‹ Opuscules poétiques du général L. N.M.CarnotChapitre 101 sur 116 · LE SIÈCLE D OR · texte numérisé non relu

LE SIÈCLE D OR

Air : Par sa légèreté.

Messieurs, avec grand tort En ce siècle on fulmine, On peste, on se chagrine-, C'est le vrai siècle d'or.

Quoi qu'on en dise ; Oui , je le soutien , Car c'est l'or seul qu'on prise, Et sans l'or on n'a rien.

Sans talent, sans effort, Dans ce meilleur des mondes , On a brunes et blondes.

Pourvu qu'on ait de l'or.

Quoi qu'on en dise j etc.

D'un sot, d'un malotru, L'or fait un personnage, Un sénateur, un sage.

Un marquis iin-promptu.

Quoi qu'on en dise; etc.

Tout se paye en louis, Bieiaveillance , justice , Faveurs et bénéfice ; Chaque chose a son prix.

Quoi qu'on en dise j etc.

( 3.5 ) Le cynique imposteur Qui vante sa sagesse , Médit Je la richesse, Qu'il convoite en son cœur.

Quoi qu'on en dise-, etc.

Nos savans morfondus.

Laissant errer la lune, Caressent la fortune Chez monseigneur Crésus. Quoi qu'on en dise ; etc.

Au cliquetis de l'or , Chacun prête l'oreille ; Soudain l'amour s'éveille Et le jaloux s'endort.

Quoi qu'on en dise 5 etc.

Les grâces , les vertus Font estimer Annette ; Mais Lais est parfaite , Elle a cent mille écus.

Quoi qu'on en dise ; Oui , je le soutien, Car c'est l'or seul qu'on prise , Et sans l'or on n'a rien.

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