indication ci-dessus n°XII, où le même auteur est cité.

XV. Fred. Feverlini oratio de strenis Romanorum. Altdorf , 1687, in-4°, fig.

Cette dissertation est intéressante et curieuse.

XVI. Johan. Paschii de Romanorum strenis dissertatio. Rostock, 1688, in-4°.

On ne trouvera rien de bien nouveau dans ce traité sur les étrennes des Romains; le sujet est trop circonscrit, surtout appliquée un seul peuple, pour aue beaucoup d'écrivains s'en occupant, évitent le danger de se rencontrer.

XVII. Georg. Lud, Goldneri àissertatiuncula de ttrenis veterum, Gerse, i097, in-f°.

Cet ouvrage se trouve maintenant à la bibliothèque publique de Dresde,

XVIII. Josephi Laurentii de conviviis, hospitalitate, tesseris et strenis opuscula, dans le Thésaurus (jrœcarum antiquitatum congestus a Jac. Gronovio. Lugd. Batav., 1697-1703, 13 vol. in-f°. Vid. tom. IX, p. 161.

La partie des étrennes n'occupe pas une grande place dans ce recueil de différents opuscules de Jos. Laurent. J'ignore s'il a été imprimé ailleurs que dans le Trésor de Gronovius, qui renferme encore beaucoup d'autres dissertations du même auteur. On en trouvera la nomenclature dans le petit Rituum Romanorum tabulée du célèbre Jér. Jac. Oberlin, Argentorati , 1784, in-12. V. l'Index auctorum, au mot Laurentius; et le catalogue de Brunau, tom. II, pp. 141,326, etc.

XIX. Histoire des étrennes, par René Joseph Tournemine, jésuite, à Monseigneur le Prince, dans les Mémoires de Trévoux, janvier, 1704, pet. in-12, pp. 119-127.

Le même opuscule, dans les Mémoires d'une société célèbre, considérée comme corps littéraire et académie, ou mémoires des jésuites sur les sciences, les belles-lettres et

les arts, par l'abbé Grosier, 1792, 3 vol. in-8°. V. tom. I, pp. 355-361.

Le P. Toiirnemine blâme Spon de son scrupule à vouloir supprimer les étrennes, parce que les païens étaient dans l'usage d'en donner; et il a raison. Faudra-t-il aussi supprimer le bonjour, parce que les Romains usaient de cette formule? Cette petite pièce de Toiirnemine offre quelque intérêt ; c'est une espèce de supplément critique à l'histoire des étrennes de Lipenius et à la lettre de Spon. Elle n'eût peut-être pas été déplacée à la suite de la dernière édition de Spon.

XX. G. L. Goldneri dissertatio de votis cum strenis conjunctis. Géra?, 1726, in-f°.

Nous avons déjà annoncé une dissertation de cet auteur sur les étrennes chez les anciens. Voy. n° XVII. Celle-ci se trouve, comme la première, à la bibliothèque de Dresde.

XXI. De ritibus primœ anni diei solennibus inter priscos Romanos liber, ex quo plerorumque calendis januarii nostra setate solennium rituum origo ac ratio eluscescit, auctore Jo. Gerardo Wagnero Helmstadiensi. Brunsvigae, Ludolphus Schrseder, 1727, in-8°.

Cet ouvrage, où l'on fait voir le rapport de nos usages observés au jour de l'an , avec ceux des Romains , existait dans la bibliothèque du duc de la Vallière; il est maintenant à celle de l'Arsenal. Voy. le catalogue de la Vallière, rédigé par J. Luc Nyon l'ainé, 1788, 6 vol. in-8°, tom. V, p. 474, n° 20,432.

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