JULIE AU BOCAGE
AuBRES touffus, témoins de mes faiblesses Je ne puis vous voir sans rougir :
Ah ! couvrez-moi de vos ombres épaisses, El gardez-vous de me trahir.
Chiffres tracés par la main de Julie , Vivans emblèmes de ses feux ^
Dérobez-vous sous l'écoroe chérie , Et ne paraissez qu'à ses yeux.
Fidèle écho de ce sombre bocage , Taisez le nom de mon vainqueur ;
Las ! vous savez par quel touchant langage Il égara mon faible cœur.
Petits oiseaux , caressantes fauvettes , Je n'ai point troublé vos amours :
Promettez-moi d'être toujours discrètes, Je vous promets d'aimer toujours.