ADIEUX A MON PRINTEMPS
Dur son fuseau perfide, Déjà les doigts de la Parque homicide , De mon printemps rapide Ont filé les beaux jours.
Ses ailes inconstantes Emportent ies fleurs brillantes.
Les grâces sémillantes , Les folâtres amours.
Adieu , charmante ivresse , Adieu désirs, adieu vive tendresse, Aimable enchanteresse Qui captivais mes sens.
Adieu , douces chimères , Toujours vaines , toujours chères , Promesses mensongères , Délicieux tourmens !
O toi ! nature sage , N'as-tu donc point , en formant ton ouvrage Pour le déclin de l'âge , Réservé de bonheur ?
Viens, amitié sensible.
Viens, de ton charme paisible.
Remplir, s'il est possible, Le vide de mon cœur.