‹ Opuscules socialistesChapitre 11 sur 24 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Après ce que je viens de dire, me demandera-t-on encore si je suis oui ou non partisan du libre échange?

J’ai démontré que, dans l’intérêt des faits sociaux, il est de toute impossibilité de pratiquer utilement le système de protection. Le libre échange est donc une conséquence nécessaire de cette impossibilité. Résister à cette nécessité, serait absurde chez un homme de bon sens.

Dans le cas qu’il me soit demandé si, de la réalisation de cette théorie du libre échange, il doit en résulter l’ordre au sein de l’industrie? Sans hésiter, je répondrai non; et cette négation résulte de ce que je viens d’exposer- Mais comme la théorie du libre échange fait partie des idées progressives, envahissantes, inévitables pour notre époque, je vote en sa faveur comme devant donner lieu et accélérer le moment de faire sentir universellement le besoin d’ordre universel. Car de cette nécessité d’ordre, généralement admise et reconnue par l’universalité du mal social, naîtra la décision sociale de chercher le remède en dehors des moyens jusqu’ici employés, et qui aurait causé ce même excès de mal; et une fois cette décision socialement admise, le remède social apparaîtra, pour ainsi dire, instantanément, et alors personne ne demandera la solution du problème du libre échange, car elle sera évidente.

Imprimerie Maulde et Renou, rue Baillcu), 9-11.

LE PROBLÈME

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