L. HACHETTE, IJkniM <• VVminnM rvfato i* FriMO
•m Hnti-iAMAtm, 1^.
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foi ; Idul €6 moiweÉnent^ quoique en appakronee plus temporel que spirituel, plus pdien que ehrëftien, tient oependeat loujimrs au fond i un principe chuMen^ et partout oà se troBTe un UA principe èb trouve aussi la grâee^qui en est inSépnraMe.
La grâce est émhieRimeDt cbféttenhe ; cependant elle ne Test pas esdusivëmeilt, et , si' on trie permet de le dire avant d'ôtire chrétienne elle eit iMnaMltnè . et Universelle ; elle date de l'ère de lésas^Obrist , mais elle date aussi de plus haut, et, On peut le isoulfe^ nir , eMe est aussi vienlie que le monde. Be eflbt , n'est«oe rien poor prbuver les conseils de Dieu, par conséquent son action, par xsonséqiient autei sa fgtàr ce, que oes empires et ces chefs qtliee sucoèdent^ les uns aux autres avec je ne sais quoi de providentiel et de divin dans leur mission ? N*esi-cê rien que Rome après la Grèce, que la Grèce après la Perse, après l'Egypte et rkide^ et toute la suite des états jusqu'à -leur première origine? N'est-ce rien que César, Alexandre et Cyrus? N'est-ce rien que ces peuples successivement élus , les uns pour une fin, et les autres pour une autre , et, parmi ces peuples, les personnages qui , sous des noms différents, viennent présider à leurs destinées? Ify a-t-il point là d'hispiratîon , point d'intervention dé la Providence, point d'élection et de prédilection, point de grâce, en un mot? Que ce ne soit pas toujours, si l'on veut, la grâèe aussi efficace , aussi vive en vertu, que quand lea temps sont accomplis, et que le moment est Venu de sauver et en quelque sorte de recréer l'humafnfté, on le comprend ; Dieu mesure tout à ses finrs , et ses moyens sont constamment justes, simples et conve-
iiabiM« Mais de ce cftte Thmofne a eu ptos besoin de lui apoès qu^avani ee grand acte de divine i^demption, ce n'esi pas une raison pour supposer qne jn'mais y ait pu ^e passw de ses soins et de son appui . Et iDème, en un certain sens, ne peut^n pas dîre'que Dieu lui était phis nécessaire et par conséquent plus présent aux pruniers jours de la création que dans la sUile daa âges? Car que pouvaitHl par lui-même co: cal état de misère et de nuditô natives , qui fut sa première condition ? Si celui qui Favait fait si feible ai si dénué ne Teût pas d'abord entouré de totite sa providraoe , s'il ne l*ett pas fait yhte et penser, agir et se mouvi^r, s'il n'eût pas été pour lui comme un pwe et une mère, cet enfant auquel étaient promises de si hautes destinées se fût éteint au berCeàu : il n'a vécu que par la grflce, qui lui a abondé comme un doux lait, et Ta nourri divinement , jusqu'à ce qu'il fût plus capable de pourvoir par lui-même au soutien de sa vie. Et cependant, alors encore la grftce ne Fa pas quitté, mais elle s'est seulement proportionnée à ses besoins et à ses progrès , et, jusqu'aux temps où: elle s'est transformée et chrétiennement renouvelée pour le racheter et le sauver, elle a sans cesse continué sa bienbiisante opération : elle à d^abord été la grâce du créateur, pour devenir ensuite celte du réparateur.
On comprend aussi que les âmes , avant le christianisme, cette religion de l'esprit, du retour sur soimdme^ de la vie intime et recueillie, n'ayant pas ces habitudes de vigilance et de conscience qui seules nous mettent bien dans le secret de notre nature, et, mal pourvues d'ailleurs des idées de Providence,
n'aient ppis eu )e. aeniimeol ekûr de ees aolioas leclion, n'aient pis neltanent démêlé» neponnu, défini et nommé \ià, grftce. La. grâce leur édiappait, tout en les pénétrant profondément, el, irés pvèMni« en réalité, ne lé leur était pas en pensée^rmai^etts ne leur était pas moins effectivement accordée. Dé sév^re^ tt^logiejfis ont cru en reconnaître ia trace, il est vrai imparfaite, dans certains auteara païens, dans Iqs poètes surtout; Boursier en troirvedes indiceq (jjans Homère, et Axnauld s'exprime ainsi dans ses Réflexioi^sU^ologiques et philoMphiques : i Dieu est ;le^ maître absolu des cœurs, et cette, vérité est si clairement enferma, dans Tidée. d'un Dieu infiniment, puisaapt , que les païens môme ne .l'ont . pas ignorée, comme il paraît par beaucoup d'endooits d'Homère, et par ce3 vers du poète latin :
Ponuntquf ferœia PoMi ^ Carda, volenie Deo.
La grâce est donc de tous les temps, comme Ja Prbvidenée, dont, elle émane , et pas plus.que laPror vidence elle n'a jamais nianqué à la faiblj3SS0.de rhumanité.
En veut-on une preuve encore, o^^ plutôt, un .redoublement de la preuve qui vient d'ôtr^ donnée? Ojp la trouvera dans Jes élus* Les élus sont , sous ce nom chrétien , tous ces. hommes d'élite .^ui. sont dçués d'uçe fecùlté supérieure et divine de comprendre pu d'aimer, de penser ou d'agir, d'exceUei^ par. la puissance des idées o^: des œuvi^es. Or^ce.qui semble des élus, quand onchei^lie à s'en.ifeadnB
ôompie , cTesc <|U*iiB sont dflms la fiiiiiîtle bumaîoe pomme les {parents éàm to Atmillêdu sang, les: ferla à eôlédefi feibles, lesigràrids à edié des petits, deb espèces de providences qiii, aoeommodées aux vues de Bieuy vteiineht à son ordre et en son nom prêter l'appui de leur main à leurs semblables en souffrance. Quand Dieu a fiiil rhumanilé, il a fait du même eeil^ les éins, comme un. moyen de la soutenir et de la guider dans ses voies. ^
Or, ainsi entendus, les élus sont de tous les temps, des premiers peut<étre autant au moins que de ceux qui ont suivi ; et quoiqu'il soit vrai de dire que les plus éminehts d'entre eux n'aient paru et ne soient Tenus qn*avec le christianisme, il n'en est pas moins vrai d'autre part que tous les âges antérieurs ont eu aussi les leurs, et que l'élu en général est dans la loi' dit genre humain. Or, d où peut venir l'élu, sinon de la grftce elle-même? La grâce est donc comme lui , elle a commencé, elle s'est continuée , elle s'est développée avec lui, elle en partage la perpétuité. C'est une fleur qui sans doute n'a bien eu que sous le ciel chrétien l'angélique pureté et les suaves douceurs de sonr divin parfum, mais qui, ^ous un autre ciel aussi^ a déjà pu éclore et répandre quelques heureuses émanations de ^n viviQant esprit. La grâce est née avec la création, ou, potir mieux-dire encore, elle est «ne création dans la^sréaiion ; elle est celle qui a mis dans les choses l'exoellence i côté de l'existence ,* la perfection à côté de l'être , ou, si l'on aime mieux^ car j'ai beaoin pour la bien rendre de toucher et de retoucher cette pensée déHcate, la création tout en* tiére.est une grâce immense qui appelle à l'être et au
pna lui immoie tanlMiMl d^tnwté «ai #*éM944'iir bord à toits, «t ^iiifMuitd s» i^trUe^iriM^M imrT ^e ée préfépdiUsed^M quelque mm*
Voifà ooiDinmt la gnftw peiit>*4t9Mri pw VM<^ taira.
Cependani il y.auraîA eo<K»6 «^iw wamifMfîfi <)« de la prouver par rhistoira; mm^ kâ ce sctf^iît par rhistoire appliquée à la vie défi inditvîduSft c*e^><lipe par la biographie» Ce serait pe^Mlre même là le moyen de la rendre plue seqeibleen 1*^ nôntritm de plus près, plus singulière et plif^pep* seonelle en la faisant voît en quelque eorte revdMK^ de chair et d'os ilans les-pieuew naitiMres qû*#lffâ^ antinies et vivifiées. Hais oiMre que ep serait fUM étude infinie en délails., et. qui ne xaudreill (IMe p9ff «ne critique souvent fort diffleile^ il n'y àwait pasr^. en i\v&r d'autres conclusions générales que eeUfis^ui viennent d'être indiquées.
Je me bornerai donc diacFètemMt à qualqiMik exemples bien connus.
Ainsi pour en traduire le. nom et le sens païens par^ un terme chrétien, n'es^çepas une sorte de girleetiite. ledémondeSoeralef a^estneepasune action deiohoii et de ftiveor par laquelie Dieu prend et garde rinitue tive du bien dans une desplusaaiceHeirtfis Amesqu'ail créées s^ sagesse? Et iatttes ees ioQaçss giiaaieusaa d'^ftsaim d'abeilles et de cygnes^ tous ees syaabalai» tii^ des ptas âouoes- créatures, par lesquets oh a figuré le divin génib de Plaloa^ ne laissent* elles p» aussi entrevoiit quelque abo» de cette grâW' qai n'est pas mp|as que l'impressi»» de la piiM.
âiarlé diiiMl dta$ unie des intelligences les mieux douées pour la recevoir et ia MmsmeUre à rbtt4
naftHé?
Quant â le grdoevraîmeni ohréltenne» ou aait Véclal %«*eUe fiiH un jour dans saint Augustin, lorsqu'il lui esidflt de cette yoix qui lui vient il ne sait d*où ^ oiais qui bii parle dîvineaient ; « Prends et lis,» qu'il prend et lit, et se trouve touché. Et de môme saint Thomas ne porte-t-il pas témoignage de la grâce lorsque» à la table de saint Louis, par le corps s'entend» mais par l'esprit à une autre table, à ce banquet de vive science auquel Dieu convie sesélus de la pensée^ il s'écrie lui aussi dans son saint recueillement ;« Je l'ai trouvé » ? II s'agissait d'un argument à opposer aux Manichéens, Et je ne serais pas embarrassé pour citer encore d'autres noms célèbres dans l'hisLolre de la philosophie et de la religion pour lesquels une rencontre, un hasard, un accident, quelque chose de tout à fait involontaire et imprévu , une de ces causes par conséquent dont Dieu s'est réservé en propre faction , ont été roccasiôn d'un sentiment ou d'une idée qui avaient tous les caractères et toutes les vertus de la grâce. Mais que serait-ce si je ne devais pas m'interdire de produire idi jet surtout de discuter un livre, la Vie des saints^ qui est comme l'histoire privée ou la chronique de la grâce! Que d'âmes je pourrais vous y montrée exeitées, soutenues, du ramenées et relevées, et de tonte (»^cm saisies et sanctifiées par la grâce ! que #e sujets d'observations il y aurait à recueHUr qui , dites, biei^ entendu, avec choix et dieeernément, prMeraient & l'analyse l'intérêt du récit , et attire*
— auraient l'attention sur tout lin côté', d'onUiiaire- trôtv négligé, dé' la nature humainle^; *
Mais, je le répète, j'ai voulu plutôt indiquer *^<}<te tenter une telle appréciation : aussi la laissé-je pour passer à un dernier genre de preuves que je tirerai des expériences que nous avons tous pu faire par nous-mêmes et que nous avoné maintes occasions de renouveler et dé vérifier,
' La grâce s'adresse en même temps à Fesprit et à u cœur, ce qui fait qu'on Ta appelée grâce de lumière et grâce de sentiment. Eh bien ! le cœur a ses sécheresses et l'esprit ses langueurs que la grâce seule peut résoudre en y versant ses pluies fécondes. Qui n'a eu de ces moments où la pensée, comme atteinte à'une désolante stérilité, semble de pierre pour produire, et, quoique tourmentée par un travail opiniâtre et assidu, ne rend rien, ainsi qu'une terre épuisée par les ardeurs d'un soleil dévorant ou par les rigueurs d'un froid qui éteint et perd tout.
Gomme j'ai parlé d'expériences, laissez-mai vous en donner, avec beaucoup de réserve néanmoins, un exemple que je tire de ce que comme moi. sans .doute vous aurez plus d'une fois éprouvé: exemple qui n'a ri^n au reste de rare et de mystique, et.^ui est tout simplement un des faits lespljiis familiers de la vie de l'homme d'étudç.
Ce fut à l'occasion de mon discours d'ouverture de l'an dernier. Je croyais, au jfnoment 4e l'écrîfe, l'avoir suffisamment préparé; j'en avilis choisi et médité le sujet avec amour; j'oyais sqmé avec diligence, j'espérais récolter avec facilité; la.t/eaips
-^ âi —
était' bkm iiris ^ cfénH ilans la retraite et te Joiair des ebamps^, en pleine liberté d*esprit^ tout •iitîer à mon (onvre. • Jetais ' pteki- de conflianee , comme le laboureur en sa moisson ; maiis ma moièàoil à moi cependant ne «eoaii pas, mes siNbns ite portaient rien ; je cberehais» et je né trou*. Tais pas; j'amendais, et ne ^recueillais pas, et je me croyab réduit, bien à i^rei sans doute , et avec bien du découragement , à changer de feujet el*à» porter ailleurs péniblement mon travail et mes soins. J'en étais là lorsque, certainement sans que j*y misse plus du mien que je ne ratais fait auparavant; et unique-* ment en vertu de cet ordre invteible et puissant qui agit en nous et sans nous, je me sentis un jour pluS' heureux,' et vis soudain mes pensées plus vives et plus fôcondes lever, fleurir, fructifier et dianger en dons sérieux mes -espérances délaissées. L'épreuve était prtssée, ta grâce était venue; à la douleur de la reehertsbe ingrate et laborieuse succédait le bonheur-de la preduciion et de la possession. Je n'avais plus rien à- demander , |e n'ava» qu'à remercier; je remerciai, je priai.
* YoQ» me pardennere^, Messieurs, d'avoir ainsi meonté un trait -de tnon taisioiiie: mon bistoire c'est' fer .vôtre i oeque j'ai dit de^ moi je l'ai dit de votté , et rèsprit humain, que j'analyse en mon nom ou au ' tdtre , est! teif^ours l'esprit h umainv
Oui n'a pm également connu .ces situations où* l'âme., au motes momentanénlMt apathique et in^^ dii^ente, silottiofeis, ce^fùt est pis enowe, tout son * sfMMiineht' ne- s'est pas lourné^vers ce qu'il y a ÛBi pHiS'Min 0é dis >pltis -grossier peMri les biens y jm^
iVDiive'iriM M die m t^énénsnnefli émetîMSk ii)4éftiM élevés, <^ldMeeHmdrâiA«,oi pHié^ «i^iNîratuHi^ ni roUgiao , ffeii, ^ m moi, de eequi wp#o«euit ^jf et ^M afiMNir? Ge» éUto, lûujoim fUcbeuc^ «Mt 8<MiYei\t fort dat^fareuft ; b'Us ^ttcaienii^t «e iM^oton** goaient» îi y aurait péril dé vie inorata « €ar ^ io'éit paa uApunéioeiit ifu'on qesse 4'aimer qi^ ^ebiten ^ mer: il b»t clono i toMti prisqu^ riOM6.6fi Mrtiwa ie^ plua tôt possible; Mais ai noua ii'avi<Mi# çom mm eia tirer que noire volonté et notre puiasancie, niHia $e^ rions bien exposés à y demeiurer et à noua y i^erdre» t Qu'il est difficile de faire aimer un. eoour qui. n'ai^* me paa! a^éorie qmelque part un auteur «ui a tieaii* coup éorii aw la grftœ; presque bomlea lea ûatirtguea des hiaa^iaes tendent à ce point , et qiuaod ellesr y aont arrivée&y dlea y éebouent..... Maia Dieu^ par sa gtitœ^ Incise sa dureié et relève sa &U>lea9iB. » (Be^raiert Premo$.:pkynïi^ U y a done quel^iue cibçsia en nous defi^lue Ton qtte noua» qui veiiieet veujt pow nova» noua înolîne et jaona eic4ie^ «o^aa rainéfieottiiiMa {^oM$aea«aaii[it «èle/du bien. Cberehes^malftleiiant le nom de ce principe salutaire qui régie ou ranifM ep imia lea, droite» et nabl^a a^ffaeiâena : iqua pMr- Vf» dire inatinQii nio««emeiita MORetSfrtiflfipreaaîwa; voua powrea ditreaiurament enoore > mtia wiia tm irourareast rien dej^îeu^que lesdotoî nemide.bifnrth ce, car il exprime L'iMMinGf,lea ttmi^fwwrtftaeeriala et lea impreaaiQMi «l^inhia^itaekiw^chfOfeqiiiiviant de Dieuf) iliiiifitlkiaaia'natiin» OMûa auasi .la;Pr«i^ deitce; il signifie i^mataîoa anpérîaiiffe el oétoilc^ Ideine é b foia d'am^iuv d'iotelii^aMeselideittbiMé^ aottscemot^ peMniCftiiéure, ily a.uMà«eyiNii«-,
prit; MUiàw.lflB akiimiU»yaf€|jiifiiiid l^f^^ JPJa-
gjiwtÉîpas à fmfénr jt (ireMàrf à ta Meondl<eu Ç'ast itoieJa giAce^Mpèreén vouAquand vatrQ ftrm att saiiirée ëa etaioiwiÉo jenduroi«teffi6nu au, de oes <i0a(>«fal6B t)«f4farsiiHia auKiuéls «lie est gîferfoki Wr |Mei e'esftette i^t par ses taulstos^ aeton aoe aktfmamH de Bosaoel^ PatikaArii^ ta. ranime^ teréoiw e» furiîpieaértt, allia iwid par aaii^ttt la viedupi^
Ainsi, de toutes fluaia, la gvàce nom est prou^téa; alkrt'^t pm lé lànagage, .dite Test par lairadUièn , ^le Test par i'hisienre et refepdH^icè femilîère, Sa«- ^eftaiM Aone qafeUfe ésl, ohâretioAs.maînteitaut ^ qu^ëlla adt j el^ après eil avoir p«r différents ia<^eM établi f erôlanoe, deoiaitdotts^iNis qmlle ed est la natlkKetFeaseiice? >
Qu'ëiiieedteifiqiieiafrAee.eii elle^mèoie?
AîvsBHt iDoi, une aetiiM»: je ne so'jgifrAto pai i le ahaalJyr^lMebraaAe dit qftehpae p^ii^.eif wiêM jai icaaia la inefi^ nfaia en. te oràMt saieariamit efc pmf -mimai aiaf^sier sa f)iaa«i«» .qate «iMa la .grâ«e iio^a 4iQaflM» mp»r i^^iM fiaiftiMa afitaneffeli^ et nùû» ne 4^ aoÉdmêfr cpie* par une aùtioD qae neiia reoaimansy qaa «kMia aaaMfm» al doirt iiQii^ ne peuytes
l4i^gâba .^t «uBJèaicliOB » i»»a cette afifîooniqiidtle -aatMSila? e^ «pqidie elle a doufate; rappel # Vm à Bifi» «kil'atttrp l'hâomtfte^ ^aslr«eltea« tegard As JDian ^^*ést^H(dto à tMm de4'iaiatnRie ¥ / Bld^étaif*<|a'<riilHsilo:quanià wmanNi anit'tf un jnirtiBiBÈntv<>B<^^4u'eUe.aoil fof-
jows clanreiMnt petqtLê par ia ethmeièmù^ jJMm ti'esl qu'atûTs elle n'en pas la pleine ët^f^M gràaa^ la grflee avec tout se» effet, toole «i faîeofimMte énergie; 6u c'est (\ne les ànm aus^aella^^ elle.8'4r <lrésse, mal disfM^éea ^ ta reoesTofr^ iw- aaveét rpaa -en recueillir et en éisoarner en eUafrleS' iniprafr- ^ons. Dans toutes les arutres eirconslâiiees.^i*8ttr» tout <] «and la grAeè jet lesftmes oonvietin^nty'^iUMid les âmes sont lEiilea pour . la grftee . el ia grftoa pour les âmes; il y*a toujours dans celles-ci , en verta4a Qdle»là> perception et seàiioMot: * ' La grftee est donc un senliment. Mais quelle espéoe ■ée sentiment?<Est<elle<le telle nature que^nous pul»- 'sions librement ia prévoir et la provoquer? NuUe- «fient : ni Tenlendement ne là pénètre, ni la volonté ne la règle ; il ne noua est donné d'en avmr la 8ci6n<ce ni la direction; et si nous pouvons toujours* Pea* pérer, Vatlendre étions y préparer, c'est fixement par la raison^ que Dieu dans sa bonté.ne noMa^ban- Homie jamisâs, et non parce que nous Jîaàns da^ada profondeur cte ses conseils et ladéciéon éesMckî^ «rets. A lui seul il appartient dans sa souveraine i»- «dépendance de nous accorder ou de* nous teAMer^ de nous retirer o|i de nous rendre les bienfidta deaa grlce : aussi, qu'ils imiaaent «oua éebmr , nous n'en doutons niUlemem, parce que noua croyons que c'est un des mojpens 4e son «ninie«providenad de veiUer et d'agiro^'r nous^ maisoà, q«a|Eid,el'eoa»* ment,. nô«a l'ignoroai^ preiboldéméia; Savokis-m^ la venue de ces soudaines illuminations, de œ^mour vements éeorets, daces impre8aifl;nf àiyM!É4enaes^ qui surprennefit par événemeiit notre eapriletfao^
lie «DUT? GomiaiMmsHHMiS'lâ iot de lotis coi dom ^a ciel éàui nous» sommes parfois les objets fev«ri« ses? PonVons-Boys dire quand se lèvera cet a^lre» eette étoile , qui doil verser s^ur notis son in0tieRiee âfiriiitârîréY Assisioas^neiis par-la'pedsée agiota (M<^^^ 'ère inyâférieux, eomme nous assistons par la spiecuon à l'ordre de la oalure? Non ; tout nous esi'eacfaé et imn^ édhâppé (fofis cet avenir y .objet ponr nous de tant de vedux et d'espéranoes , notais de si peu de lu? «ntère! ». • >
La grâce est donc en hoàs coitime touiee qui se Tait en nous de spontané, dlnsiinctif, de primitif et lie divin ; etle y est indépendante à la fois de notre prèYoy anoe et de notre volonté. Les païens T-eusseM nommée fatale; nous la nommons di-yioe : le J90t est meilleur, mais né dit rieade plus quant au peu- Toir que nous, a^onsv ' . .
. Indépendante de nous , elle est par là;môme prér ^venante , selon^ l^expression des théologiens : prévefiante, en effet , puisque, si die r^ voyait pas^au idoivantde nous, siellene venait nous cbercbercft nous trouver en quelque sorte, daiis Tignorancte et VivÊt^ •puissance où nous sommes à son égard; nous seriiom à janriaîé condamnés à en ôtre privés.lSHe nous vieat 4onc, elle nous prévient; elle n'ad'aedès en nom que pan la Hbre initiative delà bovité de Dieu. Elle •est donc, Je le répète; essentiellement prévenante ; i^le rést même quand elle est , comme on réj^llë -aussi ^ concomitante : car -alors, bien que pîàeée, -lion pins à Forigine, mais dansla suite et iecoursde tios libres détermmaiiiôns, elle nous préviepiencone p9rla manière dont elle y survient, s'y mêle et y in*^
ffoduity seil f^ailr lek changer , Mil pwir I^ et tes laiii^ ànreéy on éMmMt dch déctriolif râ^yériaitr et ditin. Pour entrer dans nos canemls pendant qîiik s^aooomplisaent, elle n'en a pas moins sa veriÉiySOB aelit« efficace; ^, tome concomitanie qu'aile pa» rafsae, elle est eAcore ppâvenante. Elle éiffiBre pur Ift rviéafie de la juslice^ qui ne prévient pas^ fnais qui afrit^ qui attend les actes, et riele^ sollieif» fkas ^ qui rêirifnie tes mérites, et ne les prépare pas 9 qm, par suite, à considérer l'ensemble des choses huinaines daas' ceité vie et dans râutre^, est plutôt &é dei que de la terre , tandis que là grâice est plnléfede la ten^ que du ciel; ce qui a pu faire dire à un théMdgkft dtépar Leibnit^: «La mort ferme la porte de la grice^ et Mn celle de la juslice. t * C'eat dans le meule sens aosai que Féiidon dît quelque part, d'après saint Auguatm^ w que lesilié^ rites humains se taisent} maisiesnaéritesbinhains, flattés parune faaase doclrme, répondent: C*eal notas qui discernons les homihes} c-eat en Maa et ami dans lea conseils' impésétrabtes delDiew qu^ll ' feot eheitoher |a source de la prédeslinafion ; nous noua fjlariiioMy parce que, sana avoir été^ prévenus d'au«- &m seeours siii*i)atiirel , nous avons alliré là préfé^ renée et t'électioB de Jésus-Ghriat, qui fait i-électiott divine*..; et atnn là grâce ne sefaît plaa ufiegrâoe^ maiaiine dette. V Et FéneLon, poursuivant, s'attache è établir le caraolère ^lilit éé la grA^e* 0^^^^ ^ gystèine du P* MalebroHehe.) 6n sorte qWà proprelYieht parler, la grâce n'est pas méritée^ âiBsîi|Me l'ér lablisaeM les dooDaûrs* Ce qui ne veut psfs ëml^ on le comprend , qn'avant de la recevoir, et quand! «Hf
iioiis4nimqM6iioûi^aoiu Md«fnowpa«.la Mahak ter , lui QttTrtr» lui ptépti^r noire «pHV^ûOtrft CfBur, les Uv6r« lea parîfieri pour l'y moas aonieck lUv 61 qu'après f a veir règne, noui n'ayens paa à mm réjouir, à profiter de ses dom, et à em r«|qponer te bienfaU au Dieu pleki de sUsérioarde qui ooas en a gratifiés} elle a tout droià, au oontreire/â| notre ré^ Ugion et à notre reoeanâissanoe , et oe aérait une grande CmiIo que de rattendre dans rindiffèrenfie^et de la ressentir avec ingratitude.
. Quand on la nomme gratuite, on mtettd saute*' neiitque noua ne TaYons pas pur suite et pour prit de nos mérites , mais en Tertu de raisons qui sont en Dieuy et non en nous y dans sa tolottté et nos dans la néfepe. La gsftee n'ait pas la îostiee; éUeest plutôt une ftv^rar, a^ala «ne favear touteiens qui nléiteppe pas 4ans>rèi^ ni motif à la Pnmdencie. Elte est gratuite ! 11^ quoi , n'y a-t-il pas ctens^ «iatle qualité ^ufAtue oliosequi «ranble aoeuser en Dieuis oispnM e| l'artuMuife ^ et montrer en lui une puisaame qo» wne miew dooner que réttibwr» et faàre pteisiK 4il«ji«itioe.
A eela il!y a d'aboid i r^^ewltfe jqua, si te gifteo a^eirt plis te Jnitie^^ oHe n'en est pas le contraire^ et quOti st <dle ne s'yraïasîmite pan précisément ^ette mt I9 eontredife 9^ no l'eBq)éehe. Dieu a te gràeér pottiN une nho^e et lé justiee pour une autres eie'est pow ptefi de bonté qu'il tes a toitfes^ dens , -car il peu* ilm ainsi à lu; Me mîiériosrd^N» et .équitaWe. . Enspte» peun|U(H plvs s'étoiiner de la gratuHé^ davs laifftfteo que dw# d'autre» teite du mémo, gfmpt^ qm OUI égutemeiH ee eara^t^ ? Le génte,.
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fitreiemple, n'^t-il pag àu n^(rim ëfi prïilcipe grâéttltv puremaat gratuit? Pourquoi tel a-t-H par nats^ «anee un certain don primitif de poésie, ou'i^'étoi}«Bnee? m quoi i'a-t-ii mérité? Pourquoi tel autne>a*-t-il de même eertaiiis autires avantages de resprit ou du corps? a-t-ii rieii feit pour en êtrfe ifigne? Qui n'a pas ainsi gôn lot, non pas certes sans taîson, mais sans droit et sans litre, sans œuvré fcite au priéalable qui le vaille et'le j ustifié ? Poiirquoî donc ce qu'on admet ici ne voudrait-on paë TadiMttre 'là? pourquoi ce qu'on reconnaît en particulier ne le reconnaîlrait^n pas^n général? pburquM une exception pour le principe; quand on en accepte tes conséquences?, Et je. dis conséquences , parde qu'il est vrai que tcmt ce qu'il y a en noifô4e diVi^nem^U bon et teurëmc suit et découle de la^râce. ' - Mais ce qui incfuiète et troiiblô suHifut diatts cette gratuité 4u*®n toi «rttribue, c*est- là dîfftculîé de l?expUquér. Qu^les raisons ett efSt^^ eb dttnnër ftti ssienl satisfoisantes ? Après la réptignance vîflâUe de la plupart des théologiens à en ^MigUér quelqu'une, après la parole de l'apôtre qui letii^ eeMaamande en 'quelque sorte ee'respeét et ce sileltoe ésvant un des mystères de la pensée' dîvlpe, le plus^ sage fixait peut-ôtre de <fire ai^si : 0 profondeur/ 0 ùtttiudo. Mais cette profondeur c'esK de là sagesse ^ <»r l'apôtre ne dit pas^ulemept profi>ndeur, il dit profondeur' der ta «dehce. Ge n^est ddnc pas queîqt^ chose qui soit oontt^idictoire à l'intelMgence, qui soit inintelligible ; éfest de PintéAl^îble, ii esWrai , en une porf^ qui nous pasise, mais c'est dëi^titieill^' giMe; et si nous ne pouvons Meii 4e pénétVfr, nous
pouv<ms.au dpiQs le si^poser, et, pour oaieux te sii|^^^, nou^ guider sur œ qu'il y a de plus.oon-' ▼ràable à rinteffigenisè.
• Voici donc ea ce sens et avec toute la réserve possible ce que j'osa^i supposer. — Mais d'aixMrd qu'on lue permute de eîter ce passage de Leibnitz à Tap^ pui de c^ que je dirai ensmte : « Je tiens, dit-il^ que Dieu ne saurait agir comme au hasard par un décret absolumept absolu , ou par une volonté indépendante de motife raisonnables , et je suis p^suadé qu'il est toujours fnu , dans la dispensatîoa de ses grâces, par des raisons où wtre la nature des ofegels; autrement il n's^irai( point suivant la sa*gesse.' Théod.yS part (Malebranche parle dans le méipesens, Entretiém^ pag. 66etsuiv.) Maintenant je dis : Gréer c'est commencer, être créé, c'est con« tinuer : or pour que Dieu, qui crée, commence, el que rhçmme, qui est <»*éé, continue, que ùluIAI ? La grâce : la grâoe est la condition et le moyen de trans^ mission de Taotion da Dieu à l'homme ; c'est par la grâce, en principe, que l'un donne et que l'autre reçoit , que l'Un e^t l'auteur et l'autre l'œuvre, que celui-ci est l'enfant de prédilection de celui-là. Ra« menée à oes termes, la grâce dans sa gratuité n'est pas certes imj[itelligible.
Mais elle l'est, dira-t-oo, du moins avec ses Êiveuris particulières, et ses préférences pour qudques uns.
Gomme j'ai d^à indiqué plus haut, en parlant
des élus , la réponse à cette objeption , je n'y revien*
drai ici qu'en deux mots. Les grands hommes , les
. Ikorames supérieurs, à quelque titre qu'ils le soient,
4}ue ioe soit par Je cœur ou par l'esprit , ou par l'un
KCk|iieoq rindu$trie, pow.la pMX 0ti pour là giM*^ re , ne sont grands et n'excellât {Nicf sâtm la vertu de Ift grtoè. FiiB de lems ^oeuvres pour une part , pour Vautre , el la ptos eonsidérable, ils le sont de la grft* ee» Or, fi ces bomniM senrent A Die» pour la eon«« duîte du genre humain , si c'est par eut seulement qu'il peut Uen^ailier dans le gouTeornement des ftmet ee qu'il fitut dminer à la néeessilé et accorder à la li-* ber^y an n'a pas de peine à se rendre eomptede^ lem* i^néawce et de leur prééminence au sein éeê lûdétàs; et le' Créateur n'est que conséquent quand il use de ses dons pour af^er et susciteir pami noua ceux qui doiv^mt être sous sa main et en soft Meu et place, pour ainsi dire, les pères , les fn^ stituteurs, les défenseve et les^ saufeufs dea hamuies.
11 en fiûl def^élua, il Êiut qu'il les iMite en 4lus^ et que soa chois soit soutenu par des marques spé-r eialesde sa divine prédilectioD. Ce qu'il leur donne, au reste^n'est grsAuit qu'en ee sens quHl ne le donna pas pour un mérite et ràmmo im prix, mais non en cesMs que cette &v^ur ne leur impose aueun de« mir ; fla ne la reçoivent que pour bien user> ils ne la possèdent que pour la partager ^ c'est un trésw qui leur est confié comme aux atnés de ta &mîlle , & la condition dele £iite valoir au profit de leurs frèMS moins heureux; c'est un dou, mais «'est aussi un prêt dont les iutârôls doiv<rat se pajret à oeux dont ils ont charge. Dieu^ ea un mot, ne les gratifie ^ue pour qu'à leur tour ils gtatifiwt; et il ne leur^totae autant de.gr4ce.que pour qu'ils aîent.ptus deeimi^
té. Am9i n'as^^n^ l^ gmtuîté et la préféreoœ dam lagfSktuité.
Gratuite^ la- grâce est partictp^^bleà quicooqfie i| plaît à Dieu ; elle Te&t sml mauvais cooraie aux boUSy aux impies comme aux, justes » à tous pour la mêm^ Qo , c'est-^ndire pour le bien, piais non avec le mè« me fruit : bàv, eomme le remarque Malebraaebs % dont l'emprunte ici quelques paroles tirées des Con^. versations chrétiennes^ toute grâce est efficace et nous porta vers Dieu; mais U faui. que nous y aidions ; et pour y aidqr? que Ëtutril ? La privation des plaisirs, seosiblps, mais surtout la prière. Et qu'est-Hse qui &it la iprière? C'est Tamour; c'est l'amour qui prie, c'^t le re$y[>ect et la disposition du copur qui prient ; or les j ustes sont bien plus capables de prière que les. pécbeuiTB. Gomme ils sont animés de l'esprit de Jesus^Christy c'est pour ainsi dire Jésus-Christ qui prie en eux, et Dieu, obligé par ses promesses, n^ peut pas leur refuser les secours efik»ices dont ili ont besoin, « Quand notre foi est vive , ajoute Maie* brancbe, jaotre espérance ferme et notre charité ardeqte,. il n'est pas possible, selon même les lois na« tureUes, quç la lumière vive et efficace nous man^que. n
Cependimt Dieu n'attend pas toujours la prière , et il peut donner de telles grâces à un pécheur que toute la malignité du péché n'en empêche jamais l'efficacité; mais, dans ce cas-là même, pour qu'il y ait conversion , il faut qu'il y ait adhésion* . Qu'on me le laisse dire encore en termes dont j'ai déjà usé, mais que je ne crainsrpas de rappeler, la grâce est une création dâbs la création. Ce serait, si