‹ Opuscules poétiques du général L. N.M.CarnotChapitre 78 sur 116 · JULIE AU BOCAGE · texte numérisé non relu

JULIE AU BOCAGE

AuBRES touffus, témoins de mes faiblesses Je ne puis vous voir sans rougir :

Ah ! couvrez-moi de vos ombres épaisses, El gardez-vous de me trahir.

Chiffres tracés par la main de Julie , Vivans emblèmes de ses feux ^

Dérobez-vous sous l'écoroe chérie , Et ne paraissez qu'à ses yeux.

Fidèle écho de ce sombre bocage , Taisez le nom de mon vainqueur ;

Las ! vous savez par quel touchant langage Il égara mon faible cœur.

Petits oiseaux , caressantes fauvettes , Je n'ai point troublé vos amours :

Promettez-moi d'être toujours discrètes, Je vous promets d'aimer toujours.

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